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Industrie pharmaceutique : la feuille de route à 1 milliard de dollars du groupe Saidal

Par Amina Aouadi4 min de lecture
Industrie pharmaceutique : la feuille de route à 1 milliard de dollars du groupe Saidal
Résumé IA

Le groupe Saidal accélère son usine de Harbil à Médéa pour produire les matières premières d'antibiotiques et réduire une facture d'importation de 75,4 milliards de dinars.

Le directeur général Younes Bouarara a supervisé le chantier le 24 août 2026 sous les directives du ministre Ouacim Kouidri pour garantir le respect des délais.

Saidal vise un chiffre d'affaires d'un milliard de dollars en assurant l'autosuffisance nationale puis en exportant vers les marchés régionaux.

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Face à une facture d’importation annuelle de plus de 75 milliards de dinars pour les antibiotiques, le leader national du médicament passe à l’offensive.

La nouvelle usine de Harbil (wilaya de Médéa) s’inscrit dans une feuille de route rigoureuse visant l’autosuffisance nationale et le franchissement du cap du milliard de dollars de chiffre d’affaires.

En effectuant une visite de suivi approfondie ce lundi 24 août 2026, le directeur général du Groupe Saidal, Younes Bouarara, a acté le coup d’accélérateur donné au chantier de l’usine spécialisée dans la fabrication de matières premières destinées aux antibiotiques.

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Cette démarche de terrain, guidée par les directives directes du ministre de l’Industrie pharmaceutique, le Dr Ouacim Kouidri, vise à s’assurer du respect scrupuleux des délais d’exécution de ce complexe stratégique.

Pour le pavillon industriel national, l’enjeu dépasse le simple investissement : il s’agit d’édifier un rempart durable contre la dépendance extérieure dans le domaine de la santé publique.

Réduire le poids financier des importations

La charge économique que font peser les antibiotiques sur la balance commerciale reste colossale. L’Algérie consacre chaque année environ 75,4 milliards de dinars à l’approvisionnement en traitements antimicrobiens sur les marchés étrangers.

En intégrant la fabrication locale des principes actifs et des composants intrants, le complexe de Harbil ambitionne d’enrayer cette fuite de devises.

L’urgence est de garantir une couverture autonome des besoins sanitaires tout en dotant le tissu industriel d’une intégration en amont, de manière à maîtriser l’ensemble de la chaîne de valeur du médicament sur le sol national.

Ambition financière : viser le milliard de dollars

Au-delà de sa portée sanitaire, le déploiement de cette infrastructure constitue le levier d’une transformation économique profonde pour Saidal.

L’entreprise publique entend basculer vers un modèle de rentabilité supérieure, projetant une croissance soutenue de son chiffre d’affaires pour aller chercher la barre symbolique du milliard de dollars américains.

Ce changement d’échelle stratégique s’articule autour d’une double ambition : consolider dans un premier temps l’approvisionnement des pharmacies et des structures hospitalières algériennes, puis orienter une part croissante de la production vers les marchés régionaux et internationaux.

Un contrôle rigoureux sur le terrain

Sur le terrain, ce suivi rigoureux doit prévenir le moindre retard de chantier. La direction générale entend garder un contrôle strict sur l’avancement des travaux.

En alignant le projet de Médéa sur les priorités économiques nationales, Saidal confirme son rôle central dans la sécurité sanitaire du pays.

Le respect des délais reste la clé du projet. À son démarrage, l’usine marquera une rupture stratégique décisive. L’Algérie dépassera son statut d’importateur de principes actifs pour devenir un producteur autonome, capable de sécuriser directement ses besoins en médicaments essentiels.

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