Société

Incendies à Bejaia : cette veuve du village d’Aït Idris a tout perdu

Par Kenza Adil3 min de lecture
Incendies à Bejaia : cette veuve du village d’Aït Idris a tout perdu
Résumé IA

Une veuve de 70 ans du village d'Aït Idris, près de Béjaïa, a perdu sa maison et tous ses biens dans les récents incendies qui ont ravagé la région.

Atteinte d'une maladie cardiaque, elle a également vu son cheptel, unique source de revenus, partir en fumée, la laissant sans aucune ressource.

Des jeunes bénévoles du village lancent un appel à la solidarité pour l'aider à reconstruire son foyer détruit par les flammes.

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Village Aït Idris, commune de Taskriout, à 60 km à l’est de de Béjaïa. Une scène difficile à soutenir. Celle d’une septuagénaire au regard désabusé, qui se tient debout au milieu des décombres noircis de ce qui fut sa maison, son foyer, sa vie et dont plus rien ne subsiste hormis les murs calcinés et des amas de cendres.

Meubles, vêtements, photos, argent, ustensiles du cuisine… tous les biens accumulés au fil des années sont partis en fumée, en quelques minutes lors des derniers incendies qui ont endeuillé les wilayas de Bejaia, de Jijel et de Tizi-Ouzou.

Incendies à Bejaia : le témoignage poignant d’une vive qui tout perdu

La tragédie ne s’arrête pas là. La sinistrée a les traits marqués par la catastrophe. Sa tête est enveloppée d’un foulard d’où pend une tranche de citron, probablement pour atténuer une forte migraine.

La tragédie ne s’arrête pas à la perte de son toit. La pauvre femme est veuve et a de sérieux problèmes de santé. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, elle a vu son petit cheptel disparaître dans les flammes.  

« Je n’ai plus rien, plus rien ! Je suis veuve, je souffre d’une maladie cardiaque, et mes bêtes, dont je tirai ma subsistance, ont été brûlées.  Où puiser le courage pour faire face à cette situation ? Avec quoi je vais réparer tout ça ? » lance la vielle femme, le regard perdu dans les vestiges de son foyer réduit en cendres.

Appel à la solidarité

Un groupe de jeunes volontaires du village d’Aït Idris qui lui a rendu visite et qui a recueilli son témoignage, lance un appel à la solidarité. « Ceux qui veulent nous aider à lui rebâtir sa maison, veuillez nous contacter ou vous rapprocher de notre bureau. Main dans la main, on pourra reconstruire cette maison détruite ».

Au lendemain des violents incendies qui ont ravagé habitations et forêts laissant derrière eux un paysage de désolation et de nombreuses familles sans toit et sans ressources, la solidarité est plus que jamais de mise.

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