Relations algéro-espagnoles : La dynamique croissante qui fait paniquer le Makhzen

Le réchauffement des relations algéro-espagnoles, marqué par la visite de Pedro Sánchez à Alger en juillet 2026 et la réactivation du traité d'amitié bilatéral, inquiète le Maroc qui tente de saborder cette dynamique.
Rabat utiliserait la pression migratoire sur Ceuta et Melilla ainsi que le trafic massif de drogue — dont une saisie récente de dix millions de comprimés psychotropes et 33 kg de cocaïne — pour déstabiliser l'Algérie et perturber le dialogue avec Madrid.
La huitième réunion de haut niveau prévue en octobre 2026 doit consolider une coopération élargie à l'énergie, aux échanges commerciaux, à la sécurité et aux affaires judiciaires, malgré les manœuvres d'obstruction marocaines.
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La dynamique croissante entre l’Algérie et l’Espagne n’est pas du goût des autorités marocaines et de partis d’extrême droite européens. Tous les coups sont permis pour saborder ce qui se bâtit pour un avenir solide entre les deux pays de la Méditerranée.
Depuis la visite officielle, en juillet 2026, de Pedro Sànchez, chef du gouvernement espagnol, affirmant que «l’Algérie peut compter sur l’Espagne» et insistant sur «la volonté commune d’établir un dialogue politique solide orienté vers l’avenir», et quelques semaines avant lui, les déclarations du ministre espagnol des Affaires étrangère, de l’Union européenne et de la Coopération, José Manuel Albares, qualifiant «l’Algérie de partenaire stable et de voisin clef pour la paix et la coopération régionale», et soulignant «la pleine vigueur du traité d’amitié, de bon voisinage et de coopération entre nos deux pays, ainsi que la reprise des voyages, des visites et des réunions à tous les niveaux», les ennemis de ce réchauffement et de cette dynamique entre les deux pays, notamment les autorités makhzéniennes, ne cessent d’échafauder des plans machiavéliques pour tenter de tout saborder. La réactivation du traité d’amitié bilatéral et la relance des partenariats énergétiques et judiciaires suscitent de vives tensions géopolitiques.
Cette dynamique fait face à des tentatives de sabotage de la part du Makhzen, qui use, entre autres stratagèmes, de pressions migratoires ciblées et de surenchères territoriales sur les enclaves de Ceuta et Melilla pour contrer ce nouvel équilibre méditerranéen.
«Volonté politique commune»
«Ce renforcement de la coopération judiciaire et sécuritaire inquiète le régime marocain, qui redoute l’émergence de nouveaux axes d’accords et une perte d’exclusivité dans son partenariat stratégique», affirment de nombreux observateurs et responsables espagnols. D’ailleurs, ces flux migratoires massifs vers l’enclave de Ceuta sont perçus par ces mêmes observateurs et responsables comme une «attaque hybride et un moyen de chantage politique actionné par Rabat pour perturber le dialogue renouvelé entre Madrid et Alger». C’est clair. Pour faire diversion, et ne pas se faire attraper la main dans le sac, le régime du roi alaouite utilise une autre arme, sa «richesse», la drogue, pour déstabiliser l’Algérie et toute une région. L’afflux massif de résine de cannabis (haschich) et de produits psychotropes vise à cibler la jeunesse algérienne, à fragiliser la sécurité nationale et à financer des réseaux criminels ou terroristes dans la région sahélo-saharienne.
La saisie récente de plus de 10 millions de comprimés psychotropes et plus de 33 kg de cocaïne et l’arrestation de 25 personnes appartenant à un réseau composé de 50 individus, dont des étrangers, notamment des Marocains, est une preuve supplémentaire de cette guerre que mène le régime marocain contre l’Algérie. Une peine perdue. «L’Algérie est un partenaire stratégique et ami sûr», a réaffirmé M. Sànchez, lors de sa visite officielle à Alger, en garantissant un «véritable succès» de la huitième réunion de haut niveau prévue en octobre prochain, qui permettra de «poser les jalons nécessaires» au renforcement de la coopération dans les domaines de la sécurité, de la lutte contre la migration irrégulière et des échanges culturels.
Une visite que le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, indique qu’elle «traduit également la volonté politique commune d’insuffler un nouvel élan au partenariat algéro-espagnol, au bénéfice mutuel de nos deux pays amis» et est «une étape essentielle dans les préparatifs de cette huitième session de la Réunion de l’automne prochain». La coopération entre les deux pays dans plusieurs secteurs, notamment l’énergie, les énergies renouvelables, les échanges commerciaux, l’investissement, la sécurité, ainsi que la coopération judiciaire et consulaire…, fait paniquer, aujourd’hui, le Makhzen qui est embourbé jusqu’au cou dans ses problèmes internes, prémices d’une implosion. Concocte-t-il d’autres plats fades pour brouiller l’excellente entente entre Alger et Madrid ? Il ne cessera pas d’imaginer d’autres recettes à cet effet, ne s’apercevant nullement qu’il est en train de couler, de s’enterrer à petit feu…
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