Dévoilant sa vision 2030 pour le MENA : Hyundai place l’Algérie au cœur de ses ambitions

Hyundai Motor Group a dévoilé à Séoul sa stratégie MENA 2030 plaçant l’Algérie au cœur de ses ambitions industrielles africaines.
Le constructeur coréen investira plus de 400 millions de dollars via un partenariat avec Majestic Autos pour une usine à Relizane, ex-site Volkswagen, visant 50 000 véhicules par an dès 2027.
La production démarrera par des SUV compacts et utilitaires légers avant d’intégrer citadines et modèles électriques, pour servir le marché local et l’Afrique dont la demande atteint 1,05 million d’unités annuelles.
Tarek Ismail Mosaad, patron régional de Hyundai, a été nommé à la tête de l’AAAM pour 2026‑2028, renforçant la coordination continentale autour de ce projet.
Publié par
El Watan
Publié le
Article Original
Contenu complet de la source
Annoncé par la direction du groupe coréen à Séoul, le projet d’une usine de production automobile Hyundai en Algérie prend une nouvelle dimension et s’inscrit désormais dans une stratégie régionale à l’horizon 2030.
Avec un démarrage de production attendue début 2027, Hyundai entend faire de l’Algérie l’un de ses nouveaux points d’ancrage industriels en Afrique. L’annonce est intervenue cette semaine à l’occasion du Hyundai Investor Day 2026 organisé dans la capitale sud coréenne Séoul. José Muñoz, CEO de Hyundai Motor Group (Hyundai+Kia), a dans ce sillage identifié la région MENA comme l’un des relais de croissance et des marchés les plus rentables du groupe. L’ambition étant de porter la production mondiale à 5,5 millions de véhicules par an d’ici 2030, avec une montée en puissance des capacités dans plusieurs régions, dont l’Afrique du Nord.
Dans cette nouvelle carte industrielle, Hyundai prévoit en effet d’investir en Algérie plus de 400 millions de dollars à travers un partenariat avec Majestic Autos, groupe algéro-omanais. Le futur site devrait atteindre une capacité de 50 000 véhicules par an durant sa phase de plein exploitation. Le terrain de l’ancienne usine Volkswagen à Relizane figure parmi les options les plus envisagées, offrant au constructeur un environnement industriel et des infrastructures susceptibles de faciliter le démarrage. L’accord de principe avait déjà été avancé en mai dernier, à la suite des discussions entre les autorités algériennes et le groupe Hyundai à travers son partenaire omanais Bahwan Saud. Désormais, le calendrier se précise et rapproche le constructeur coréen d’un retour industriel en Algérie, plusieurs années après son retrait du marché de l’assemblage local.
Une fois le site industriel lancé, la production devrait commencer avec des SUV compacts accessibles et des véhicules utilitaires légers, avant de s’élargir aux citadines et, à terme, aux modèles électriques. Hormis l’objectif de satisfaire le marché local, le site pourrait servir, comme annoncé par les responsables du groupe, de plateforme pour accompagner un marché africain dont la demande est estimée à environ 1,05 million de véhicules par an.
Nomination
C’est précisément sur cette dimension continentale que la récente nomination, à la tête de l’African Association of Automotive Manufacturers (AAAM) du CEO du groupe Hyundai pour la région MENA Tarek Ismail Mosaad, prend toute sa portée. Cette responsabilité pour une période de deux années (2026-2028) place l’actuel patron régional de Hyundai au cœur des discussions sur l’avenir de l’industrie automobile africaine. Mosaad devra défendre une meilleure coordination entre gouvernements, constructeurs, équipementiers, institutions financières et partenaires au développement pour transformer le potentiel du continent en véritable industrie automobile.
Son intérêt particulier pour l’Algérie n’est d’ailleurs pas nouveau. En septembre 2025, dans un entretien accordé à El Watan (voir l’édition du 6 septembre 2025) en marge de la participation de Hyundai à la 4e édition de la foire intra-africaine (IATF), le patron régional du groupe avait évoqué les grandes ambitions de Hyundai dans le pays. La séquence actuelle donne donc une cohérence nouvelle à ses déclarations. Entre la stratégie MENA 2030 du groupe, l’investissement de plus de 400 millions de dollars dans l’usine algérienne, Hyundai semble bien partie pour faire de l’Algérie un marché à fort potentiel.
Posez votre question à la rédaction
Votre question…
Prénom ou pseudo *
Adresse e-mail * Votre e-mail ne sera pas publié.
Votre question * 0/1000
Envoyer Annuler