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Adieu à Ali Skander : Un des piliers de la glorieuse saga de la JSM Tiaret n’est plus

Par Amellal Fawzi4 min de lecture
Adieu à Ali Skander : Un des piliers de la glorieuse saga de la JSM Tiaret n’est plus
Résumé IA

L'ancien joueur de la JSM Tiaret Ali Skander, figure emblématique du club de 1962 à 1972, s'est éteint en France et a été inhumé jeudi dans sa ville natale.

Il appartenait à la célèbre fratrie des six frères Skander, surnommés Ouled El Mazari, qui ont durablement marqué l'histoire sportive de Tiaret et de la région du Sersou.

L'article appelle les dirigeants actuels à transmettre cette mémoire familiale et sportive aux nouvelles générations pour ne pas oublier les artisans des beaux jours de l'équipe.

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Par Amellal Fawzi

La Jeunesse sportive musulmane de Tiaret (JSMT) vient de perdre l’une de ses figures les plus emblématiques des années post-indépendance. Skander Ali s’est éteint en France, où il résidait. Avec sa disparition, c’est un pan entier de la mémoire sportive du Sersou et des Hauts-Plateaux de l’Ouest qui s’en va. Tout club de football a son histoire. Celle de la Jeunesse Sportive Musulmane de Tiaret, Ezzerga pour les intimes, a la sienne : riche, tumultueuse, tantôt joyeuse, tantôt empreinte de mélancolie, mais toujours vibrante.

Comme tout club façonné dans les épreuves des années d’avant-indépendance et magnifié au lendemain de la souveraineté nationale, le parcours de la JSMT est jalonné de faits, mais surtout marqué par la présence d’hommes d’exception qui en ont écrit le destin. Il y eut les frères Banus (quatre, que Dieu les garde), les frères Kadda et les frères M’henni mais aussi et surtout les frères Skander. Six frères que les Tiarétis appelaient communément Ouled El Mazari, qui ont laissé leur empreinte indélébile dans une équipe qui, bien qu’au palmarès encore vierge à l’époque, n’en a pas moins procuré d’immenses joies aux fans, anciens comme nouveaux. De l’aîné Khaled jusqu’à Ali, en passant par Madjid, Yazid, Mohamed et Abdelhamid, chacun de ces joueurs a apporté sa touche géniale lors de son passage chez les Bleus. L’un d’eux avait portait le maillot du Dragon, un de ses oncles entraineur-joueur.

Au milieu de cette saga d’exception, Ali Skander occupe une place de choix. Né le 9 avril 1941 à Tiaret, il sera l’un de ceux qui sont restés indéfectiblement attachés aux Bleus jusqu’à leurs derniers jours.

Fidélité au maillot bleu et blanc (1962-1972)

Joueur élégant et hargneux, il évoluera sous la tunique bleu et blanc de 1962 à 1972, une décennie charnière où il côtoya de grands noms : le défunt Larribi Krimo, le gardien volant surnommé «le Chat», mais aussi Barmati, Benferhat Tahar, Souidi «la tête d’or», les Banus 1 et 2 (Braik Benaissa et Mohamed), «Ali Jonquet», Mayouti, Madjid Oulbachir, Okat, ou encore Kadi Bouamama. Ses prestations de haut niveau lui vaudront d’ailleurs plusieurs sélections en équipe d’Oranie, notamment aux côtés de Souidi. Après avoir raccroché les crampons à la JSMT, Ali Skander s’est installé en France, y poursuivant sa passion du ballon rond dans un club local, sans jamais détacher son cœur de sa ville natale et de son club de toujours. Il passait souvent son temps à Tiaret qu’à Bordeaux. Sa disparition aujourd’hui rappelle l’urgence d’un devoir de mémoire. Une telle saga familiale et sportive, faite de sacrifices, de talent et d’amour du maillot, ne devrait jamais être occultée par les dirigeants actuels de la JSMT.

Elle doit être transmise tant aux anciens qu’à la nouvelle génération, en droit de connaître ceux qui ont fait les beaux jours de la JSMT cette équipe historique, véritable porte-étendard de toute la région du Sersou et des Hauts-Plateaux de l’Ouest. Le défunt a été rapatrié et inhumé jeudi auprès des siens à Tiaret.

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