Culture

Amizour (Béjaïa) : Le jardin Hama Akli en quête de réhabilitation

Par Nordine Douici3 min de lecture
Amizour (Béjaïa) : Le jardin Hama Akli en quête de réhabilitation
Résumé IA

Le jardin public Hama Akli, situé au cœur d'Amizour près de la daïra et de l'APC, présente un état d'abandon avancé avec sa fontaine à sec, ses allées envahies par les herbes et ses bancs dégradés.

L'éclairage public ne fonctionne plus, rendant le lieu peu fréquentable la nuit, tandis que les riverains évitent l'espace en raison de l'insalubrité qui y règne.

Les habitants réclament une réhabilitation complète du mobilier, des espaces verts et de l'éclairage, ainsi qu'un entretien municipal régulier pour redonner vie à ce lieu de mémoire.

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Jouxtant le siège de la daïra et situé à quelques encablures du siège de l’APC d’Amizour, le petit jardin public, baptisé au nom du chahid Hama Akli, semble avoir été oublié par les autorités locales. Cet espace aurait pu constituer un agréable lieu de détente pour les habitants et les riverains.

Dans les faits, il donne plutôt l’image d’un lieu à l’abandon. Au centre du jardin, trône un ancien bassin décoratif (fontaine), revêtu de faïence. Elément central de l’aménagement, il est aujourd’hui à sec et délaissé, entouré d’herbes sèches et servant de réceptacle à déchets. Les allées en pavés sont envahies par les herbes et les détritus. Les quelques bancs en béton qui subsistent portent les stigmates du manque d’entretien et du vandalisme, certains étant cassés ou fortement dégradés. Même le mobilier qui devait agrémenter cet espace n’a pas échappé pas à l’usure. Les lampadaires sont bien là, mais l’éclairage, lui, fait défaut. A la tombée de la nuit, le jardin doit ainsi perdre davantage encore de son attrait. Quelques retraités continuent néanmoins à y prendre place, profitant comme ils peuvent de l’ombre de quelques arbres mal entretenus. En attendant les heures de prière, les fidèles de la mosquée du centre-ville, Khaled Ibn-Oualid, l’évitent, dit-on, en raison de l’insalubrité qui y règne. Pour les riverains, «l’état général du site exige une véritable opération de réhabilitation afin de remettre en état le mobilier, la reprise des espaces verts, la réparation de l’éclairage ; ensuite, l’APC doit assurer un nettoyage régulier». Malgré la bonne volonté des habitants de ce quartier, qui organisent sporadiquement des volontariats pour débarrasser les lieux de leurs déchets, il n’en demeure pas moins qu’il appartient aux services municipaux d’entretenir ce genre de lieu et d’offrir à leurs administrés un espace propre, agréable et accessible.

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