Dialogue politique et coopération économique au menu : Le chef de la diplomatie allemande en visite en Algérie

Le ministre allemand des Affaires étrangères Johann Wadephul entame une visite à Alger, après une halte en Tunisie, à la tête d'une forte délégation économique pour renforcer le partenariat bilatéral.
Les discussions porteront sur la concrétisation de projets dans l'énergie, notamment le gaz naturel et le corridor d'hydrogène vert SoutH2, ainsi que sur l'exploitation minière et les métaux critiques.
L'Algérie, considérée comme un fournisseur énergétique fiable, cherche aussi l'expertise allemande pour développer les biotechnologies, les start-up et la robotique afin de moderniser son tissu industriel.
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Le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, entame, depuis hier, une tournée maghrébine à la tête d’une forte délégation composée, notamment, d’acteurs économiques. Après une halte en Tunisie, il arrive à Alger où il examinera, avec les hauts responsables algériens, les moyens de renforcer les relations algéro-allemandes.
Avant de quitter son pays, le chef de la diplomatie allemande avait déjà résumé l’objectif de cette tournée. «Nous exploiterons ainsi ensemble les opportunités d’une coopération rapprochée : depuis notre investiture, nous avons intensifié les échanges entre nos pays. Je renouerai à ces échanges étroits par ma visite. Car nous partageons avec la Tunisie et l’Algérie des intérêts centraux en matière d’économie et de politique de sécurité», déclare-t-il.
Et d’ajouter : «En ce qui concerne la coopération économique justement, nous avons beaucoup à nous offrir mutuellement afin de créer davantage de croissance et de prospérité. Ensemble, nous sommes en mesure de faire de la Méditerranée un espace de puissance entre nos continents.»
L’Algérie, fournisseur «fiable» de l’énergie
Les relations de partenariat algéro-allemandes, comme l’avait souligné, fin juillet dernier, le président Abdelmadjid Tebboune, «ont atteint un niveau d’excellence, grâce aux projets en cours de lancement dans de nombreux domaines», et cette visite est une opportunité pour concrétiser les engagements pris par les dirigeants des deux pays.
Et l’Algérie, fournisseur «fiable de l’énergie à l’Europe», aspire, comme l’a affirmé le chef de l’Etat, à bénéficier du soutien de l’Allemagne pour développer plusieurs domaines économiques nécessitant de la haute technologie. «Aujourd’hui, l’Algérie poursuit son développement et aspire à s’ouvrir à de nouveaux domaines, à l’instar du développement de la production de médicaments très spécialisés, en tirant profit de l’expérience allemande très avancée dans ce domaine», avait-il déclaré, rappelant avoir récemment présidé la cérémonie de pose de la première pierre du projet de réalisation de l’Institut algérien de thérapie cellulaire et génique.
Les deux pays avait déjà défini les priorités de la coopération bilatérale. Il y a d’abord le gaz naturel et la sécurité énergétique européenne et l’Algérie a confirmé son rôle de fournisseur fiable et stratégique pour l’Union européenne. Il est question aussi de la production de l’hydrogène vert en réalisant le Corridor SoutH2, reliant l’Afrique du Nord à l’Allemagne, via l’Italie et l’Autriche.
Dans le secteur minier et les métaux critiques, l’Allemagne compte apporter son expertise technologique pour l’extraction et la transformation locale du fer, du phosphate, du zinc et du plomb. En ce qui concerne l’innovation et la technologie, les deux pays avaient décidé aussi d’élargir leur coopération au secteur des start-up et de la robotique pour moderniser le tissu industriel.
A l’occasion de cette visite de Johann Wadephul, le dialogue sera, sans doute, axé sur la concrétisation de ces projections.
Madjid Makedhi
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