Écosystème intégré : Un nouveau plan d’action élaboré

Le ministère de l'Industrie élabore une feuille de route participative pour développer l'industrie mécanique automobile et augmenter le taux d'intégration nationale, basée sur une proposition du Club économique algérien.
| Phase | Horizon | Composants prioritaires |
|---|---|---|
| Court terme | Accessibles localement | Pièces plastiques, pare-chocs, tableaux de bord, sièges, tapis, isolants, verre, filtres, batteries conventionnelles, pneumatiques, faisceaux simples, peintures, fixations |
| Moyen terme | Extension de la production | Systèmes freinage/suspension/direction, radiateurs, réservoirs, échappements, jantes alu, carrosserie, systèmes électriques complexes |
| Long terme | Haute technologie | Moteurs, boîtes de vitesses, électronique de contrôle, batteries VE/hybrides, conduite intelligente |
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El Watan
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Le ministère de l’Industrie a entamé la collecte de propositions auprès d’experts, d’organisations professionnelles et de membres du Conseil national des expertises de l’industrie automobile et des pièces de rechange, en vue d’élaborer une vision participative pour développer l’industrie mécanique et accroître le taux d’intégration nationale.
Selon le quotidien Echourouk, le président du Club économique algérien (CEA), Saïd Mansour, a soumis une méthodologie destinée à servir de base à une future feuille de route. Le document, qui ne constitue pas encore un plan définitif, vise à identifier les priorités de fabrication, les mécanismes de mise en œuvre et les outils de suivi et d’évaluation.
La démarche commence par un diagnostic national des capacités industrielles. Il y aura un recensement des fabricants et sous-traitants par activité et par wilaya, évaluation des capacités de production, comparaison entre l’offre locale et les produits importés, analyse du marché et du parc automobile, ainsi qu’un état des lieux de la qualité, des laboratoires, de la formation, de la recherche et de l’innovation.
La stratégie proposée repose ensuite sur trois phases. A court terme, l’Algérie privilégierait les composants dont la fabrication est déjà accessible localement, notamment les pièces plastiques, pare-chocs, tableaux de bord, sièges, tapis, isolants, verre, filtres, batteries conventionnelles, pneumatiques, faisceaux électriques simples, peintures et éléments de fixation.
A moyen terme, la production serait élargie aux systèmes de freinage, de suspension et de direction, aux radiateurs, réservoirs de carburant, systèmes d’échappement, jantes en aluminium, éléments de carrosserie et systèmes électriques plus complexes.
A long terme, la priorité irait aux produits à forte intensité technologique, tels que moteurs, boîtes de vitesses, systèmes électroniques, unités de contrôle, batteries pour véhicules électriques et hybrides et technologies de conduite intelligente. Cette étape serait conditionnée au développement d’un réseau national solide de sous-traitants et à des investissements favorisant le transfert de technologie.
La sélection des produits devrait reposer sur plusieurs critères, à savoir niveau de la demande nationale, disponibilité des matières premières, préparation des entreprises, potentiel d’intégration, valeur ajoutée, création d’emplois, viabilité économique et possibilités d’exportation, notamment vers les marchés africains et arabes.
Pour piloter cette démarche, la proposition prévoit la création de sept commissions nationales associant administrations, institutions économiques, universités, centres de recherche et organisations professionnelles. Elles interviendraient dans le recensement industriel, la définition des priorités, la sous-traitance, l’investissement, le financement, la formation, la recherche, la qualité et le suivi des résultats. Aziz K.
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