Elle errait seule à la place des Martyrs : Une fillette de 6 ans battue puis jetée à la rue par sa mère

Le parquet général près la cour d'Alger a requis l'aggravation de la peine contre une mère toxicomane ayant battu sa fille de six ans avant de l'abandonner place des Martyrs.
L'expertise médicale a révélé de multiples traces de violences avec 21 jours d'ITT, et l'enfant a désigné sa mère comme auteur des coups.
En appel, la prévenue a reconnu les faits mais invoqué sa dépendance aux stupéfiants et affirmé que la fillette s'était heurtée à un mur.
La cour a mis l'affaire en délibéré et rendra son verdict la semaine prochaine.
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Le procureur général près la chambre pénale de la cour d’Alger a requis l’aggravation de la peine à l’encontre d’une mère de famille toxicomane, poursuivie pour avoir sauvagement battu sa fille de six ans avant de l’abandonner en pleine rue, à la place des Martyrs, au cœur de la capitale.
L’affaire remonte au jour où la fillette a été découverte, livrée à elle-même et errant dans les allées de la place des Martyrs. Prise en charge par les services compétents, la victime a été soumise à un examen par le médecin légiste.
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Le rapport médical, d’une grande précision, a confirmé de multiples traces de violences physiques, lui attribuant un incapacité temporaire de travail (ITT) de 21 jours. Lors de son audition, l’enfant a désigné sans ambiguïté sa propre mère comme l’auteure des coups.
Les investigations menées par les services de sécurité ont rapidement conduit à l’interpellation de la mise en cause, nommée (B.S.).
Présentée devant la cour d’appel, l’accusée contestait sa peine de deux ans de prison ferme. Face aux juges, la mère a fini par reconnaître les faits.
Elle a admis avoir levé la main sur la petite victime. Pour se justifier, elle a évoqué son état de dépendance aux stupéfiants au moment des violences.
La prévenue a cependant cherché à minimiser l’ampleur des blessures. Elle s’est efforcée de contredire les conclusions de l’expertise médicale. Selon sa version, la fillette se serait uniquement heurté la tête contre un mur.
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Soutenant être actuellement sous un traitement de désintoxication, elle a affirmé que l’enfant se trouvait auparavant sous la garde de son père et de sa sœur aînée, niant catégoriquement l’avoir délaissée sur la voie publique.
Des justifications qui n’ont pas convaincu la présidente du tribunal, laquelle a vivement rappelé à la mère ses responsabilités légales et morales envers une fillette vulnérable de six ans.
Face à la gravité des faits, le représentant du ministère public a requis un alourdissement de la peine. La cour a mis l’affaire en délibéré et rendra son verdict la semaine prochaine.