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Reprise des hostilités entre les états-unis et l’Iran : «Plusieurs morts et blessés parmi les militaires et les civils», selon Téhéran

Par M. B.•6 min de lecture
Brifa
Reprise des hostilités entre les états-unis et l’Iran : «Plusieurs morts et blessés parmi les militaires et les civils», selon Téhéran
Résumé IA

Les États-Unis ont frappé dimanche soir deux lanceurs iraniens sur l'île de Larak dans le détroit d'Ormuz, tuant deux membres des Gardiens de la Révolution et en blessant deux autres, justifiant l'action par une menace imminente de minage maritime.

En représailles, l'Iran a lancé des drones et missiles balistiques contre des bases américaines aux Émirats et en Jordanie, revendiquant de lourds dégâts, tandis qu'Abou Dhabi dément toute attaque et affirme avoir intercepté un drone iranien.

Téhéran condamne fermement la violation de sa souveraineté et revendique plusieurs morts et blessés parmi les militaires et civils iraniens, invoquant la légitime défense pour justifier ses frappes sur les installations américaines.

Donald Trump a diffusé sur Truth Social une vidéo générée par IA affirmant que l'île pétrolière de Kharg est «réduite en miettes», mais les autorités iraniennes démentent toute attaque et assurent que la situation y est normale.

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Après plusieurs semaines d’accalmie dans le conflit qui oppose depuis six mois Washington et Téhéran, les Etats-Unis ont mené des frappes dimanches soir contre des cibles iraniennes.

«Les forces américaines ont frappé deux lanceurs iraniens sur l’île de Larak», dans le détroit d’Ormuz, a déclaré le porte-parole du Commandement central de l’armée américaine pour le Moyen-Orient (Centcom), Tim Hawkins, dans un communiqué transmis à l’AFP. Cette offensive a fait deux morts et deux blessés côté iranien, d’après l’agence Tasnim. Pour justifier cette reprise des hostilités, le responsable américain a soutenu que des membres «des forces des Gardiens de la Révolution islamique ont été observés en train de se préparer à lancer des roquettes chargées de mines marines».

Dans un message posté hier sur la plateforme X, le Commandement central américain a indiqué que «les forces américaines ont entrepris une action limitée et précise contre les forces de minage du Corps des gardiens de la révolution islamique», arguant du fait que ces manœuvres du CGRI «représentent une menace imminente dans le détroit d’Ormuz». Le Centcom a ajouté que son intervention se bornait à écarter une «menace» et «l’armée américaine l’a éliminée pour protéger les marins civils, la navigation commerciale et le libre flux du commerce mondial». Selon l’AFP, «la marine des Gardiens de la révolution a affirmé qu’un ‘‘superpétrolier voyou’’ avait heurté deux mines navales lors d’une tentative ‘‘illégale’’ de franchir le détroit, provoquant un incendie à bord ».

L’Iran attaque des bases US en Jordanie et aux émirats

En représailles aux frappes américaines, l’Iran dit avoir mené des attaques contre des cibles US en Jordanie et aux Emirats arabes unis.

Selon un communiqué de l’armée iranienne cité par l’agence Irna, les forces de la République islamique ont déclenché des salves de tirs à l’aide de drones contre une base américaine aux Emirats «en réponse à la mort de membres du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) et de civils lors de l’attaque américaine de dimanche contre l’île de Larak, en Iran».

«Dès les premières heures du matin (lundi 31 août, ndlr), l’armée de la République islamique d’Iran a pris pour cible, à l’aide de dizaines de drones explosifs, des sites abritant des hélicoptères et du personnel militaires américains à la base d’Al Minhad, aux Emirats arabes unis», précise le même texte.
Toutefois, le ministère de la Défense des Emirats arabes unis «a démenti ces informations concernant l’attaque de la base aérienne, les qualifiant de fausses», rapporte Reuters. La même autorité a affirmé via un communiqué que l’armée de l’air émiratie «a intercepté un drone au-dessus de ses eaux territoriales, provenant d’Iran».

Pour ce qui est des opérations militaires contre des cibles américaines en Jordanie, le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a fait savoir d’après l’agence Irna que «sa Force aérospatiale a mené une opération combinée de missiles et de drones contre deux bases aériennes américaines en Jordanie», précisant que cette offensive «visait les infrastructures techniques et de maintenance ainsi que les zones où étaient stationnés des avions de chasse ennemis sur les bases aériennes du roi Hussein et d’Al Azraq». Des «missiles balistiques ont été utilisés lors de cette opération», ajoute le CGRI, et assure que «ces attaques ont infligé de lourds dégâts aux cibles».

Trump publie une vidéo générée par l’IA

De son côté, le ministère iranien des Affaires étrangères s’est fendu d’un communiqué où il a «fermement condamné» les raids américains de dimanche soir. Téhéran insiste sur le fait que «l’armée américaine a violé la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale de l’Iran en attaquant certaines parties de l’île de Larak, faisant plusieurs morts et blessés parmi les militaires et les civils iraniens et causant des dégâts aux biens publics et privés». Le communiqué souligne que les forces armées iraniennes ont pris pour cible «des bases militaires américaines en Jordanie» en plaidant «la légitime défense».

Dans la guerre de communication que se livrent en parallèle Téhéran et Washington, Donald Trump a publié une courte vidéo sur son compte Truth Social où il est question d’une attaque contre une île iranienne, près du détroit d’Ormuz, et l’accompagnant de ce message laconique : «L’île de Kharg est réduite en miettes». D’après Reuters, cette vidéo a été «générée par IA», l’agence signalant dans la foulée que « plusieurs heures après cette publication, rien ne prouvait que Kharg ait été attaquée».

La même source précise que cette île abrite un important «centre pétrolier» qui «assurait 90% des exportations pétrolières de l’Iran avant la guerre». «Les tweets de Trump sont risibles et la situation à Kharg est calme et normale», a commenté Hamid Bovard, directeur général de la Compagnie nationale iranienne du pétrole, cité par Reuters.

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