Hydrocarbures, pétrochimie, hélium : Sonatrach renforce son partenariat avec le Chinois Sinopec

Sonatrach et Sinopec ont signé un nouveau protocole d'entente le 28 août 2026 à Pékin pour élargir leur coopération aux hydrocarbures non conventionnels, à la pétrochimie, à l'hélium et aux énergies renouvelables.
Cet accord prolonge le protocole de 2024 et l'évaluation conjointe des bassins de Gourrara et Berkin lancée en 2025, où Sinopec s'engage à assumer les investissements et les risques pour accélérer la production.
L'hélium constitue un volet prioritaire avec une production algérienne actuelle de 11 millions de m³ par an et des réserves estimées à 8 milliards de m³, dans un contexte de demande mondiale croissante.
La coopération couvre également l'ingénierie pétrolière, les nouvelles technologies et le développement des compétences pour consolider le partenariat sur l'ensemble de la chaîne de valeur.
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Un nouveau protocole d'entente a été signé entre le groupe pétrolier algérien Sonatrach et la société chinoise Sinopec, élargissant le champ de leur coopération bilatérale à de nouveaux segments de l'industrie des hydrocarbures. Les deux parties ont convenu d'examiner des possibilités de collaboration dans des domaines complémentaires à ceux déjà explorés lors des précédents cycles de négociations.
Le protocole d'entente a été signé vendredi 28 août 2026 à Pékin entre Sonatrach et Sinopec. La cérémonie de signature s'est déroulée en marge de la visite du PDG de Sonatrach, Noureddine Daoudi, accompagné d'une délégation de haut niveau. Selon le communiqué publié par Sonatrach sur son site internet, les domaines de coopération concernent les hydrocarbures conventionnels et non conventionnels, le développement des réservoirs complexes, la pétrochimie et l'hélium. Le texte évoque également l'ingénierie pétrolière, les énergies renouvelables, les nouvelles technologies associées et le développement des compétences.
Cet accord s'inscrit dans la continuité des travaux engagés depuis le protocole d'entente signé en 2024 entre les deux groupes. Les résultats de cette première phase ont permis d'identifier des opportunités d'intérêt mutuel et de concrétiser des actions communes. Le protocole de 2026 a pour objectif de consolider les relations entre les deux compagnies et d'étendre leur partenariat à l'ensemble de la chaîne de valeur des hydrocarbures, en explorant de nouvelles pistes de collaboration.
Les hydrocarbures non conventionnels au cœur des négociations
En 2025, Sonatrach et Sinopec ont signé un protocole d'accord pour évaluer les réservoirs d'hydrocarbures non conventionnels dans les bassins de Gourrara et Berkin. Ces zones suscitent également l'intérêt des sociétés américaines ExxonMobil et Chevron. En juillet 2025, le directeur général de Sinopec, Xue Weisong, a déclaré que son groupe était disposé à faire le premier pas, à assumer les investissements et les risques, tout en mettant en place avec Sonatrach un mécanisme de coopération clair, stable et efficace. Il a précisé que cette approche permettrait d'accélérer le projet et de débuter la production dans les meilleurs délais.
L'exploitation des hydrocarbures non conventionnels constitue un enjeu pour le renouvellement des ressources énergétiques de l'Algérie. Le pays cherche à pallier le recul des découvertes conventionnelles et l'épuisement progressif des gisements en activité depuis plusieurs décennies. L'évaluation des réserves dans les bassins de Gourrara et Berkin s'inscrit dans cette dynamique.
L'hélium, un volet prioritaire du nouvel accord
Le protocole d'entente signé le 28 août 2026 inclut explicitement la coopération dans le secteur de l'hélium. La production actuelle de Sonatrach atteint 11 millions de m³ par an. Le pays détient des réserves estimées à 8 milliards de m³, dont la valorisation fait l'objet d'efforts soutenus de la part du groupe public. La demande mondiale de l'hélium est en hausse, portée par le développement des nouvelles technologies, tandis que l'offre tend à se resserrer.
La coopération avec Sinopec dans ce segment pourrait renforcer la position de l'Algérie sur le marché international de l'hélium. L'accord prévoit l'examen de possibilités de collaboration dans les projets liés à ce produit, ainsi que dans la pétrochimie et le développement des réservoirs complexes.