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Usine d’antibiotiques à Médéa : Saidal accélère la cadence de réalisation

Par Kamel Benelkadi5 min de lecture
Usine d’antibiotiques à Médéa : Saidal accélère la cadence de réalisation
Résumé IA

Le directeur général de Saidal, Younes Bouarara, a inspecté le chantier du complexe industriel de fabrication de principes actifs pour antibiotiques à Harbil, dans la wilaya de Médéa, à l'arrêt depuis plus de 15 ans.

Dotée d'une capacité de production annuelle de 750 tonnes, cette unité vise à réduire la dépendance de l'Algérie, qui importe chaque année pour environ 75,4 milliards de dinars d'antibiotiques et de principes actifs.

Un quart de la production couvrira les besoins nationaux, le reste étant destiné à l'export, dans le cadre de la stratégie de Saidal visant à atteindre un chiffre d'affaires proche du milliard de dollars.

Le projet doit également alléger les coûts de santé publique en approvisionnant la Pharmacie centrale des hôpitaux aux prix de revient industriels nationaux, réduisant ainsi la pression financière sur la Sécurité sociale.

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Younes Bouarara, directeur général du groupe pharmaceutique public Saidal, a effectué hier une visite de travail et d’inspection sur le chantier du futur complexe industriel de fabrication de matières premières destinées aux antibiotiques, situé dans la commune de Harbil, wilaya de Médéa.

Menée conformément aux directives du ministre de l’Industrie pharmaceutique, le Dr Wassim Kouidri, cette démarche visait à «vérifier sur le terrain l’avancement effectif des travaux de ce projet prioritaire».
Ce complexe industriel, à l’arrêt depuis plus de 15 ans et disposant d’une capacité de production de 750 tonnes par an, revêt une importance stratégique majeure pour la souveraineté sanitaire et l’équilibre économique du pays. L’Algérie importe actuellement pour environ 75,4 milliards de dinars algériens d’antibiotiques et de principes actifs par an.

La concrétisation de l’unité de Harbil doit ainsi permettre de réduire significativement cette dépendance financière et logistique en assurant une production locale de base. L’investissement s’insère dans le plan de développement global de Saidal, axé sur la modernisation de l’outil industriel et le passage progressif d’un modèle d’approvisionnement national vers une stratégie orientée vers l’exportation. A terme, la montée en puissance de ce site contribuera à l’objectif du groupe d’atteindre un chiffre d’affaires global avoisinant le milliard de dollars américains.

Les besoins de l’Algérie en principes actifs pour antibiotiques sont estimés à un quart de la production de cette usine, le reste étant destiné à l’exportation. Cette inspection s’inscrit dans la volonté de la direction de Saidal d’assurer un suivi rigoureux des chantiers structurants. En consolidant les capacités nationales de fabrication de principes actifs, le groupe, qui se veut être la locomotive de la sécurité sanitaire du pays, entend participer activement à la construction d’un secteur pharmaceutique autonome et résilient.

Bénéfique pour le système de santé

D’un point de vue micro-économique et financier, la sécurité sanitaire constitue un prérequis à la stabilité économique globale. Les ruptures de stocks d’antibiotiques engendrent des coûts indirects massifs pour le système de santé publique (surcoûts d’urgence, allongement des durées d’hospitalisation). En garantissant un approvisionnement continu en intrants critiques, l’Etat sécurise le fonctionnement de son appareil de soins tout en optimisant l’allocation des deniers publics. L’effort d’investissement consenti dans le projet de Harbil s’impose ainsi comme un placement à fort rendement social et économique.

L’implantation de cette unité de production industrielle locale constitue un levier majeur d’optimisation de la dépense publique de santé, à commencer par la rationalisation des charges de la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH). En s’approvisionnant directement aux coûts de revient industriels nationaux, la PCH élimine de sa structure d’achat les marges d’intermédiation appliquées par les fournisseurs étrangers, ainsi que les coûts logistiques liés au fret international.

Cette compression des coûts d’acquisition permet aux structures hospitalières publiques de libérer des marges de manœuvre financières tout en garantissant un approvisionnement continu en molécules critiques. Sur le plan de la protection sociale, la baisse du coût unitaire des traitements antibiotiques renforce directement la pérennité du système de tiers-payant géré par la Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés (CNAS). Des charges de remboursement médicamenteux plus contenues allègent la pression financière qui pèse sur l’assurance maladie, réduisant mécaniquement les risques de déficit structurel de la Sécurité sociale.

En stabilisant l’équilibre financier de cet organisme de prévoyance, l’Etat limite le besoin de mobiliser des subventions d’équilibre issues du Trésor public, assurant une meilleure efficacité globale des deniers publics.
Kamel Benelkadi

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