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Présidentielle 2027 : les accords franco-algériens de 1968 font leur retour dans le débat

Par Mohamed Rahmani4 min de lecture
Présidentielle 2027 : les accords franco-algériens de 1968 font leur retour dans le débat
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Édouard Philippe, candidat à la présidentielle 2027, a annoncé vouloir dénoncer les accords franco-algériens de 1968 pour durcir la politique migratoire française.

L'ancien Premier ministre justifie cette position par des relations "extrêmement difficiles" avec Alger et refuse que les Algériens bénéficient de conditions plus favorables que les autres étrangers.

Ce dossier s'impose comme un marqueur de sa campagne pour rassembler la droite et le centre, tout en conservant certaines voies d'immigration jugées utiles à l'économie.

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ObservAlgérie

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Les accords franco-algériens de 1968 s’invitent de nouveau dans le débat politique français à l’approche de la présidentielle de 2027. Édouard Philippe a annoncé vouloir revoir le cadre qui régit certaines conditions applicables aux ressortissants algériens en France, dans le cadre d’une politique migratoire qu’il souhaite plus ferme.

L’ancien Premier ministre et candidat à l’élection présidentielle s’est exprimé dimanche 30 août sur BFMTV, en marge de la rentrée politique de Gérald Darmanin à Tourcoing. Interrogé sur sa vision des relations entre la France et l’Algérie, il a notamment évoqué la possibilité de dénoncer les accords franco-algériens de 1968.

Signés entre la France et l’Algérie en 1968, ces accords encadrent notamment les conditions de circulation, de séjour et d’emploi des ressortissants algériens en France. Leur régime juridique diffère sur plusieurs points de celui applicable aux ressortissants d'autres pays. Cette situation alimente depuis plusieurs années des débats politiques sur la politique migratoire française et sur les relations entre Paris et Alger.

Édouard Philippe veut durcir la politique migratoire

Lors de son entretien, Édouard Philippe a défendu une politique migratoire "plus forte". Il souhaite notamment modifier certaines règles concernant le regroupement familial et s’est déclaré favorable à une dénonciation des accords franco-algériens de 1968.

L’ancien chef du gouvernement a justifié cette position par l’évolution des relations entre les deux pays. Il a décrit la relation actuelle avec l’Algérie comme "extrêmement difficile" et estimé qu’il ne voyait pas pourquoi les citoyens algériens devraient bénéficier de conditions plus favorables que les autres étrangers.

Le dossier s’invite déjà dans la présidentielle de 2027

La question des accords franco-algériens de 1968 pourrait prendre davantage de place dans la campagne présidentielle à mesure que les candidats préciseront leurs programmes sur l’immigration et les relations avec l’Algérie. Pour Édouard Philippe, le sujet accompagne une volonté affichée de renforcer la politique migratoire tout en conservant certaines voies d’immigration qu’il juge utiles à l’économie française.

Cette position intervient alors que l’ancien Premier ministre cherche aussi à rassembler la droite et le centre autour de sa candidature. Il estime que cette recomposition politique sera nécessaire pour faire émerger une majorité après l’élection présidentielle.

Par ailleurs, le débat sur les accords franco-algériens de 1968 pourrait ainsi devenir l’un des marqueurs des discussions sur l’immigration à l’approche de 2027, alors que les contours précis du projet d’Édouard Philippe restent encore à détailler.

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