Ils ont dit de lui

Des hommages unanimes saluent la mémoire de Hamid Tahri, journaliste à El Watan et ancien d'El-Moudjahid, disparu le 21 août.
Arezki Metref, Ahmed Halli et Mabed Sarah soulignent son intégrité, son amitié fidèle et son rôle de mentor pour la jeune génération.
Le même jour, le journaliste Ramdane Iftini s'est également éteint, doublant le deuil dans la presse algérienne.
Publié par
El Watan
Publié le
Article Original
Contenu complet de la source
Arezki Metref, auteur
«Encore un. Une évidence se confirme à nouveau : les meilleurs s’en vont. Adieu Hamid Tahri. Tu étais un grand homme. Tout est dit.»
Ahmed Halli, journaliste
«Quelle tristesse d›avoir eu à célébrer mon anniversaire ce vendredi 21 août ! A la mi journée, on m›annonce le décès de Ramdane Iftini. J’ai croisé Ramdane à la Dépêche de Kabylie où nous avons sévi, lui comme SG de la rédaction et moi comme Directeur et éditorialiste, mais on ne voyait pas la différence. On passait notre temps libre à se vieillir mutuellement : je me moquais de ses yeux bleus délavés qui mutaient parfois en bleu V. Lui, suggérait que je trichais sur mon âge véritable, alors que j’étais à dater au Carbone 14. Au fil des ans, on a appris à s’apprécier, et même à s’aimer. Dans la soirée, une autre mauvaise nouvelle tombe, envoyée par l’homme aux deux linceul : notre ami Hamid Tahri sur qui nous comptions pour prolonger l’existence de l’association des Anciens Medersiens, en cas de défaillance de notre actuel leader Mourad Ait Belkacem, nous a quittés prématurément. J’ai côtoyé Hamid à la rédaction d’El-Moudjahid où il s’occupait de football avant de se mettre vraiment à écrire dans les colonnes d»El Watan. Il était mon préféré au Scrabble, parce qu’il ne trichait pas et, surtout, parce qu’il refusait d’y jouer, à cause des tricheurs. Paix à ces deux belles âmes et que leurs familles respectives trouvent ici le temoignage de ma compassion et de ma solidarité .»
Mabed Sarah, journaliste
«Le journalisme algérien vient de perdre l’une de ses plus grandes figures laissant derrière elle un héritage inestimable d’écrits, de reportages et de transmission de savoirs.
Tonton Hamid, tu étais le meilleur ami de mon père, son indéfectible binôme.
Vous avez partagé tant de moments précieux au cours de votre jeunesse et de votre vie d’adulte. Je me dis que vous voilà enfin réunis là-haut, prêts à reprendre vos discussions et vos débats passionnés sur ce que nous sommes devenus en votre absence. Il sera désormais moins seul et tu retrouves ton fidèle compagnon.
Je n’oublierai jamais tout ce que tu as fait pour moi m’avoir tendu la main pour réaliser mon rêve de travailler à la télévision algérienne, d’avoir valorisé mes articles, et d’avoir offert un si bel hommage à mon père.
J’apprends cette disparition avec une immense tristesse réalisant une fois de plus que les âmes d’exception s’en vont trop tôt laissant derrière elles un vide indéfinissable.
Mes plus sincères condoléances à tes magnifiques filles, à ton épouse et à toute la famille Tahri Yasmine Tahri Sabrine Tahri Hamid Tahri Puisez la force dans la fierté immense d’avoir eu un tel père, un tel frère, un tel époux et un tel ami.
Repose en paix, Tonton Hamid. Passe le bonjour à papa, et attendez-nous bien sagement jusqu’à ce que nos chemins se croisent à nouveau. Le journalisme est en deuil des hommes de la trempe d’Hamid Tahri ne courent décidément pas les rues».
Posez votre question à la rédaction
Votre question…
Prénom ou pseudo *
Adresse e-mail * Votre e-mail ne sera pas publié.
Votre question * 0/1000
Envoyer Annuler