Nouvelle attaque américaine contre l’Iran qui riposte

Les États-Unis ont frappé l'île iranienne de Larak, provoquant une riposte des Gardiens de la Révolution contre les bases jordaniennes du roi Hussein et d'Al Azraq où stationnent des soldats américains.
Donald Trump a menacé de répondre à cette attaque, tandis que les Gardiens de la Révolution ont averti qu'un superpétrolier avait pris feu après avoir heurté des mines dans le détroit d'Ormuz.
Le baril de Brent a dépassé 90 dollars en réaction, et au sommet de l'OCS, Pezeshkian a rencontré Modi pour discuter du détroit d'Ormuz et du port de Chabahar.
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Le Quotidien d'Oran
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Les Gardiens de la Révolution iraniens (CGRI) ont immédiatement promis des représailles, déclarant que la frappe américaine avait tué et blessé des combattants et des civils iraniens.
Le porte-parole des CGRI, Sardar Mohebi, a accusé les États-Unis d’avoir commis une « erreur stratégique et fatale ».
Plus tard, les CGRI ont affirmé avoir lancé des missiles balistiques sur deux bases jordaniennes, du roi Hussein et Al Azraq, abritant des forces américaines.
Selon le CGRI, les frappes ont « détruit les infrastructures techniques et de réparation, ainsi que les sites de déploiement de chasseurs ennemis, infligeant des dégâts considérables », promettant des « ripostes encore plus dévastatrices à chaque attaque ennemi », conclut la déclaration.
Alors que le CENTCOM a minimisé l’impact de la riposte iranienne, le président américain Donald Trump a menacé, lors d’un entretien téléphonique avec Fox News, de « répondre à l’attaque iranienne contre les forces américaines en Jordanie ».
Par ailleurs, dans une autre déclaration reprise par la télévision d’Etat iranienne, les CGRI ont annoncé qu’un superpétrolier a pris feu et s’est immobilisé après avoir heurté deux mines marines dans la partie sud du détroit d’Ormuz, mettant en garde les compagnies maritimes à « ne pas se laisser abuser par les incitations de l’armée américaine ».
Le communiqué ajoute que le pétrolier tentait de traverser le détroit illégalement, avertissant que tout autre navire violant les règles de sécurité iraniennes subirait le même sort.
Le pétrole bondit après l’attaque américaine
Les prix du pétrole ont bondi de plus de 2%, le Brent repassant la barre des 90 dollars le baril, après l’attaque américaine sur l’île iranienne de Larak dimanche soir. Al Jazeera English (AJE) rapporte que le prix du Brent a grimpé de 2,22 dollars, soit 2,52 %, passant à 90,32 dollars le baril à 22h02 GMT, tandis que le WTI américain s’établissait à 85,41 dollars le baril, en hausse de 2,01 dollars, soit 2,41 %. Pour Bloomberg, cette hausse marque « la fin de plusieurs semaines de calme relatif sur le front militaire », estimant que « toute reprise durable des hostilités risque d’entraîner une hausse des coûts de l’énergie et d’alimenter l’inflation, ce qui inquiéterait les investisseurs internationaux et compliquerait la tâche des Républicains pour conserver le contrôle du Congrès lors des élections de mi-mandat de novembre ».
Bloomberg note que l’attaque américaine, la première action militaire contre l’Iran depuis fin juillet, intervient alors que le président Donald Trump a opté pour « une campagne de pression économique visant à obtenir des concessions de Téhéran », soulignant que « les pays liés à Téhéran ont jusqu’à présent ignoré les menaces de sanctions, et les analystes se sont montrés peu convaincus par les premières actions américaines ».
Pezeshkian rencontre Modi en marge du Sommet de Shanghai
« Nous sommes prêts à renforcer notre coopération avec l’Inde malgré les pressions », a déclaré le président iranien, Massoud Pezeshkian lors de sa rencontre avec le Premier ministre indien, Narendra Modi, en marge du Sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) qui se tient depuis hier au Kirghizistan. « Nous poursuivons nos efforts pour parvenir à un accord et nous sommes convaincus que la poursuite de la guerre n’est pas dans notre intérêt, ni dans celui de la région », a ajouté Pezeshkian, soulignant que son pays « ne souhaite jamais la guerre », mais « qu’il est de notre responsabilité de protéger notre peuple du danger et de l’insécurité et de créer les conditions nécessaires à la paix, à la stabilité et à la sécurité ». Il a également rappelé que l’Iran a respecté ses « engagements dans le cadre du Mémorandum d’entente, malheureusement, la partie américaine n’a pas rempli ses obligations ».
Selon des rapports de presse, lors de leurs entretiens, Pezeshkian et Modi ont évoqué la coopération maritime relative au détroit d’Ormuz et les progrès de la coopération au port de Chabahar. « Le port de Chabahar est situé dans le sud-est de l’Iran et dispose d’un terminal et l’Inde a investi au moins 120 millions de dollars pour l’équiper. Une dérogation aux sanctions américaines imposées à ce projet a expiré dimanche », écrit AJE. « Nous souhaitons élargir et diversifier nos échanges commerciaux dans les années à venir. Nous avons discuté de la situation actuelle dans la région. L’Inde continuera de soutenir tous les efforts visant à garantir une paix durable », a déclaré Modi dans une publication sur X.