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2e édition du Salon international des médias d’Afrique à Dakar (SIMA) 2026 : L’Algérie, «invitée d’honneur Afrique»

Par M. F. Gaïdi•5 min de lecture
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2e édition du Salon international des médias d’Afrique à Dakar (SIMA) 2026 : L’Algérie, «invitée d’honneur Afrique»
Résumé IA

L’Algérie a été officiellement désignée « invité d’honneur Afrique » de la deuxième édition du Salon international des médias d’Afrique (SIMA), qui se tiendra du 8 au 11 octobre 2026 au Grand Théâtre Doudou Ndiaye Rose de Dakar.

L’invitation, adressée à Mohamed Baghali, directeur général de l’EPTV, lui confie la coordination de la participation médiatique algérienne dans un salon placé sous le thème « Bâtir un écosystème médiatique souverain et performant ».

L’Allemagne sera quant à elle l’invitée d’honneur pour l’Europe, conférant à cet événement une dimension intercontinentale réunissant professionnels, régulateurs, chercheurs et plateformes numériques.

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L’Algérie s’apprête à occuper une place de premier plan dans le paysage médiatique africain. En effet, elle a été officiellement désignée «invitée d’honneur Afrique» de la deuxième édition du Salon international des médias d’Afrique (SIMA), qui se tiendra du 8 au 11 octobre 2026 au Grand Théâtre Doudou Ndiaye Rose de Dakar, au Sénégal.

L’invitation officielle, adressée à Mohamed Baghali, directeur général de l’EPTV et président du groupement médiatique public algérien, émane de la Maison de la presse Babacar Touré, en partenariat avec le ministère sénégalais de la Communication, des Relations avec les institutions et le comité de pilotage du SIMA. Elle confie à la partie algérienne une responsabilité particulière de diriger et coordonner la participation médiatique de l’Algérie en sa qualité d’invitée d’honneur africaine. Outre le caractère protocolaire de cette invitation, le choix de l’Algérie apparaît comme un signal fort adressé à l’un des principaux acteurs médiatiques du continent. Dakar entend, ainsi, associer l’expérience et les compétences algériennes à un rendez-vous présenté comme un espace de référence pour les professionnels africains des médias. Dans sa correspondance, la partie sénégalaise souligne son «attachement à l’engagement panafricain et sa volonté d’élargir la portée continentale et internationale du SIMA». La présence de l’Algérie comme invitée d’honneur doit précisément contribuer à cette ambition, dans un contexte où les médias africains sont confrontés à de profondes mutations technologiques, économiques et éditoriales. Pour sa deuxième édition, le SIMA a retenu un thème particulièrement révélateur des préoccupations actuelles du secteur : «Bâtir un écosystème médiatique souverain et performant». Une orientation qui prolonge celle de la première édition, consacrée à «L’Afrique face aux nouveaux enjeux des médias», tout en approfondissant la question de la souveraineté médiatique. Pour les organisateurs, celle-ci ne saurait se réduire à la capacité des médias africains à maîtriser leurs propres récits. Elle implique, également, l’existence d’institutions de régulation solides, de modèles économiques viables et d’un environnement garantissant la protection des professionnels des médias. Cette approche place, ainsi, au cœur des débats des questions devenues déterminantes pour l’avenir du secteur, notamment la transformation numérique, la souveraineté des contenus, l’évolution des modèles économiques, la régulation, la protection des journalistes et l’adaptation des médias traditionnels à l’essor des plateformes numériques.

Dépasser le seul monde des médias

Le SIMA-2026 ambitionne, par ailleurs, de réunir un éventail particulièrement large d’acteurs. Selon les organisateurs, «professionnels de la presse écrite, de l’audiovisuel et de la presse en ligne, régulateurs, institutions publiques chargées de la communication, chercheurs et universitaires seront réunis aux côtés des représentants des plateformes numériques, producteurs de contenus culturels et créatifs, organisations professionnelles et syndicales, partenaires techniques et financiers, ainsi que de délégations institutionnelles africaines et internationales». L’objectif est, également, d’élargir sensiblement le nombre de pays représentés par rapport à la première édition, donnant au Salon une vocation de plateforme continentale de réflexion, de dialogue et de coopération autour des médias. Le dispositif retenu par les organisateurs traduit cette volonté d’ouverture. Si l’Algérie est appelée à représenter l’Afrique en tant qu’invitée d’honneur africaine, l’Allemagne a été désignée invitée d’honneur pour l’Europe. Une double distinction qui confère au rendez-vous dakarois une dimension dépassant les frontières du continent et ouvre la voie à des échanges entre expériences médiatiques africaines et européennes. 
La mission proposée à la direction générale de l’EPTV ne se limite pas à une participation institutionnelle. Les organisateurs sollicitent directement Mohamed Baghali afin qu’il coordonne la participation médiatique algérienne au Salon.

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