Économie

Voitures : une nouvelle réglementation chinoise menace les importations algériennes

Par Ali Idir3 min de lecture
Voitures : une nouvelle réglementation chinoise menace les importations algériennes
Résumé IA

La Chine met en place une nouvelle réglementation pour lutter contre l’exportation de véhicules neufs déclarés comme d’occasion afin d’éviter des avantages fiscaux et de gonfler les chiffres de vente. À partir du 1er janvier 2026, les véhicules à kilométrage nul seront considérés comme neufs pendant les 180 jours suivant leur immatriculation, et les constructeurs devront garantir le service après-vente et communiquer les points de service disponibles. Cette mesure pourrait freiner les importations algériennes en provenance de Chine, augmenter les prix et obliger les autorités à vérifier la conformité des véhicules importés comme réellement neufs.

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À peine découverte en Algérie, la filière d’importation de véhicules de Chine risque déjà de se tarir. La faute à une décision du gouvernement chinois destinée à lutter contre les malversations et des pratiques d’évasion fiscale des exportateurs locaux.

Comme le rapporte l’agence AP vendredi 14 novembre, la pratique ciblée par les autorités chinoises est celle qui consiste à exporter des véhicules neufs tout en les déclarant comme étant d’occasion.

Une pratique qui permettait à des constructeurs automobiles de gonfler leur chiffre de vente et de bénéficier de réductions d’impôts et autres avantages. La nouvelle réglementation stipule que les véhicules à kilométrage nul sont considérés comme neufs dans les 180 jours suivant leur immatriculation.

La pratique fausse les données de vente, donnant l’illusion d’écouler davantage de stocks excédentaires. Le ministère chinois du Commerce a souligné un autre problème : les acheteurs étrangers de ces véhicules ont souvent des difficultés à obtenir un service après-vente ou des pièces détachées, “ce qui nuit à l’image de marque de certains constructeurs chinois qui militent pour un encadrement plus strict des exportations”.

Véhicules importés de Chine : ce qui pourrait changer 

La nouvelle réglementation vise ainsi la falsification des documents d’immatriculation et d’exportation, ainsi que les infractions à la réglementation en Chine et dans les pays importateurs. Les nouvelles dispositions entreront en vigueur à partir du 1er janvier 2026.

À partir de cette date, les constructeurs seront tenus en outre de fournir des garanties formelles concernant le service après-vente et des informations sur les points de service disponibles. La nouvelle réglementation est publiée sur le site du ministère chinois du Commerce.

Le marché algérien risque d’être fortement impacté par les nouvelles mesures chinoises. Depuis quelques mois, les importations de ce pays ont explosé, notamment des véhicules de moins de trois ans d’âge. La première conséquence pourrait être une hausse de leurs prix sur le marché algérien et la réduction du nombre de voitures importées de Chine.

La décision de Pékin jette le doute sur la qualité des voitures importées de l’Empire du milieu. S’il y a tricherie en amont sur l’année de mise en circulation, les autorités devraient lancer des enquêtes sur ces importations afin de vérifier la conformité des véhicules importés s’ils sont vraiment neufs ou déclarés comme tels.

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