Eaux de pluie et eaux usées
Une nouvelle station d'épuration d'un coût de 2 milliards de dinars a été mise en service à Frenda pour traiter 12 000 m³ d'eaux usées quotidiennes au profit de 160 000 habitants.
L'eau traitée alimentera un périmètre irrigué de 1 300 hectares, répondant à l'urgence hydrique alors que le dessalement seul ne suffit plus.
L'article cite l'exemple espagnol de récupération des eaux de pluie sous les autoroutes comme modèle accessible à adopter pour diversifier les ressources.
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Le Quotidien d'Oran
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Le recours à l’épuration des eaux usées entame son chemin et une nouvelle station a été mise en service à Frenda. D’un coût de 2 milliards de dinars, elle devra traiter 12.000 m3 d’eaux usées par jour pour répondre aux besoins d’une population de plus de 160.000 habitants.
Selon les premières indications données, la visée concerne au premier abord les terres agricoles et la création d’un périmètre irrigué de 1.300 hectares est prévue.
Ainsi donc, devant une situation hydrométrique devenue de plus en plus vitale à gérer et au moment où la crise mondiale de l’eau dépasse le niveau de celle du pétrole, rentabiliser ses écoulements de toutes sortes devient une fatalité endossable. On en était au dessalement des eaux de mer, mais cet engagement coûteux ne suffit apparemment pas. La prise en charge des eaux usées est donc de bon augure.
Certains Etats américains ne font plus grise mine pour puiser maintenant dans les égouts donnant sans retenue un nouveau sens à ce que l’on entend par besoins. Ils ne se gênent plus à puiser à retenir et à étancher leur soif avec leurs rejets qui se perdaient en mer. D’autres pays, plus circonspects à l’image de l’Espagne, ont opté pour des solutions plus simples en épousant de beaux et simples procédés, les eaux de pluie perdues. Dans leur Sud aride et torturé régulièrement par la sécheresse, ils ont creusé sous leurs autoroutes des couloirs souterrains et des retenues d’eau.
Les Algériens n’en sont pas fort heureusement à l’acceptation de cette fatalité. Mais le problème de l’eau est si ardu qu’il faille se décider à se lier avec des procédés élémentaires à leur portée. L’embrigadement des eaux de pluie, comme en Espagne, est un exemple à adopter.