Remaniement ministériel partiel : Tebboune nomme quatre nouveaux ministres

Le président Tebboune a procédé hier à un remaniement partiel touchant les Finances, le Travail, l'Agriculture et la Communication, dans la perspective de la rentrée sociale et des chantiers économiques.
Mohamed-Lamine Lebbou, ex-gouverneur de la Banque d'Algérie, prend les Finances ; Mohamed Hattab, ancien wali et médiateur, le Travail ; Sid-Ali Khaldi, ex-ministre de la Jeunesse, l'Agriculture ; et Mohamed Bouslimani, cadre du secteur, revient à la Communication.
Ces nominations visent à renforcer la coordination monétaire-budgétaire, la sécurité alimentaire, la diversification économique et la transition numérique des médias traditionnels.
Publié par
El Watan
Publié le
Article Original
Contenu complet de la source
Le remaniement intervient dans un contexte marqué par la préparation de la rentrée sociale et les chantiers économiques et budgétaires du pays.
Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a opéré hier un remaniement ministériel partiel concernant quatre départements gouvernementaux : les Finances, le Travail, l’Emploi et la Sécurité sociale, l’Agriculture, le Développement rural et la Pêche, ainsi que la Communication. Un remaniement qui intervient dans un contexte marqué par la préparation de la rentrée sociale et les chantiers économiques et budgétaires du pays. Les nouveaux ministres sont Mohamed-Lamine Lebbou, ministre des Finances, Mohamed Hattab, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Sid-Ali Khaldi, ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, et Mohamed Bouslimani, ministre de la Communication.
Mohamed-Lamine Lebbou occupait jusque-là un autre poste de gouvernorat de la Banque d’Algérie, auquel il avait été appelé en février par le président Tebboune, en remplacement de Salah-Eddine Taleb. Natif de Annaba, Mohamed-Lamine Lebbou est un économiste et cadre du secteur financier. Il est titulaire d’une licence en sciences de gestion, option finances, obtenue à l’Université Badji-Mokhtar de Annaba, avant de poursuivre son parcours académique en France, à l’Université Lumière Lyon II, où il a décroché un magistère en économie du savoir et de la mondialisation. Il détient également un doctorat en sciences économiques ainsi qu’une habilitation universitaire dans la même spécialité. Sur le plan professionnel, il a exercé comme maître de conférences puis comme chef de département à la faculté des sciences économiques et des sciences de gestion de son université d’origine, entre 2014 et 2017, tout en menant des travaux de recherche et des missions de conseil auprès d’entreprises nationales et internationales.
«Stratégie de diversification économique»
Il a par la suite occupé plusieurs fonctions dirigeantes dans le secteur bancaire et industriel public, notamment à la tête de la BEA International Bank en France et de la Banque nationale d’Algérie, avant d’être désigné en septembre 2020 président du conseil d’administration d’Algerian Qatar Steel, joint-venture algéro-qatarie stratégique dans la sidérurgie. Son passage, même bref, à la tête de la Banque d’Algérie l’aura placé au cœur des enjeux de stabilité du dinar et de maîtrise de l’inflation. Sa nomination au ministère des Finances s’inscrit dans la continuité de ce profil technique, à un moment où l’Exécutif met l’accent sur la coordination entre «politique monétaire et politique budgétaire». Né le 16 mars 1983 à Alger, Sid-Ali Khaldi est avocat de formation. Il n’est pas un nouveau venu dans le staff gouvernemental : il avait déjà occupé, entre janvier 2020 et juillet 2021, le poste de ministre de la Jeunesse et des Sports. Son retour au gouvernement, cette fois à la tête d’un département très différent, l’Agriculture, le Développement rural et la Pêche, marque une nouvelle étape dans son parcours dans un secteur considéré par les autorités comme «l’un des piliers de la stratégie de diversification économique et de sécurité alimentaire du pays».
Mohamed Bouslimani, né le 25 novembre 1956 à Alger, est titulaire d’une licence en sciences politiques et de l’information. Il connaît bien le secteur de la communication, où il a fait l’essentiel de sa carrière, ayant notamment exercé les fonctions de secrétaire général du ministère entre 2011 et 2013.
Il avait déjà été nommé ministre de la Communication en novembre 2021, poste qu’il avait occupé jusqu’en juin 2023.
Son retour à ce portefeuille s’inscrit dans la continuité de ce profil de cadre expérimenté du secteur, alors que le ministère est régulièrement mobilisé sur les dossiers de régulation des médias et de transition numérique, où les médias traditionnels ont fait graduellement migrer «leur audience historique» vers leur «présence en ligne».
Les besoins de consommation du «contenu numérique» enregistrent une courbe d’évolution ascendante. Le quatrième portefeuille concerné par ce remaniement est celui du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, confié à Mohamed Hattab. Né le 29 octobre 1964 à Bordj Menaïel, dans la wilaya de Boumerdès, il a exercé comme chef de daïra à Gouraya, El Harrach ainsi qu’à Azzaba.
Il a ensuite été nommé secrétaire général de la wilaya de Sétif entre 2000 et 2005, avant de devenir wali délégué d’El Harrach de 2005 à 2010. Poursuivant son ascension, il occupe le poste de secrétaire général de la wilaya d’Alger de 2010 à 2013, puis celui de wali de Sidi Bel-Abbès entre 2013 et 2016.
Il est ensuite nommé wali de Béjaïa de 2016 à 2018. Il a été ministre de la Jeunesse et des Sports de 2018 à 2019 et nommé médiateur de la République en avril 2026.
Kamel Benelkadi
Posez votre question à la rédaction
Votre question…
Prénom ou pseudo *
Adresse e-mail * Votre e-mail ne sera pas publié.
Votre question * 0/1000
Envoyer Annuler