Brédéah, dans la daïra de Boutlélis (Oran) : Opération de démolition de constructions illicites

Une vaste opération de démolition de constructions illicites a été lancée à Brédéah, dans la daïra de Boutlélis (Oran), mobilisant engins, services forestiers et gendarmerie.
Depuis sept ans, plus de mille baraques ont été rasées et 140 contrevenants poursuivis en justice dans cette daïra, au terme de quatre campagnes ciblant forêts et terres agricoles.
L'offensive s'étend à Misserghine et Haï El Wiam, où une centaine d'habitations illégales ont été abattues, l'État voulant enrayer une urbanisation sauvage source de marginalité.
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Derrière cette mécanique de destruction, une préoccupation majeure des pouvoirs publics : endiguer un phénomène aux lourdes conséquences sociales. Car ces quartiers spontanés, souvent coupés des réseaux d’eau et d’électricité, poussent sans plan ni contrôle. Ils envahissent les périphéries, s’installent sur des zones inondables ou impropres à la vie, et fabriquent, en silence, une nouvelle forme de marginalité.
La commune de Boutlélis est devenue, ces derniers jours, le théâtre d’une vaste opération de démolition de constructions anarchiques. Maisons inachevées, murs fraîchement montés, lotissements sauvages : tout y passe. Sous l’œil du président de l’APC par intérim, épaulé par les services des Forêts et de l’Agriculture, les engins de chantier rasent sans pitié les prolongements illégaux qui grignotaient peu à peu les terres à Brédéah. Pour éviter tout débordement, la municipalité a requis le concours de la Gendarmerie nationale. Une présence sécuritaire qui souligne la fermeté de l’exécutif local, bien décidé à ne rien laisser passer. « Ces opérations se poursuivront sur tout le territoire », prévient la collectivité, qui entend mener ce combat jusqu’au bout. Un combat qui ne date pas d’hier. Depuis sept ans, plus de mille baraques informelles ont été rayées de la carte dans la seule daïra de Boutlélis. Des constructions sauvages, souvent implantées en pleine forêt ou sur des terres agricoles, avaient fleuri à Bouyakour, Brédéah, El Hachem, Misserghine, ou encore Aïn El Kerma. Quatre campagnes de démolition ont déjà ciblé les espaces forestiers de Boutlélis et Misserghine, sous la houlette des gardes forestiers. Mais la répression ne s’arrête pas aux murs. La direction de la conservation des forêts a également traîné devant la justice 140 contrevenants, accusés d’avoir édifié leur logis sur le domaine public forestier. Un signal fort envoyé aux spéculateurs comme aux familles tentées par l’occupation illicite. Dans toute la wilaya d’Oran, la fièvre des démolitions gagne du terrain. Misserghine, par exemple, a récemment lancé une offensive dans la zone de Ben Aïssa, tandis que le quartier Haï El Wiam a vu ses habitations illégales tomber les unes après les autres. L’APC locale affiche un bilan d’une centaine de constructions abattues en quelques années. Derrière cette mécanique de destruction, une préoccupation majeure des pouvoirs publics : endiguer un phénomène aux lourdes conséquences sociales. Car ces quartiers spontanés, souvent coupés des réseaux d’eau et d’électricité, poussent sans plan ni contrôle. Ils envahissent les périphéries, s’installent sur des zones inondables ou impropres à la vie, et fabriquent, en silence, une nouvelle forme de marginalité. Une urbanisation sauvage qui, faute d’être maîtrisée, fragilise la ville et exclut un peu plus ses habitants les plus précaires. À Boutlélis comme ailleurs, le message est clair : l’État ne pliera pas.
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