Lutte anti-drogue : l’Algérie crée une agence spéciale et une prison dans le désert

Le Haut conseil de sécurité algérien, réuni le 2 septembre sous la présidence de Tebboune, a décidé de créer un organe spécialisé dans la lutte antidrogue, sur le modèle de la DEA américaine.
Cette nouvelle agence s'accompagnera d'une prison de haute sécurité dans le désert du Sahara, à Tanezrouft, destinée aux barons de la drogue et aux trafiquants.
Le conseil a également insisté sur l'application de la peine de mort pour tous les crimes liés au narcotrafic, ainsi que pour les pyromanes responsables des récents incendies.
Tebboune avait demandé au ministre de la Justice de réviser le Code pénal avant le 15 septembre afin de réinstaurer l'exécution de la peine capitale.
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L’Algérie muscle son dispositif de lutte contre le trafic de stupéfiants qui a pris une ampleur considérable ces dernières années.
Réuni ce mercredi 2 septembre sous la présidence du président Abdelmadjid Tebboune, le Haut conseil de sécurité (HCS) a pris deux décisions majeures.
La première est la création d’un « organe de sécurité spécialisé, à l’instar de ce qui se fait dans de nombreux pays, comme les États-Unis » où cette tâche est confiée à la DEA 5 Drug Enforcement Administration), selon un communiqué de la présidence de la République.
Le Haut conseil de sécurité a également salué les « efforts déployés par l’Armée nationale populaire et les services de sécurité » dans la lutte contre les stupéfiants.
Algérie : une prison dans le désert pour les narcotrafiquants
La seconde mesure majeure prise par le HSC est de « transformer une caserne de l’Armée nationale populaire située dans le désert du Sahara, à Tanezrouft, en une prison de haute sécurité destinée aux barons de la drogue et aux trafiquants », selon la même source.
Sur les incendies qui ont endeuillé plusieurs wilayas de l’est et du centre du pays, le HCS a examiné l’état « d’avancement des enquêtes approfondies, à la fois scientifiques et de sécurité, menées par la Gendarmerie et la Sûreté nationales qui vont les résultats de leurs investigations lors d’une réunion conjointe », selon la même source.
Le Haut conseil de sécurité a souligné la « nécessité d’appliquer la peine de mort dans tous les cas liés à ce type de crime. »
Dimanche, le président Tebboune a demandé au ministre de la Justice de procéder à la révision du Code pénal avant le 15 septembre afin de réinstaurer l’exécution de la peine de mort contre les pyromanes.
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