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Menaces américaines et contre-menaces iraniennes

Par Mohamed Mehdi6 min de lecture
Menaces américaines et contre-menaces iraniennes
Résumé IA

L'Iran menace de bloquer toute sortie de pétrole du détroit d'Ormuz si les pays voisins participent à la guerre économique américaine, selon le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale Mohsen Razaei.

Le site américain Axios rapporte que 40 pétroliers ont traversé le détroit vendredi soir avec l'appui du CENTCOM, transportant 16 millions de barils, une information contestée par des sources iraniennes et des données satellites de Kpler.

La compagnie nucléaire russe Rosatom enverra plusieurs dizaines de spécialistes supplémentaires à la centrale de Bushehr en septembre, portant ses effectifs sur place à plus de 100 personnes.

L'Iran a annoncé une découverte de plus de 7500 milliards de pieds cubes de gaz dans la province de Fars, dont environ 5700 milliards seraient récupérables, représentant l'équivalent de 15 années de production d'une phase de South Pars.

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Le Quotidien d'Oran

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Dans ce contexte de tension, le chef d’état-major de l’armée pakistanaise, Asim Munir, se rendra aujourd’hui à Téhéran, a annoncé dimanche le ministère iranien des Affaires étrangères.

Selon le site américain Axios, une quarantaine de pétroliers ont traversé, vendredi soir, le détroit d’Ormuz, via une voie proche des côtes omanaises, transportant 16 millions de barils de brut.

L’Iran annonce une «importante découverte de gaz» dans la province de Fars. La société nucléaire russe Rosatom prévoit d’envoyer plusieurs dizaines de spécialistes supplémentaires à la centrale nucléaire de Bushehr en Iran en septembre.

L’Iran met en garde

«Aucune goutte de pétrole ne quittera le détroit d’Ormuz si les pays voisins participent à la guerre économique menée contre nous par les États-Unis», a déclaré samedi Mohsen Razaei, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale (nommé récemment, ndlr) et membre fondateur des Gardiens de la révolution (CGRI).

«Nous avertissons tous les pays voisins de ne pas participer à la guerre économique menée par les États-Unis, sous peine d’être considérés comme des ennemis. Pas une seule goutte de pétrole ne quittera le Golfe ni le détroit d’Ormuz si les pays entourant l’Iran participent à cette guerre économique aux côtés des États-Unis», a-t-il déclaré lors d’un entretien à la télévision iranienne.

Razaei a également menacé de cibler «les autres voies d’exportation du pétrole du Golfe», soulignant que «plus de 50% du littoral du Golfe appartient à l’Iran, et c’est à nous qu’il revient de contrôler le détroit d’Ormuz. Nous voulons mettre fin à la guerre et nous opposer aux bellicistes du monde entier».

Pour sa part, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré : «La guerre économique est un scénario récurrent et une vieille tactique d’intimidation de la politique américaine». «C’est un scénario que nous connaissons bien et que nous savons comment gérer», a ajouté Araghchi.

«40 pétroliers ont traversé le détroit d’Ormuz», selon Axios

Quarante pétroliers ont traversé, vendredi soir (21 août), le détroit d’Ormuz, par sa voie méridionale (adjacente aux côtes omanaises), lors d’une opération secrète sécurisée par le CENTCOM américain, a rapporté le site d’information américain Axios.

Selon des «responsables gouvernementaux américains anonymes» cités par le site, les pétroliers transportaient «environ 16 millions de barils de pétrole du golfe Persique vers les eaux internationales», malgré le blocus iranien de ce détroit stratégique.

Cette information du site Axios a été démentie par la «Lettre d’Ormuz», sur la plateforme X, citant à son tour des officiels iraniens anonymes affirmant que «l’Iran n’a autorisé la sortie que de 3 pétroliers irakiens et a explicitement bloqué tous les autres, y compris les navires chinois naviguant au nom de pays sanctionnés».

La publication affirme également que les données satellites de la société Kpler «montrent zéro traversée de pétroliers d’ouest en est vendredi soir et zéro baril de pétrole quittant le détroit», ajoutant que «les données d’images SAR et les images radar Sentinel-1B du début de la matinée de samedi, ne montrent pas que 40 pétroliers ont traversé ou sont en train de le faire».

Rosatom envoie des dizaines d’experts à la centrale de Bushehr

La compagnie nucléaire russe Rosatom prévoit d’envoyer plusieurs dizaines de spécialistes supplémentaires à la centrale nucléaire de Bushehr en Iran en septembre, portant le nombre total d’employés sur place à plus d’une centaine, a rapporté l’agence Interfax la semaine dernière.

«Plusieurs dizaines de spécialistes russes de Rosatom se rendront à la centrale nucléaire de Bushehr en Iran en septembre, portant ainsi à plus de 100 le nombre total de ses employés travaillant sur le site», a déclaré le PDG de Rosatom, Alexei Likhachev.

«Il ne s’agit pas encore d’une reprise complète des activités, mais d’une opportunité de poursuivre la construction et non de l’interrompre. Nos clients, nos partenaires iraniens, et Rosatom mettront tout en œuvre pour maintenir la construction parmi les priorités de Rosatom», a-t-il ajouté.

En outre, selon l’agence iranienne Fars News, 42 employés de Rosatom sont actuellement sur place.

Rosatom a commencé à évacuer son personnel de Bushehr, située à environ 1215 km au sud de Téhéran, au printemps, après le début de l’agression américano-israélienne contre l’Iran fin février. L’effectif russe sur le site a été réduit à une vingtaine de personnes, selon Bloomberg.

L’Iran annonce une importante découverte de gaz dansla province de Fars

Le ministre iranien du Pétrole, Mohsen Paknejad, a déclaré dimanche que plus de 7500 milliards de pieds cubes de gaz ont été découverts dans le sud de la province de Fars, selon l’agence de presse Fars.

Il a précisé qu’environ 5700 milliards de pieds cubes de ces réserves seraient récupérables, soit l’équivalent d’environ 15 années de production d’une phase du gisement gazier de South Pars. Paknejad a également ajouté que le gisement contient d’importants volumes de condensats de gaz, et que ces ressources combinées représentent «des dizaines de milliards de dollars».

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