Festival international de documentaire d’Ierapetra en Grèce : Djeddi, sacré du meilleur film

Le documentaire algéro-français Djeddi, réalisé par Jowan Le Besco et produit par Samira Clady, a remporté le Prix du meilleur film documentaire international au Festival d'Ierapetra en Grèce.
L'œuvre de 88 minutes rend hommage au centenaire Hadj Boukhani, gardien de la mémoire touarègue, dans le décor majestueux du Tassili N'Ajjer.
Le film explore les rituels sacrés et la transmission orale entre générations au cœur de la vallée d'Essendilène, loin du rythme du monde moderne.
Cette consécration internationale couronne plusieurs mois de tournage dans des conditions désertiques exigeantes et affirme le duo créateur sur la scène européenne.
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Le long-métrage documentaire algéro-français Djeddi, réalisé par Jowan Le Besco et co-produit par Samira Clady, s’est récemment vu décerner le Prix du meilleur film documentaire international lors du prestigieux Festival d’Ierapetra, en Grèce.
D’une haute portée philosophique, le documentaire Djeddi explore les rituels, les traditions orales et les secrets du désert. Bien plus qu’un simple témoignage, cette œuvre essentielle se fait la gardienne d’un savoir ancestral et immatériel, transmis précieusement depuis la nuit des temps des anciens aux nouvelles générations. Ainsi, le documentaire propose une immersion totale entre mémoire touarègue, passage du temps et transmission.
Une pépite cinématographique où le mutisme du désert devient, incontestablement, éloquent. Le film en question déploie sa narration dans le décor grandiose du Tassili N’Ajjer, véritable écrin naturel du Sahara algérien.
Hommage au regretté Hadj Boukhani -âgé de 107 ans- sage targui centenaire et gardien de la mémoire de son peuple, le film s’immerge dans son quotidien au cœur de la vallée d’Essendilène. Le documentaire y saisit avec une infinie pudeur le passage de relais des rituels sacrés et des récits oraux, unissant la mémoire des aînés à la ferveur de la jeunesse. En rupture totale avec le rythme effréné du monde moderne, Jowan Le Besco s’accorde à la temporalité suspendue du Sahara.
A travers ce long-métrage contemplatif de 88 minutes, il érige un sanctuaire pour un savoir ancestral immatériel. Un voyage suspendu où, entre ciel et roche, le grand silence du désert résonne comme l’écho de l’histoire.
Finalisé en 2025, le film documentaire Djeddi a entamé une tournée des festivals couronnée par un prix international en août 2026. Sa production et son tournage ont nécessité plusieurs mois de travail acharné sur le terrain, au cœur des conditions exigeantes du désert du Tassili N’Ajjer. Couronnés au festival d’Ierapetra, Jowan Le Besco et Samira Clady ont explicité leur démarche cinématographique, intimement liée à la considération des coutumes, à l’objectivité artistique et à l’expérience sensorielle du désert. En tant que productrice, Samira Clady a été la cheville ouvrière du projet en assurant le financement et la concrétisation du documentaire.
A travers la victoire de son film au Festival international de documentaire d’Ierapetra en Grèce, elle s’affirme comme un profil en pleine ascension. Elle n’a pas caché sa fierté de voir création collective, façonnée en étroite collaboration avec les habitants du Tassili, récompensée à l’échelle européenne. De son côté, le réalisateur franco-algérien Jowan Le Besco a souligné que Djeddi cherche à s’incliner devant la vérité du Sahara, plutôt qu’à imposer un discours didactique. Ce prix international se décline sous la forme d’un regard empreint de sobriété, centré sur le recueil de la parole touarégue.
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