À Jijel, un policier meurt en héros en secourant des familles piégées par les flammes

Un policier a péri en tentant de secourir des familles piégées par les flammes lors d'un mariage à Jijel, où un adolescent et ses deux tantes ont été grièvement brûlés.
Le président Tebboune a rendu visite aux rescapés hospitalisés à Zéralda, dont un habitant de Béjaïa et un automobiliste de Taher qui ont échappé de justesse aux incendies.
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TSA Algérie
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Ils étaient en voiture, à la maison ou dans une fête de mariage lorsque des incendies d’une rare violence se sont déclenchés. Si certains ont pu échapper par miracle à la mort, d’autres ont péri carbonisés dans les gigantesques langues de flammes.
Samedi 29 août, le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, s’est rendu au chevet des rescapés, à l’Hôpital Dr Saïd-Chibane, des Grands Brûlés, à Zéralda (côte Ouest d’Alger).
Il a pris des nouvelles de chaque patient. Les récits de ces brûlés sont glaçants. Avec une sacrée dose de courage et malgré leurs douleurs, ils ont raconté ce moment fatidique où leur vie a basculé.
Un policier décède en sauvant la vie des autres
Un mariage à Jijel. La fête bat son plein. Un cortège s’ébranle pour aller chercher la mariée. Les invités qui en font partie ne le savent pas encore, mais ils vont échapper au drame.
Ceux restés sur place, dont un adolescent et ses deux tantes paternelles, vont vivre l’enfer. Abderezak, c’est son nom, est encore sous le choc. Il a les jambes et les bras brûlés.
Dans le service d’à côté, ses deux tantes souffrent également de brûlures. L’une d’elles, la gorge nouée par l’émotion, déroule la trame du drame : « Nous étions en train de célébrer un mariage quand le brasier s’est soudain allumé. Pris en tenaille, nous avons tenté de fuir, mais le feu nous encerclait de toute part. Un policier, arrivé à la rescousse, a tenté de nous apporter aide et assistance, mais il a trouvé la mort sur place. »
Une voiture transformée en torche
Autre témoignage : celui de cet habitant de la commune de Darguina (wilaya de Béjaïa) qui souffre de brûlures aux mains et au visage. « Les feux soufflaient entre 120 et 140 km/h. Les pompiers n’ont pu rien faire », relate-t-il.
Un autre récit poignant : celui de ce père de famille qui se trouvait au mauvais moment, au mauvais endroit. Il roulait dans sa voiture à Taher (wilaya de Jijel), en compagnie de deux personnes, quand il s’est retrouvé subitement au milieu d’un gigantesque brasier. Ce citoyen a eu beaucoup de chance. Il a pu fuir et n’est brûlé qu’à 20 %, selon le médecin de l’hôpital de Zéralda où il est pris en charge.
Tous ces survivants gardent un atroce souvenir de ce jour funeste où leur vie a basculé, sans crier gare, emportant les êtres chers à leur cœur, et leur infligeant de graves brûlures causées par ces incendies meurtriers.
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