Société

Tafraoui (Oran) : Le projet d’aménagement de la micro-zone d’activités piétine

Par R. O.3 min de lecture
Tafraoui (Oran) : Le projet d’aménagement de la micro-zone d’activités piétine
Résumé IA

Le projet d'aménagement d'une micro-zone d'activités de 5 hectares à Tafraoui (Oran), lancé il y a trois ans, est à l'arrêt depuis que le bureau d'études chargé du suivi a cessé sa mission en juillet 2023.

La DUAC a mis en demeure le prestataire défaillant sous peine de sanctions, mais le chantier reste bloqué, privant de jeunes entrepreneurs déjà sélectionnés de l'installation prévue sur des parcelles de 200 à 500 m².

Ces porteurs de projets, soutenus par des dispositifs d'aide à l'emploi, risquent de perdre leurs subventions si les délais ne sont pas respectés, tandis que les élus locaux réclament un nouveau calendrier pour ce projet financé par des deniers publics.

Quatre autres micro-zones similaires sont en cours de développement à Béthioua, Mers El Hadjadj, Aïn El Bia et Misserghine dans le même cadre global.

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Lancé il y a trois ans par la Direction de l’urbanisme, de l’architecture et de la construction (DUAC) d’Oran, le projet d’aménagement d’une micro-zone d’activités à Tafraoui piétine. La raison : le bureau d’études mandaté pour le suivi des travaux, contractuellement lié depuis juillet 2023, a cessé d’exercer sa mission, bloquant de fait l’avancement du chantier.

Face à cette défaillance, la DUAC a adressé une mise en demeure au prestataire, lui enjoignant de reprendre immédiatement ses fonctions. A défaut, des sanctions prévues par la réglementation seront appliquées. Le projet, lui, reste d’envergure. Sur une emprise de 5 ha, il s’agit de sortir de terre une plateforme industrielle clé en main : viabilisation complète (électricité, gaz, eau, assainissement), voirie bitumée, parkings, éclairage public, clôture et signalétique. Les parcelles, de 200 à 500 m², sont destinées aux jeunes porteurs de projets soutenus par les dispositifs d’aide à l’emploi. L’ambition affichée est de créer un écosystème favorable aux startups et PME, avec à la clé des emplois et de la valeur ajoutée locale.
La gestion locative des espaces reviendra à la société de gestion des zones industrielles, tandis que l’accompagnement des promoteurs sera assuré par l’ANSDE. Pour les jeunes entrepreneurs de la région, ce retard est vécu comme une impatience. Plusieurs d’entre eux, déjà sélectionnés dans le cadre des dispositifs d’aide à l’emploi, avaient engagé des démarches administratives et financières en vue de s’installer sur la zone. Ils expriment aujourd’hui leur impatience face à l’incertitude qui pèse sur le calendrier de livraison, certains évoquant même un risque de voir leurs subventions conditionnées à des délais qu’ils ne pourront plus respecter.
Du côté des élus locaux, l’impatience gagne du terrain. Un élu de l’Assemblée populaire communale a récemment réclamé un nouveau planning. Selon lui, ce genre de retard n’est pas acceptable pour un projet structurant financé par des deniers publics, et il appelle le bureau d’études à éviter que de tels déboires ne se reproduisent sur les autres micro-zones en cours de développement. Ce projet s’inscrit dans un plan plus large : quatre autres micro-zones similaires sont en cours à Béthioua, Mers El Hadjadj, Aïn El Bia et Misserghine. Tafraoui aspire à sortir de l’immobilisme. 

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