L'Algérie et la Russie veulent élargir leur coopération à un nouveau domaine

La Russie et l'Algérie préparent une feuille de route pour une coopération à moyen terme dans la géologie et l'exploitation des ressources minières algériennes, annoncée par le ministre russe Alexandre Kozlov le 28 août 2026.
Cette coopération couvrira l'exploration des ressources minérales, le développement de nouvelles capacités et des programmes de formation pour les spécialistes algériens en sciences de la Terre.
L'Algérie dispose d'un potentiel important en uranium, cuivre et manganèse, et les entreprises russes apporteront leur expertise des études géologiques à l'estimation des réserves.
Ce volet minier s'inscrit dans le partenariat stratégique renforcé entre les deux pays, scellé par la rencontre entre Tebboune et Poutine à Moscou en juin 2026.
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La Russie et l’Algérie travaillent à une nouvelle étape de leur coopération dans le domaine de la géologie et de l’exploitation des ressources du sous-sol. Les deux pays préparent une feuille de route destinée à développer des projets communs autour de l’exploration et de la valorisation des ressources minières algériennes.
L’annonce a été faite ce vendredi 28 août 2026 par le ministre russe des Ressources naturelles, Alexandre Kozlov, avant la tenue du Forum économique oriental prévu à Vladivostok du 1er au 4 septembre.
Moscou et Alger veulent développer les connaissances géologiques et minières
Selon Alexandre Kozlov, les discussions entre les deux pays ont abouti à un accord sur la préparation d’un programme de coopération à moyen terme. « A la fin juin de cette année, nous avons convenu, lors d'une réunion du groupe de travail, de mettre en place une feuille de route pour la coopération dans le domaine de la géologie et de l'utilisation du sous-sol à moyen terme », a fait savoir le ministre russe.
Cette coopération doit notamment concerner l’exploration des ressources minérales en Algérie et le développement de nouvelles capacités dans ce secteur. Le ministre russe a précisé que les travaux porteront aussi sur des programmes de formation destinés aux spécialistes algériens des sciences de la Terre.
« Cette coopération comprend l'exploration et le développement de la base de ressources minérales en Algérie, ainsi que des programmes éducatifs communs visant à former et qualifier des spécialistes algériens dans les sciences de la Terre », a expliqué Alexandre Kozlov.
L’objectif est de renforcer les compétences locales et de favoriser l’échange d’expertise entre les deux pays. Les entreprises russes disposent notamment d’une expérience dans les études géologiques, allant des relevés régionaux jusqu’à l’évaluation précise des réserves minières.
L’Algérie met en avant son potentiel en uranium, cuivre et manganèse
La Russie considère l’Algérie comme un pays disposant d’un potentiel important dans le domaine minier. Alexandre Kozlov a cité plusieurs ressources présentes dans le sous-sol algérien, notamment l’uranium, le cuivre et le manganèse.
Les entreprises russes pourraient apporter leurs services dans différentes étapes des projets, depuis les premières campagnes d’exploration jusqu’à l’estimation des réserves exploitables. Cette approche vise à mieux identifier les ressources disponibles et à accompagner leur développement.
Cette coopération s’inscrit dans un rapprochement plus large entre Alger et Moscou. À la mi-juin, le président algérien Abdelmadjid Tebboune et son homologue russe Vladimir Poutine se sont rencontrés à Moscou. Les deux dirigeants ont signé une déclaration commune définissant plusieurs axes de coopération bilatérale.
Vladimir Poutine avait alors estimé que cette déclaration sur le renforcement du partenariat stratégique entre les deux pays « ouvrira une nouvelle étape plus avancée » dans les relations russo-algériennes.
La mise en place de cette feuille de route dans le secteur minier représente un nouveau volet de cette relation, avec un intérêt particulier pour les ressources naturelles et la formation des compétences nécessaires à leur exploitation. Les prochaines discussions devraient préciser les projets concernés et les modalités concrètes de cette coopération.