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Étudiants étrangers : le Canada augmente le montant exigé pour le permis d'études

Par Ali Aomar•5 min de lecture
Brifa
Étudiants étrangers : le Canada augmente le montant exigé pour le permis d'études
Résumé IA

Le Canada porte à 23 448 $ le montant minimal de subsistance annuelle exigé d’un étudiant étranger seul hors Québec pour les demandes déposées depuis le 1er septembre 2026, le Québec appliquant son propre seuil à 24 617 $ depuis janvier.

Exigences fédérales (hors Québec) par taille de famille

PersonnesMontant annuel (CAD)
123 448
229 192
335 888
443 572
549 419
655 736
762 054
+1 par personne supplémentaire+6 318
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Les étudiants étrangers qui souhaitent poursuivre leurs études au Canada doivent désormais prévoir davantage de ressources financières. Une nouvelle grille entre en vigueur ce mardi 1er septembre et concerne les demandes de permis d’études déposées à partir de cette date. Le changement concerne plusieurs catégories de demandeurs et modifie le montant minimal à justifier pour couvrir les dépenses sur place.

Le montant minimum passe à 23 448 dollars canadiens

A partir du 1er septembre 2026, les étudiants étrangers qui déposent une demande de permis d’études pour une province ou un territoire canadien autre que le Québec doivent démontrer qu’ils disposent de 23 448 dollars canadiens par an pour couvrir leurs frais de subsistance s’ils voyagent seuls. Le précédent seuil était fixé à 22 895 dollars, soit une augmentation de 553 dollars, équivalente à environ 2,4 %.

Cette somme correspond uniquement aux frais de subsistance. Elle ne comprend ni les droits de scolarité ni les frais de transport entre le pays d’origine et le Canada. Les candidats doivent donc disposer de ressources suffisantes pour couvrir l’ensemble de ces dépenses et pas uniquement le nouveau montant fixé pour les frais de subsistance.

La nouvelle règle s’applique aux demandes présentées à partir du 1er septembre 2026. Les dossiers déposés jusqu’au 31 août 2026 inclus restent soumis à l’ancien seuil de 22 895 dollars pour une personne seule.

Des montants plus élevés pour les étudiants accompagnés de leur famille

Le montant exigé augmente également en fonction du nombre de personnes composant la famille. Pour deux personnes, le seuil annuel est désormais de 29 192 dollars canadiens. Il atteint 35 888 dollars pour trois personnes et 43 572 dollars pour un foyer composé de quatre personnes.

Pour cinq personnes, le montant requis s’élève à 49 419 dollars, puis à 55 736 dollars pour six personnes et à 62 054 dollars pour sept personnes. Au-delà de sept membres, il faut ajouter 6 318 dollars canadiens par personne supplémentaire.

Pour les étudiants algériens qui envisagent de rejoindre le Canada, cette nouvelle grille implique donc de revoir le budget nécessaire avant de déposer une demande. L’exigence concerne les étudiants internationaux, quelle que soit leur nationalité, et s’inscrit dans les critères financiers appliqués par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC).

Le Québec applique une grille financière différente

Le Québec n’est pas soumis au même barème fédéral pour les frais de subsistance. Les étudiants étrangers qui souhaitent y poursuivre leurs études doivent notamment obtenir un Certificat d’acceptation du Québec (CAQ) et démontrer qu’ils disposent des ressources financières exigées par les autorités québécoises.

Pour une personne seule, le montant de référence au Québec est fixé à 24 617 dollars canadiens par an depuis le 1er janvier 2026. Ce seuil était auparavant fixé à 15 508 dollars, soit une augmentation de 9 109 dollars.

Au-delà du montant minimal destiné aux frais de subsistance, IRCC demande aux candidats de démontrer qu’ils peuvent financer leur première année d’études. Pour un programme d’une durée supérieure à un an, le demandeur doit également expliquer comment il compte financer l’ensemble de son parcours.

Les autorités peuvent notamment accepter des relevés bancaires, une preuve de prêt étudiant, une bourse d’études ou encore des documents attestant d’un soutien financier. IRCC précise par ailleurs que les candidats doivent prouver qu’ils disposent de ces ressources sans compter sur un emploi au Canada. L’objectif est de démontrer, avant l’arrivée sur le territoire canadien, que l’étudiant dispose des moyens nécessaires pour financer ses études, ses frais de subsistance et son transport.

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