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Impasse des négociations entre les États-Unis et l’Iran : Les prix du pétrole volatils

Par Zhor Hadjam3 min de lecture
Impasse des négociations entre les États-Unis et l’Iran : Les prix du pétrole volatils
Résumé IA

Les prix du pétrole ont de nouveau progressé en raison de l'impasse des pourparlers entre les États-Unis et l'Iran et des perturbations du détroit d'Ormuz.

Le Brent s'échangeait autour de 89 dollars le baril et le WTI au-dessus de 83 dollars, affichant des baisses hebdomadaires respectives de 5,1% et 4,5%.

Les États-Unis ont annoncé leurs « sanctions les plus sévères de l'histoire » contre l'Iran, tandis que le blocus naval et l'opération « Exclusion économique » restent pleinement en vigueur.

Le trafic dans le détroit d'Ormuz, par lequel transite 20 % du pétrole mondial, demeure bien inférieur aux niveaux d'avant-guerre, poussant le Premier ministre qatari à se rendre à Téhéran.

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El Watan

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Les prix du pétrole ont de nouveau progressé, hier, après plusieurs séances de fortes baisses, en raison de l’impasse dans les pourparlers diplomatiques entre les Etats-Unis et l’Iran, et de la perturbation continue des flux énergétiques transitant par le détroit d’Ormuz.

Une volatilité qui perdure depuis le début du conflit. Hier, en cours de cotation matinale, le Brent s’échangeait autour de 89 dollars le baril, alors que le prix du West Texas Intermediate (WTI) s’affichait au-dessus de 83 dollars le baril. Les deux indices de référence évoluaient vers une nouvelle baisse hebdomadaire, le Brent reculant de 5,1% et le WTI de 4,5%.
Les Etats-Unis ont annoncé en début de semaine ce qu’ils ont qualifié de «sanctions les plus sévères de l’histoire» contre l’Iran. Téhéran a déclaré que ces sanctions constituaient un «acte inhumain et hostile», et qu’elles avaient perdu toute efficacité.
Les résultats attendus de l’opération «Exclusion économique» sont remis en question par certains observateurs, la coopération de la Chine étant cruciale compte tenu de son statut de principal partenaire commercial de l’Iran. Or, la Chine ne coopère pas vraiment. En effet, elle a affirmé à plusieurs reprises que les sanctions ne constituent pas le moyen le plus efficace d’induire un changement politique, note Oil Price.

Blocage du trafic

Le Wall Street Journal a rapporté en début de semaine que l’administration Trump avait répété aux parties médiatrices qu’elle n’avait aucune intention de revenir aux termes du cessez-le-feu conclu entre les Etats-Unis et l’Iran en juin. D’après les informations relayées par Oil Price, l’administration Trump et le président lui-même semblent privilégier les pressions économiques.
«Comme l’a déclaré le Président, aucune discussion n’est en cours ni prévue avec la République islamique d’Iran», a affirmé la porte-parole de la Maison-Blanche, Anna Kelly, citée par le Wall Street Journal. «Le blocus naval reste pleinement en vigueur, et l’opération ‘Exclusion économique’ est en cours afin de couper les derniers liens économiques qui soutiennent le régime», a ajouté la même source. Dans ce contexte, le Premier ministre du Qatar a rencontré, jeudi à Téhéran, de hauts dirigeants iraniens, soulignant l’importance de rétablir la navigation libre sur cette voie navigable internationale telle qu’elle était avant la guerre.
Le trafic des pétroliers dans le détroit d’Ormuz, par lequel transite 20% de l’approvisionnement mondial en pétrole, demeure, selon les rapports des sociétés de suivi maritime, bien inférieur à ce qu’il était avant la guerre.

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