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Le président Tebboune invite Assimi Goïta à effectuer une visite en Algérie : Alger et Bamako tournent la page de la crise diplomatique

Par Madjid Makedhi5 min de lecture
Le président Tebboune invite Assimi Goïta à effectuer une visite en Algérie : Alger et Bamako tournent la page de la crise diplomatique
Résumé IA

Le Premier ministre malien Abdoulaye Maïga a été reçu par le président Tebboune à Alger, portant un message d'Assimi Goïta acceptant l'invitation à une visite officielle dont la date sera fixée par voie diplomatique.

Cette rencontre scelle le rapprochement entre les deux pays après près de quatre ans de crise, marqués par la réouverture des espaces aériens et le retour des ambassadeurs.

Les deux parties insistent sur leurs liens historiques et géographiques indissociables, ainsi que sur une vision commune rejetant le néocolonialisme et le terrorisme pour bâtir un espace sahélien de paix et de développement.

Tebboune réaffirme le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures du Mali, condition fondamentale de ce renouveau diplomatique.

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Le Premier ministre, chef du gouvernement du Mali, Abdoulaye Maïga, a affirmé qu’il est venu à Alger porteur d’un message du chef de l’Etat malien «à travers lequel il remercie son frère, le président Abdelmadjid Tebboune, pour l’invitation qu’il lui a adressée à effectuer une visite officielle en Algérie».

L’Algérie et le Mali accélèrent leur rapprochement. Quelques semaines après la réouverture des espaces aériens et le retour des ambassadeurs des deux pays à leurs postes, place maintenant au dialogue en vue de tourner définitivement la page de la crise diplomatique qui aura duré près de quatre ans. La visite effectuée, lundi, à Alger par le Premier ministre, chef du gouvernement du Mali, Abdoulaye Maïga, confirme cette volonté d’effacer l’épisode malheureux récent qui a freiné les relations entre Alger et Bamako.
Les autorités maliennes semblent décider de rappeler des liens historiques et géographiques qui lient leur pays à l’Algérie. C’est ce qu’a d’ailleurs souligné M. Maïga dans sa déclaration au sortir du siège de la présidence de la République où il a été reçu en audience par le président Tebboune. Selon lui, «l’Algérie et le Mali partageaient une histoire commune qui constitue un point de départ pour s’inscrire dans la marche de la modernité et du progrès, à la faveur de la conviction des dirigeants des deux pays quant à la nécessité d’œuvrer à faire de la région un espace de paix affranchi de toute forme de colonialisme et de domination». Affirmant que le président de la République lui a prodigué de «sages conseils», il souligne que «l’histoire commune des deux pays constitue un acquis et un point de départ pour s’inscrire dans la marche de la modernité et du progrès». Poursuivant, il indique qu’il est venu à Alger porteur d’un message du chef de l’Etat malien, Assimi Goïta, «à travers lequel il remercie son frère, le président Abdelmadjid Tebboune, pour l’invitation qu’il lui a adressée à effectuer une visite officielle en Algérie».

Goïta à Alger : la date de la visite à déterminer

M. Goïta «considérait cette invitation comme une marque d’affection et de considération à son endroit et à l’endroit du peuple malien frère». «Il a naturellement marqué son accord pour effectuer cette visite officielle en Algérie, si Dieu le veut, la date devant être fixée par les canaux diplomatiques habituels», explique-t-il.
Et d’ajouter : «Le président Assimi Goïta a rappelé dans son message que le constat a été fait clairement que l’Algérie et le Mali partagent la géographie.» Pour rappel, le président Tebboune avait lui aussi affirmé que «nous ne pouvons pas changer la réalité géographique, ni s’en éloigner». «Les deux nations sont condamnées à avancer ensemble et à œuvrer dans le sens de la prospérité des deux peuples», insiste Abdoulaye Maïga, en se démarquant des discours hostiles à l’Algérie proférés notamment par le chef de la diplomatie du Mali au début de la crise entre les deux pays. Il évoque aussi, dans la foulée, «les liens historiques profonds qui unissent les deux peuples, engagés à lutter contre le néocolonialisme et à se battre pour la dignité de l’Africain de manière générale». «Cette histoire, à la fois proche et lointaine, peut servir de capital pour que nos deux pays s’inscrivent dans la marche de la modernité et du progrès», dit-il, citant les Universités de Madaure et de Tombouctou, considérées comme de «véritables carrefours de diffusion du savoir dans le monde». Mettant l’accent sur les «défis multiformes auxquels l’Algérie et le Mali sont confrontés», le responsable malien rappelle «la conviction partagée des dirigeants des deux pays de faire de la région un havre de paix, débarrassé de toute forme de néocolonialisme, d’hégémonie et de terrorisme, garantissant ainsi un développement durable au profit de ses peuples». Il salue également la position réaffirmée, maintes fois, par le chef de l’Etat que «l’Algérie ne s’ingérera jamais dans les affaires intérieures du Mali et fera en sorte que le respect de la souveraineté des Etats constitue une des conditions fondamentales de cette vision partagée par les deux parties».

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