Optimisation de la gouvernance locale

La création d'un ministère délégué chargé des Collectivités locales auprès du ministère de l'Intérieur vise à renforcer la coordination entre l'administration centrale et les exécutifs locaux pour améliorer la gouvernance territoriale.
Ce nouveau dispositif s'accompagne de la révision du code communal et de wilaya, qui conférera aux élus locaux le rôle d'acteurs du développement, ainsi que d'une adaptation de la fiscalité locale attendue pour optimiser la gestion des affaires publiques.
Les élections locales prévues le 28 novembre prochain devront permettre l'installation de nouvelles équipes compétentes, capables de relever les défis du développement local, notamment l'aménagement des zones d'activité, la relance de l'urbanisme et la modernisation du transport public.
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La création d’un ministère délégué chargé des Collectivités locales auprès du ministère de l’Intérieur représente une véritable opportunité pour hisser la gouvernance locale au niveau de performance attendu par les citoyens.
En intégrant l’impérieuse nécessité d’apporter une plus grande coordination et une meilleure supervision de la gestion des affaires locales, le rythme du développement dans les collectivités territoriales connaîtra une dynamique nouvelle, favorisée par la mise en place de mécanismes améliorés de communication et de concertation entre l’administration centrale et les exécutifs locaux. En première ligne dans la mise en œuvre des opérations destinées à l’amélioration du cadre de vie des habitants, les membres des assemblées locales ont souvent pour seul interlocuteur l’administration de wilaya, les différentes directions ainsi que le wali, afin d’exposer les aléas rencontrés sur le terrain, entre insuffisance du budget, du personnel, ou l’absence d’inscription de projets dans divers secteurs aussi névralgiques que ceux de l’hydraulique, des travaux publics ou de la santé de proximité.
La création d’emplois et de richesse, dans le cadre de la diversification de l’économie, revêt un caractère prioritaire dans la vie nationale. Il a été décidé dans cette optique, ces dernières années, l’aménagement de mini-zones d’activités au niveau des communes, à l’effet d’encourager l’installation des projets d’investissement, notamment à l’initiative des jeunes entrepreneurs. Ce programme mérite un premier bilan pour évaluer son taux d’exécution et examiner les contraintes signalées dans les localités, en lien avec la mobilisation des budgets de viabilisation ou la délimitation des terrains. Ce dossier est rarement évoqué lors des réunions ou des sessions regroupant l’administration locale avec les élus, alors même que le marasme économique, avec ses incidences sociales inéluctables, est relevé dans nombre de localités, impactant des franges entières de la population.
La relance du programme d’aménagement urbain s’impose dans les collectivités locales ayant enregistré un retard en la matière, relativisant les objectifs d’amélioration des conditions et de la qualité de vie des citoyens. Le renouvellement en cours du parc national de transport public remet à l’ordre du jour les questions relatives à la mise à niveau du réseau routier local et à l’aménagement des structures dédiées à l’accueil des voyageurs. La détérioration du cadre urbain dans de nombreuses villes chefs-lieux est si prononcée que l’on ne s’aperçoit plus de l’absence d’une gare routière ou de simples arrêts de bus aménagés dans les normes.
Ce secteur se trouve déclassé, sinon oublié dans des communes comptant pourtant des dizaines de milliers d’habitants, et affichant les prémices d’un essor économique et commercial, porteur de perspectives prometteuses pour la collectivité.
Un examen coordonné de ce dossier, associant les élus locaux, les services déconcentrés de l’Etat et les autorités gouvernementales, permettra de rendre probante la stratégie de modernisation intégrée du transport public, en accompagnant la mise en circulation des nouveaux bus par la réhabilitation de l’infrastructure routière et la réalisation des équipements collectifs prévus dans les agglomérations et les nouvelles zones d’habitation.
La révision du code communal et de wilaya, en cours de finalisation, renforcera les prérogatives des élus locaux en leur conférant la mission d’acteurs du développement. L’adaptation de la fiscalité locale est également attendue pour soutenir et optimiser l’action des élus dans la gestion des affaires publiques à l’échelle territoriale. Cette dynamique globale, incluant la mise en place d’un ministère délégué en charge des collectivités locales, appelle l’installation dans les assemblées communales et de wilaya de nouvelles équipes réunissant les critères d’engagement et de compétence. Ce sera le challenge des élections locales prévues le 28 novembre prochain.
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