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Le dispositif participatif enclenché

Par Djaâfar Tamani•5 min de lecture
Brifa
Le dispositif participatif enclenché
Résumé IA

Les partis politiques et collectifs indépendants se préparent activement aux élections locales du 28 novembre en constituant leurs listes de candidatures pour les assemblées communales et de wilaya.

Face au recul de leur base militante, les formations politiques s'ouvrent largement à la société civile et au mouvement associatif, dont les membres connaissent les réalités locales et ont obtenu des résultats encourageants aux législatives de juillet.

Le défi majeur consiste à transformer les doléances citoyennes en engagement concret, en privilégiant l'action de terrain sur les promesses, alors que les plateformes numériques ont exposé les défaillances de la gestion locale lors des campagnes précédentes.

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Les partis politiques, auxquels se joindront les collectifs indépendants, se mettent en ordre de marche, avec en ligne de mire les élections locales fixées au 28 novembre prochain.

Après une phase de restructuration et de redéploiement de leurs instances locales, les différents acteurs politiques entrent de plain-pied dans le processus électoral, en esquissant les premiers contours des listes de candidatures à même de remporter les suffrages des électeurs, et de leur assurer une présence, sinon la présidence des assemblées communales et de wilaya.

En raison de la baisse d’activité et du recul organique des formations politiques observés ces dernières années, parfois en lien avec les décisions de non-participation à plusieurs scrutins, la quête des candidatures les plus porteuses ne se limitera sans doute pas à la base militante, et opérera une large ouverture en direction de la société civile. Une perspective avantageuse pour la collectivité qui pourra s’identifier et affirmer sa présence au rendez-vous électoral, avec l’aspiration à un renouveau dans la vie locale.

Les animateurs des organisations sociales et du mouvement associatif présentent l’avantage d’avoir une parfaite connaissance du cadre de vie des citoyens, et de pouvoir identifier leurs attentes et leurs requêtes pour les avoir régulièrement portées devant les autorités locales, dont précisément les assemblées élues. Leur participation aux élections législatives de juillet dernier était souvent couronnée de succès, validant la stratégie des partis politiques qui ont pu augmenter leur potentiel électoral et renforcer leur intégration dans la vie institutionnelle. S’agissant de l’élection des membres des APC et APW, l’élaboration du programme électoral ne peut être entreprise sans mettre à plat les questions posées dans les circonscriptions respectives et en relation avec le développement local.

Les engagements les plus pragmatiques, les mieux adaptés aux réalités vécues, constituent la base de toute démarche visant à recueillir l’adhésion des électeurs et à les amener à exprimer leur voix le jour du vote. Cette étape laborieuse et décisive de constitution des listes de candidatures et de mise en place du programme de campagne posera les jalons de la participation au scrutin. En prospectant les meilleurs profils pour consolider leur offre électorale et mieux appréhender l’épreuve des urnes, les partis politiques et les initiateurs des listes indépendantes œuvrent à raffermir la dynamique participative parmi les électeurs, de laquelle résulteront la légitimité et la représentativité indispensables à l’action des futures équipes qui présideront aux destinées des assemblées locales.

Un renouvellement des pratiques politiques est en train de s’opérer à la base en raison de la prise de conscience, de plus en plus aiguë, de l’importance de privilégier l’action de terrain sur la construction et la multiplication des discours, du caractère prioritaire et impérieux de la prise en charge des opérations élémentaires ayant un impact direct sur les conditions de vie des citoyens. Alors que les élections précédentes concernaient l’accès à la députation et au mandat de législateur, les plateformes numériques répondaient avec force et substance aux annonces de candidatures, souvent agrémentées de promesses illusoires, en publiant des séquences de la vie quotidienne dans les villes comme en zones rurales, où les voies d’accès sont à l’abandon et l’environnement en décrépitude.

La campagne électorale corroborait les affirmations exprimées sur les nouveaux canaux de communication, dès lors qu’elle mettait en scène des candidats évoluant dans un cadre de vie où les défaillances de la gestion locale étaient palpables, allant du désordre urbain, au manque d’hygiène et d’entretien des structures et des équipements publics. Le défi pour les élections locales est de passer de la posture de la requête et des doléances à l’engagement dans la vie publique et politique.

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