Économie

Atlantis Hotels Algérie : d’une idée simple à une chaîne hôtelière ambitieuse

Par Rafik Tadjer6 min de lecture
Atlantis Hotels Algérie : d’une idée simple à une chaîne hôtelière ambitieuse
Résumé IA

Atlantis Hotels Algérie, fondée en 2015 à Akbou par le défunt Hadj Lounis Hamitouche, est née pour répondre aux besoins d’hébergement de Soummam et de la région; la chaîne compte aujourd’hui six établissements à travers l’Algérie et appartient au groupe Soummam.
Elle s’est rapidement étendue: un hôtel 5 étoiles près de l’aéroport de Béjaïa, un 4 étoiles à Bouzaréah (Alger), l’acquisition de l’hôtel Eden à Oran et d’un hôtel urbain à Mediouni; l’Ibis d’Alger, près de l’aéroport, a rejoint Atlantis et sera agrandi et rénové (367 chambres initiales, +104 chambres à ouvrir dans dix mois).
Le directeur général Farid Bouchekhchoukha affirme que la chaîne vise une hospitalité sincère et un développement au‑delà de l’hébergement, avec 726 employés aujourd’hui et 880 d’ici juillet 2026, et prévoit de développer sa propre marque et une éventuelle expansion internationale, après avoir refusé de conserver la marque Ibis du groupe Accor.

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Une nouvelle marque se fait une place dans le paysage hôtelier algérien. Il s’agit d’Atlantis Hotels, fondée à Akbou par un capitaine d’industrie bien connu, le défunt Hadj Lounis Hamitouche. 

Lancée en 2015, la chaîne du géant algérien des produits laitiers Soummam compte déjà six établissements à travers le territoire national.

Farid Bouchekhchoukha, directeur général d’Atlantis hôtels Algérie, raconte à TSA les débuts de la chaîne, son ascension fulgurante, ses spécificités et le plus qu’elle apporte au tourisme et à l’hôtellerie en Algérie. 

Une idée simple : répondre à un besoin local

Lounis Hamitouche a cette faculté de transformer les difficultés en opportunités. En grandissant, la célèbre laiterie Soummam, propriété du même homme d’affaires, avait du mal à héberger les cadres et techniciens algériens ou étrangers qu’elle faisait venir pour les besoins de l’installation et de l’entretien de ses équipements. 

L’idée était donc, raconte Bouchekhchoukha, d’ouvrir un hôtel pour les besoins de Soummam et de toute la région d’Akbou où sont implantées de grandes entreprises comme Général Emballage, Danone Algérie, et Ifri. Quant à l’appellation Atlantis, c’était aussi une idée de Lounis Hamitouche, après un séjour à Dubaï. 

“Son objectif était de voir dans son pays les hôtels et équipements qu’il voyait à l’étranger. C’est réalisable quand il y a la volonté et le sérieux”, dit le jeune gestionnaire.  

Le succès est immédiat. Le premier hôtel Atlantis ouvert à Akbou en 2015, d’une capacité de 40 chambres, affiche un taux de remplissage de 98%, ce qui est presque exceptionnel pour un établissement hôtelier. Ce succès aidant, la jeune chaîne hôtelière multiplie les réalisations et les acquisitions. 

Un deuxième hôtel, classé 5 étoiles, est ouvert près de l’aéroport de Béjaïa, puis un autre, un 4 étoiles, à Bouzaréah à Alger.

Chaîne hôtelière Atlantis : une vision qui va au-delà de l’hébergement 

La chaîne s’est ensuite agrandie par une très belle acquisition à Oran, l’hôtel Eden près de l’aéroport international de la deuxième plus grande ville d’Algérie, un 3 étoiles en passe d’être transformé en 5 étoiles après sa rénovation et sa mise aux standards Atlantis.

Il sera ouvert en 2026. L’établissement s’étale sur trois hectares et dispose de 120 chambres et 3 piscines, entre autres. Dans la même ville, Atlantis a acquis un hôtel urbain de 40 chambres, qui vient d’être inauguré dans le quartier de Mediouni.  

Puis vient la plus belle opération réalisée jusque-là : l’hôtel Ibis d’Alger rejoint la chaîne Atlantis. Cet établissement situé près de l’aéroport international d’Alger “compte parmi les plus rentables au monde”, indique le DG de la chaîne.

Bien que comptant déjà 367 chambres, la direction a décidé de l’agrandir en exploitant 104 chambres supplémentaires qui seront incessamment ouvertes. Les 367 chambres initiales sont en cours de rénovation totale. Elles devraient être mises en service dans dix mois. 

En s’implantant dans le quartier des affaires de Bab Ezzouar et à proximité du plus grand aéroport d’Algérie, Farid Bouchekhchoukha assure qu’il s’agit pour Atlantis Hotels d’une opportunité de montrer son savoir-faire face aux nombreuses marques internationales présentes dans cette zone, précisant que chez Atlantis, même un 3 étoiles “c’est un certain standing”. 

« L’hospitalité algérienne est la plus sincère »

La chaîne emploie 726 personnes,  qui seront 880 en juillet 2026, et compte 726 chambres et 3 400 couverts. Elle vient de lancer un concours de recrutement pour son Atlantis aéroport d’Alger.  

La vision du groupe va “au-delà de l’hébergement”, explique-t-il. Il s’agit avant tout d’offrir un accueil, “non pas commercial, mais sincère”, soutient le DG d’Atlantis Hotels. 

Pour avoir travaillé ailleurs dans le monde, le jeune DG de 36 ans assure que “l’hospitalité algérienne est la plus sincère, même si, certes, elle manque de savoir-faire”. “Tous les Algériens sont disposés à travailler dans l’hôtellerie. La sincérité c’est un atout”, dit-il. 

Le projet Atlantis Hotels est pensé suivant “une stratégie de développement très intéressante”. « Nous avons choisi de développer notre propre marque, et pourquoi se développer demain à l’international. Lors de l’acquisition de l’hôtel Ibis, le groupe Accor nous a proposé de garder sa marque, mais nous avons refusé », révèle Farid Bouchekhchoukha.

Parmi les projets envisagés par Atlantis Hotels, l’ouverture d’un hôtel dans le sud et d’une école de formation, pour les besoins du groupe et de tout le secteur hôtelier en Algérie. L’objectif est d’arriver à implanter dans chaque wilaya du pays dans les dizaines prochaines années. 

Les idées d’Atlantis Hotels sont originales, du moins inédites en Algérie. La chaîne possède à Ain Témouchent une ferme qui produit ses propres légumes et viandes et a créé sa propre agence de voyage pour l’organisation de circuits entre les hôtels Atlantis. 

Dans quelques jours, un premier circuit Béjaïa-Alger-Oran sera organisé sur six jours, avec deux nuitées dans chaque ville et plusieurs activités, comme des visites guidées. Hadj Hamitouche est décédé en avril 2025, mais son projet ne cesse de s’agrandir…

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