Économie

L’Algérie renforce le contrôle de ses frontières

Par Mohamed Rahmani4 min de lecture
L’Algérie renforce le contrôle de ses frontières
Résumé IA

L'Algérie réorganise son contrôle frontalier avec de nouveaux postes douaniers de surveillance aux frontières terrestres et l'extension à 53 inspections du réseau de contrôle qualité et antifraude.

Les postes de surveillance à Tlemcen, Naâma et Souk Ahras opèrent 24/7 avec la gendarmerie, tandis que les 53 inspections couvrent frontières, aéroports, ports et entrepôts aux grands pôles et postes frontaliers.

L'objectif est de renforcer le suivi des flux de marchandises, de lutter contre la contrebande et la criminalité transfrontalière, et de protéger le marché national et les consommateurs.

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L’Algérie réorganise son dispositif de contrôle aux frontières avec la création de nouveaux postes douaniers de surveillance et l’extension du réseau chargé du contrôle de la qualité et de la répression des fraudes.

Cette réorganisation repose sur plusieurs textes publiés au Journal officiel n°60. Une décision du directeur général des douanes, datée du 1er juin 2026, officialise la création des postes de douane de surveillance. Ces unités sont implantées au niveau des frontières terrestres et doivent assurer une présence régulière au plus près de la bande frontalière.

Leur mission consiste notamment à surveiller les secteurs placés sous leur responsabilité et à soutenir les brigades opérationnelles des douanes. Les agents doivent assurer un service permanent, de jour comme de nuit, selon un système de rotation. Ils sont également chargés de contribuer à la sécurisation des personnels, des biens et des marchandises saisies.

Un dispositif qui ne se limite plus aux postes de passage

Le nouveau système prévoit une implantation dans plusieurs régions frontalières, notamment à Tlemcen, Naâma et Souk Ahras. Cette organisation traduit une évolution du contrôle frontalier en Algérie. Ainsi, la surveillance ne repose plus uniquement sur les principaux points de passage. Elle s’étend également à des secteurs situés directement à proximité des frontières terrestres.

Les nouveaux postes doivent aussi travailler en coordination avec les unités compétentes de la Gendarmerie nationale. Cette coopération vise notamment à lutter contre la criminalité transfrontalière et les différentes formes de trafic.

53 inspections pour contrôler les marchandises

Le volet sécuritaire s’accompagne d’un renforcement du contrôle économique. Deux arrêtés interministériels signés le 5 mai 2026 modifient l’organisation des inspections chargées du contrôle de la qualité et de la répression des fraudes. Le nombre de ces structures est désormais fixé à 53 inspections. Elles interviennent aux frontières terrestres et maritimes, dans les aéroports ainsi que dans les zones et entrepôts placés sous douane.

Leur implantation concerne plusieurs grands pôles économiques, parmi lesquels Alger, Oran, Béjaïa, Skikda, Annaba et Djen Djen. Des postes terrestres sont également concernés, de Maghnia à In Guezzam, ainsi qu’à Debdeb, Heddada, Tin Zaouatine et Bordj Badji Mokhtar.

L’Algérie veut mieux surveiller les flux de marchandises

À travers ces nouvelles mesures, l’Algérie cherche à renforcer le suivi des marchandises entrant, sortant ou transitant par les différents points de contrôle. L’objectif dépasse donc la simple vérification du franchissement des frontières. Les autorités cherchent aussi à améliorer la surveillance des produits placés sous douane et à vérifier leur conformité avec les règles applicables.

Ce dispositif intervient dans un contexte où la lutte contre la contrebande, les trafics et la criminalité transfrontalière reste un enjeu pour les autorités algériennes. Le contrôle des marchandises répond également à des préoccupations économiques et sanitaires liées à la protection du marché national et des consommateurs.

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