Tourisme : l’Algérie veut séduire les investisseurs saoudiens

La Fédération nationale des hôteliers et de tourisme algériens appelle à renforcer la coopération touristique avec l'Arabie saoudite en attirant des investissements dans l'hôtellerie et les territoires touristiques.
Les projets proposés couvrent le littoral méditerranéen, les régions steppiques comme Djelfa et le Sahara, avec des resorts, des marinas, de l'écotourisme et des circuits combinant plusieurs régions.
Au-delà du financement, le partenariat envisagé porterait aussi sur la formation, la digitalisation, la création d'emplois et le développement durable, en s'appuyant sur l'expérience saoudienne dans les grands projets touristiques.
Publié par
ObservAlgérie
Publié le
Article Original
Contenu complet de la source
L’Algérie souhaite renforcer sa coopération touristique avec l’Arabie saoudite en attirant davantage d’investisseurs vers son secteur hôtelier et ses différents territoires touristiques. La Fédération nationale des hôteliers et de tourisme estime que le pays dispose de nombreux atouts pour développer de nouveaux projets, du littoral méditerranéen jusqu’au Sahara.
Dans son communiqué, la Fédération nationale des hôteliers et de tourisme appelle à renforcer les relations entre l’Algérie et l’Arabie saoudite, notamment à travers l’investissement dans le tourisme. Le littoral algérien figure parmi les principales pistes évoquées. Avec ses plages, ses paysages naturels, ses ports et son patrimoine culturel, l’Algérie possède un potentiel qui pourrait permettre de développer davantage le tourisme maritime.
La fédération cite plusieurs domaines susceptibles d’intéresser les investisseurs saoudiens : hôtels, resorts, ports de plaisance, marinas, activités nautiques, croisières, plongée sous-marine ou encore pêche sportive. Le tourisme familial et l’écotourisme côtier font également partie des activités identifiées comme pouvant être développées dans différentes régions du pays.
Selon les professionnels du secteur, l’expérience acquise par l’Arabie saoudite dans les grands projets touristiques pourrait contribuer à accélérer la réalisation de nouvelles infrastructures en Algérie.
Des opportunités au-delà des destinations balnéaires
La stratégie proposée ne se limite pas aux régions côtières. La Fédération nationale des hôteliers et de tourisme met aussi en avant le potentiel de l’intérieur du pays. La région de Djelfa et les territoires steppiques pourraient notamment accueillir des projets liés au tourisme de nature, au patrimoine et à la découverte. Les paysages, la faune, les traditions pastorales et la culture locale constituent autant d’éléments susceptibles d’être intégrés dans de nouvelles offres touristiques.
La fédération propose aussi de développer des circuits reliant plusieurs régions. Un même séjour pourrait ainsi associer une étape balnéaire sur le littoral méditerranéen, une découverte des territoires intérieurs et une expérience dans le Sahara algérien.
L’objectif serait notamment d’allonger la durée des séjours et de répartir les investissements ainsi que leurs retombées économiques sur plusieurs régions.
Vers un partenariat touristique entre Alger et Riyad
Pour les hôteliers algériens, la coopération avec l’Arabie saoudite pourrait dépasser la seule question du financement. Ils évoquent un partenariat portant également sur la formation, la digitalisation, la création d’emplois et le développement durable.
La fédération considère que les deux pays disposent de ressources complémentaires. L’Algérie possède de vastes territoires, un patrimoine diversifié et des ressources touristiques encore peu exploitées, tandis que l’Arabie saoudite dispose d’une expérience grandissante dans les grands projets touristiques et d’une capacité d’investissement importante.
À travers cette approche, les professionnels algériens souhaitent faire du tourisme un nouveau pont économique entre Alger et Riyad. De la Méditerranée au Sahara, l’enjeu consiste désormais à transformer ce potentiel en projets concrets capables de renforcer l’attractivité touristique de l’Algérie et de diversifier les investissements dans le secteur.