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L’Iran résiste

Par Mohamed Mehdi6 min de lecture
L’Iran résiste
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Le Trésor américain sanctionne la Banque Misr aux Émirats pour avoir facilité 1,8 milliard de dollars de transactions pour 103 entreprises liées à l'Iran.

Le président iranien Pezeshkian reconnaît que les sanctions ont réduit les échanges de 25 à 35 % et annonce une hausse prochaine du prix de l'essence.

Au Liban, les frappes israéliennes ont fait 4 352 morts depuis mars, tandis que le chef du Hezbollah Naïm Qassem juge que les négociations ont légitimé l'agression.

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Le Quotidien d'Oran

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Le département du Trésor américain a imposé des sanctions contre la Banque Misr aux Émirats arabes unis l’accusant d’avoir effectué des transactions financières avec l’Iran. Le président iranien Massoud Pezeshkian a affirmé que les sanctions américaines nuisent à l’économie du pays. Au Liban, les bombardements israéliens se poursuivent, faisant 4.352 martyrs et 12.318 blessés depuis le 2 mars, selon un récent bilan du ministère libanais de la Santé, malgré l’engagement des autorités libanaises dans des «négociations» avec l’occupant sioniste. Pour le secrétaire général du Hezbollah ces négociations «n’ont pas arrêté la guerre, elles l’ont légitimée».

Le statut de «banque correspondante» sera révoqué pour Banque Misr Dans le cadre du renforcement des sanctions économiques contre l’Iran, le département du Trésor américain prévoit d’empêcher la Banque Misr aux Émirats arabes unis de maintenir des comptes de correspondant auprès d’institutions financières américaines, accusant l’établissement bancaire égyptien de faciliter des transactions au profit de dizaines d’entreprises iraniennes, a rapporté Al Jazeera. Le Financial Crimes Enforcement Network (FinCEN) a annoncé, vendredi, un projet de réglementation visant à «révoquer l’accès de la Banque Misr (opérant aux Emirats, ndlr) aux services de banque correspondante aux États-Unis», l’accusant d’avoir «traité des transactions d’une valeur d’environ 1,8 milliard de dollars pour 103 entreprises, potentiellement liées aux réseaux bancaires parallèles iraniens, entre janvier 2024 et juin 2026», selon le communiqué du département du Trésor américain.

 Le communiqué décrit Banque Misr comme «un maillon essentiel de l’accès du régime iranien aux dollars», affirmant que certains de ses clients sont des «sociétés écrans utilisées par le ministère iranien de la Défense et le Corps des gardiens de la révolution islamique» pour contourner les sanctions américaines. Réagissant aux mesures américaines la concernant, Banque Misr a indiqué, samedi dans un communiqué, qu’elle examine la «notification du Trésor américain relative aux restrictions imposées aux services de banque correspondante en dollars fournis par les institutions financières américaines à sa succursale aux Émirats arabes unis», réaffirmant son « plein respect des cadres réglementaires et juridiques applicables» et son «engagement à se conformer à toutes les lois, réglementations, instructions et contrôles de surveillance en vigueur». La banque a également souligné que cette mesure réglementaire se limite à la succursale de Banque Misr aux Émirats arabes unis et ne s’étend pas à ses activités en Égypte ni dans aucun autre pays où elle est présente.

Pezeshkian: Les sanctions américaines affectent l’économie iranienne

Dans une interview accordée vendredi soir à la télévision d’État, le président iranien Massoud Pezeshkian a affirmé que les sanctions américaines imposées à son pays nuisent à l’économie iranienne, exprimant son étonnement contre ceux qui affirment que ces restrictions sont «totalement inefficaces».

«Certains disent que les sanctions sont totalement inefficaces. Je ne sais vraiment pas quoi leur répondre. Nous sommes en état de guerre et nous devons accepter les conditions qu’elle impose», a déclaré Pezeshkian, selon des propos rapportés par Al Jazeera. Le président iranien a indiqué que «les exportations et les importations ont baissé respectivement de 25% à 35%» ces derniers mois, ajoutant que les prix de l’essence devraient à terme augmenter «pour compenser le déclin des échanges commerciaux». «Nous devons augmenter le prix du troisième palier de rationnement de l’essence… par exemple, qui passera de 5.000 à 10.000 tomans (environ 0,036 à 0,73 dollar US, ndlr)», précisant que l’Iran applique plusieurs prix subventionnés pour l’essence, qui varient en fonction du niveau de consommation.

 De son côté, le gouvernement iranien a déclaré que l’exécutif s’attache à «résoudre les problèmes économiques, en tenant compte des difficultés du quotidien, des pressions exercées par les sanctions injustes et des conséquences des conflits récents» rapporte la même source.

Hezbollah: Les négociations ont légitimé l’agression sioniste

L’armée d’occupation israélienne poursuit toujours ses attaques contre les villes du sud du Liban, augmentant le nombre de victimes à 4.352 martyrs et 12.318 blessés depuis le début de l’agression sioniste, selon le dernier bilan publié par le ministère libanais de la Santé concernant la période du 2 mars au 28 août. Selon Al Jazeera, citant le quotidien israélien Maariv, l’armée sioniste n’entend pas se retirer des hauteurs d’Ali al-Taher et du Sud-Liban, alors que le processus de négociation mené sous l’égide de Washington prévoit un retrait des forces israéliennes du territoire libanais.

 Dans une allocution télévisée, le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Qassem, a déclaré vendredi que le gouvernement libanais, en optant pour des négociations directes avec Israël a choisi une voie « déshonorante pour le Liban », considérant que ces négociations «n’ont pas mis fin à la guerre, mais l’ont au contraire légitimée ». Qassem a accusé les autorités libanaises de faire payer au pays «un prix lors des négociations pour se maintenir au pouvoir et apaiser les États-Unis, complices d’Israël». Rappelant l’engagement du parti envers l’accord du 27 novembre 2024, le SG du Hezbollah affirme qu’il «ne veut pas la guerre», mais qu’il reste en «état de confrontation», exprimant sa volonté est mettre en œuvre l’accord de cessez-le-feu « dans le cadre de la résolution 1701 (du 11 août 2006, qui prévoit le retrait des forces israéliennes du Sud-Liban, ndlr) et rien d’autre ».

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