Le jeune de Bouira et les autres...

Par El-Houari Dilmi•2 min de lecture
Brifa
Le jeune de Bouira et les autres...
Résumé IA

Un jeune de Bouira répare spontanément un climatiseur en panne à l'état civil, illustrant un civisme rare dans une société où l'indifférence prime.

L'auteur déplore que les Algériens négligent les gestes quotidiens de solidarité, comme nettoyer leur quartier ou signaler des délits, préférant l'attentisme.

Deux exemples frappants montrent cette dérive : des voisins ignorent un vol en plein jour, et un fils dissuade son père de dénoncer un dealer.

L'éducation civique incombe aux parents dès l'enfance, non à l'école, pour restaurer l'harmonie communautaire.

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Le Quotidien d'Oran

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« Le climatiseur est en panne ! » dit un préposé au guichet de l’état civil. Sans que personne ne le lui demande, notre jeune demande une échelle, l’escalade et répare le climatiseur en un rien de temps. L’art du travail bien fait. Le jeune homme reprend sa place dans la chaîne, et attend patiemment son tour avant d’arriver au guichet et obtenir le document pour lequel il était venu. L’histoire aurait pu s’arrêter là. Mais l’admiration qu’a suscitée son geste est venue rappeler, à nos consciences chloroformées, l’exception qui, dans « la normalité des choses » aurait dû être la règle. Pourtant, le beau geste du jeune de Bouira, n’a rien de chevaleresque dans une société où les gens vivent en parfaite harmonie avec les règles élémentaires de la civilité. Le vrai problème, c’est que tout le monde peut imiter le jeune de Bouira, comme nettoyer devant sa porte, déposer la poubelle au bon endroit, colmater un nid de poule dans son quartier sans attendre « El baylek », réparer une ampoule grillée dans la cage d’escalier. Habitué à cette mentalité de « tekhti rassi », l’Algérien ne trouve pas son bonheur ou plutôt son « compte » dans celui de son prochain. Cas concret : un locataire d’un immeuble s’est fait vider son appartement en pleine lumière du jour, sans qu’aucun voisin n’ait rien vu ni entendu ! Apprendre les bonnes règles pour une vie harmonieuse en communauté ne s’enseigne pas à l’école mais à la maison. C’est les parents qui apprennent les bonnes manières à leurs enfants quand ils sont tout petits. Autre exemple qui donne à réfléchir : un homme d’un certain âge a dénoncé un dealer qui vend la « mort en comprimé» devant sa maison, le soir, son propre fils est venu lui «conseiller» de s’occuper de ses propres oignons !

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