L’aide aux victimes au rendez-vous à Oran

La wilaya d'Oran s'est mobilisée vendredi et samedi en faveur des sinistrés des incendies ayant ravagé Jijel et d'autres wilayas de l'Est.
Des points de collecte improvisés ont vu le jour dans plusieurs quartiers (Boulevard des Lions, Akid Lotfi, La Lofa), attirant des centaines de donateurs encadrés par des bénévoles.
Vivres, vêtements, couches et produits d'hygiène étaient chargés dans des camions par des volontaires qui, via des lives sur les réseaux sociaux, réclamaient davantage de moyens de transport.
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El Watan
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Oran
De notre bureau
Hier et avant-hier, la wilaya d’Oran était sur le qui-vive, vivant au rythme de la solidarité, populaire et nationale, au profit des sinistrés des incendies de Jijel et des autres wilayas de l’Est. Disséminés à travers plusieurs quartiers, des points de collecte ont été aménagés, presque à l’improviste, et les gens, en grand nombre, les ont investis, chargeant les camions, en partance pour les wilayas endeuillées, de vivres et de vêtements.
Au boulevard des Lions, Hasanoui, Akid Lotfi (à l’est) ou encore à Es-Senia, La Lofa (au sud-ouest), la même ambiance de solidarité était constatée. Des bénévoles, femmes et hommes, à la fleur de l’âge, se sont naturellement dévoués pour réguler l’afflux ininterrompu des donateurs. Ainsi, vendredi dernier, au soir, le quartier d’Akid Lotfi était quasiment bouclé tant l’engouement de la population a dépassé l’entendement, des gens, par centaines, s’y étant rendus les bras chargés de fardeaux d’eau, de vêtements, de couches, etc. Hier, vers 13h, la même ambiance, grégaire et conviviale, a eu lieu au quartier de La Lofa. Conscients de l’engouement sans pareil qui prédominait dans les points de collecte, certains des donateurs ont eu la présence de se rendre sur les lieux les mains vides, se renseignant d’abord auprès des bénévoles sur les produits nécessaires pour les populations sinistrés, et qui faisaient défaut. «S’il vous plaît, ne ramenez pas de fardeaux d’eau, nous en avons en grande quantité.
En revanche, nous manquons de couches et de produits d’hygiène (savons ou autres), apportez-nous en si vous pouvez», rétorque un des bénévoles. La procession de voitures, en file indienne, était impressionnante. Chacune des voitures était drapée de l’emblème national.
Les bénévoles ont su réguler la circulation si bien qu’aucun encombrement de la route n’a été à déplorer. Lorsqu’une voiture arrivait sur les lieux, elle était accueillie par les youyous de la foule. Les bénévoles s’affairaient alors à ouvrir le coffre du véhicule, et charger les camions des vivres et vêtements qu’il contenait. Certains d’entre eux, vêtus de gilets fluorescents, s’éloignaient du secteur pour guider, le cas échéant, les automobilistes qui s’étaient perdus en chemin, ou n’avaient pas trouvé l’emplacement du point de collecte. Concernant les vivres apportées, il y avait de tout : des produits alimentaires (sucre, huile, semoule, lait, boîtes de conserve), des produits d’entretien (savon, couches), des produits pharmaceutiques (sérum, alcool, compresses). D’autres bénévoles, armés de leurs smartphones, filmaient les scènes de solidarité dans des vidéos postées en direct afin de sensibiliser davantage.
Le camion mobilisé ne tardant à être chargé, ces derniers, via leur «live», ont appelé les pouvoirs publics ou les âmes charitables à leur envoyer, séance tenante, un autre camion. «C’est la moindre des choses que nous puissions faire pour nos frères de l’Est. Les incendies ont peut-être cessé mais les sinistrés n’ont pas fini de panser leurs plaies. Nous sommes là pour les assister», dira en conclusion un bénévole.
Akram El Kébir
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