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Le complot

Par El yazid Dib3 min de lecture
Le complot
Résumé IA

Un auteur algérien dénonce une origine criminelle et délibérée derrière les incendies qui ravagent le pays, causant des pertes humaines, animales et végétales irréversibles.

L'État et la société civile se sont mobilisés pour assister les sinistrés, malgré des lourdeurs bureaucratiques qui entravent l'indemnisation des victimes.

L'auteur appelle le gouvernement à élaborer un programme efficient de gestion des risques majeurs, en s'inspirant des mécanismes opérationnels utilisés à l'étranger.

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Le Quotidien d'Oran

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Le feu n’est ni un amusement, ni un grain de folie. S’il y a volonté délibérée d’enflammer le pays, c’est que le complot est établi. Ceux qui rigolent face à cette théorie et la méprisent, croyant porter ainsi atteinte à l’Etat algérien, n’ont d’œil que dans la haine alèrgérique et l’aigreur algérophobique.

Des corps sont calcinés qu’ils soient de l’espèce humaine, animale ou végétale. Tout est perdu. Les vies à jamais. La désolation paysagère remplit de consternation tous les cœurs épris de mansuétude. Voir des hommes lutter à mains nues contre la voracité des flammes, des femmes à l’appui, des brebis brûlées, des volatiles incinérés, des chaumières ravagées, l’on ne peut absoudre l’acte générateur, qui n’est que criminel. La simultanéité du temps et de l’espace n’est pas le fait d’un hasard fortuit. Tout transcende vers la préméditation. Il n’y a rien de solide pour incriminer une réaction naturelle. Enfin peu importe en priorité l’identité de l’auteur. L’essentiel est dans la présence de l’élan d’assistance et de solidarité. Dans la prise en charge des victimes, l’Etat avec tous ses démembrements politiques, civils et militaires ne semble pas faillir à ses devoirs républicains. Tous ont été mobilisés à côté de braves citoyens.

Cependant face à ce désastre populaire, l’administration doit casser tous les verrous bureaucratiques tendant à indemniser les sinistrés. La réglementation à ce propos est draconienne et exige ou des titres de propriété ou des contrats d’assurance ou des factures d’achat, que les intéressés ne peuvent, parfois, fournir. Une clause exceptionnelle pour une catastrophe exceptionnelle reste la règle du bon sens.

Le seul défi qui se hisse maintenant devant le gouvernement c’est d’analyser la situation, en tirer les conséquences et établir pour exécution un programme viable et efficient de gestion des risques majeurs. Se faire assurer de bons mécanismes opérationnels à même de prévenir de telles tragédies. Sachant que des calamités «naturelles» surviennent en tout temps et dans n’importe quel pays, la mise en œuvre des mêmes dispositifs adoptés ailleurs ferait enrichir la réflexion.

Si l’arbre a brûlé, d’autres arbres, plus fruitiers, plus ombrageux, plus fertiles naîtront des profondes racines. L’Algérie, encore une fois, n’est pas à négocier, ni par le feu, ni par la menace. Tout doit converger vers l’unité de son peuple, alerte et conscient du danger qui se répète. Le sol des martyrs ne saura devenir stérile et survivra à tous les aléas. Des desseins malfaisants aux complots mal tissés.

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