Les fruits de saison toujours chers

Les températures caniculaires ont fortement réduit la production fruitière estivale en Algérie, affectant notamment la maturation du raisin et d'autres variétés sensibles à la chaleur.
Sur les marchés de Tiaret, les fruits de saison atteignent des prix records : figue noire à 800 DA/kg, raisin 250-350 DA, cerise 1400 DA, pomme 750 DA, tandis que seuls melon et pastèque restent accessibles.
Les habitants dénoncent des tarifs jamais vus, rendant la plupart des fruits hors de portée pour le citoyen moyen, y compris les produits importés comme le kiwi à 600 DA ou le kinowa à 700 DA.
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Le Quotidien d'Oran
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Selon des experts agricoles, la production fruitière cette année « a été directement touchée par les facteurs climatiques, particulièrement les températures caniculaires qui ont impacté le processus de formation des fruits, certaines variétés de fruits ayant besoin d’une température relativement basse par rapport aux températures enregistrées dans le pays cette saison estivale, à l’image du raisin, dont la croissance a été directement touchée au stade de maturité de certaines variétés précoces, à cause de la chaleur extrême ». Un tour dans les marchés de la ville de Tiaret donne le tournis : la figue noire à 800 DA, la verte à 500, les raisins de 250 à 350 DA le kg, la pomme à 750 DA, sans parler de la cerise qui a grimpé jusqu’à 1400 DA le kg. Pourtant, il s’agit de fruits de saison dont les prix devraient être à la portée de l’algérien moyen. Nous continuons notre tournée pour tomber sur des poires à 500 DA le kg, la pêche à 550 dinars, seules les dattes restent abordables avec des tarifs entre 200 et 300 DA. Pour certains fruits importés, leurs prix sont excessivement chers: le kiwi à 600 dinars, la prune à 450 et le kinowa à 700 DA le kilogramme. Les fruits de saison exposés au niveau des marchés de la ville de Tiaret sont hors de portée pour le citoyen moyen. « Les prix de vente pratiqués n’ont jamais été égalés, de mémoire des citoyens de Tiaret », soupire Djilali, un chômeur « longue durée » comme il se plaît à se qualifier. Seule la pastèque et le melon jaune restent relativement abordables, avant la fin de la saison des fruits d’été dans pas longtemps.