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Le wali de Annaba à propos de la prise en charge des sinistrés : «Nous passons du constat à l’action…»

Par M. F. Gaïdi•8 min de lecture
Brifa
Le wali de Annaba à propos de la prise en charge des sinistrés : «Nous passons du constat à l’action…»
Résumé IA

Le wali d'Annaba Abdelkrim Laâmouri a bouclé le recensement des dégâts causés par les récents incendies et lance désormais la phase opérationnelle d'aide aux sinistrés, conformément aux directives présidentielles.

Les pertes touchent cultures, oliveraies, cheptel, ruchers, serres, étables, matériel agricole et systèmes d'irrigation, avec une diversité qui impose une cartographie précise pour cibler les indemnisations.

La reconstruction respectera les cycles agricoles pour le replantation d'arbres, la reconstitution des ruchers et le renouvellement progressif du bétail, l'aide s'adressant à tous les fellahs actifs, inscrits ou non à la Chambre d'agriculture.

Parallèlement, le ministère de l'Intérieur pilote le rétablissement des réseaux eau, électricité, gaz et le nettoyage des zones touchées, avec dix bus supplémentaires déployés pour compenser les perturbations du téléphérique.

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El Watan

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Les autorités locales accélèrent la prise en charge des victimes des incendies ayant touché plusieurs zones de la wilaya de Annaba. En effet, après le feu, le chantier de la reconstruction est ouvert.

A peine les derniers foyers maîtrisés, la wilaya de Annaba a engagé une opération d’envergure pour recenser les dégâts et identifier les victimes des incendies qui ont frappé plusieurs secteurs de la wilaya. A la tête de cette opération, le wali Abdelkrim Laâmouri a fait du retour rapide à l’activité des sinistrés la priorité du dispositif, en donnant des instructions pour que le recensement soit mené avec célérité, précision et transparence. «Le paysage laissé par les flammes impose désormais une autre urgence, celle de réparer, remplacer et reconstituer.

Dans les communes touchées, les commissions installées au lendemain de l’extinction des incendies se sont déployées sur les lieux sinistrés pour évaluer au plus près les pertes. Exploitations agricoles, plantations, élevages, ruches, serres, infrastructures et équipements de production ont été passés en revue, afin de transformer les dégâts constatés sur le terrain en un bilan précis et exploitable», a affirmé M. Laâmouri. Président de la commission de wilaya chargée du recensement et de la prise en charge des victimes, il s’est particulièrement attaché à la dimension humaine de cette opération.

A travers les différentes communes affectées, le wali a rassuré les sinistrés sur «la mobilisation de l’Etat aux côtés des victimes, et l’accompagnement des sinistrés des incendies est assurée jusqu’à la reprise de leurs activités, conformément aux instructions du président de la République Abdelmadjid Tebboune».

Le message adressé aux victimes est ainsi celui d’un accompagnement qui ne s’arrête pas au recensement. Pour les agriculteurs ayant perdu une partie de leur outil de travail, l’enjeu dépasse largement la valeur matérielle des biens détruits. Derrière un tracteur calciné, une serre réduite en cendres, une étable ravagée ou une oliveraie brûlée, c’est parfois plusieurs années de travail et une source entière de revenus qui ont disparu en quelques heures. C’est précisément cette réalité que la commission présidée par le wali a cherché à restituer avec le maximum de précision. L’objectif n’était pas seulement de compter les pertes, mais d’en déterminer la nature afin que les futures mesures d’aide puissent répondre concrètement aux besoins de chaque exploitant.

Un bilan consolidé, l’aide entre dans sa phase opérationnelle

L’opération de recensement est aujourd’hui achevée. Les chiffres concernant le nombre de sinistrés ainsi que la nature des pertes ont été consolidés et validés par la commission de wilaya. Une nouvelle phase s’ouvre désormais avec la préparation des décisions d’aide qui seront soumises à la signature du chef de l’exécutif local. «Nous passons du constat à l’action pour relever les exploitations sinistrées», rassure ce dernier. Le bilan fait apparaître l’ampleur et surtout la diversité des dommages. Les incendies ont affecté des récoltes et des plantations, parmi lesquelles des arbres fruitiers, des oliveraies, des agrumes et des vignes. Plusieurs exploitations ont également perdu des infrastructures indispensables à leur fonctionnement, notamment des étables destinées à l’élevage ovin, bovin et caprin.

Les serres agricoles ont, elles aussi, été touchées, tout comme les élevages de volailles et d’autres cunicoles. Le secteur apicole a enregistré des pertes, avec des ruches détruites, qu’elles soient vides ou pleines au moment des incendies. A ces dommages s’ajoutent ceux qui concernent directement l’outil de production. Equipements agricoles, systèmes d’irrigation et autres matériels nécessaires au fonctionnement quotidien des exploitations figurent parmi les biens recensés par les commissions. «Cette cartographie des dégâts constitue désormais la base du dispositif de reconstruction.

La logique retenue est celle d’une aide directement orientée vers le remplacement des moyens de production perdus et la remise en état des infrastructures, afin d’éviter que les sinistrés ne restent durablement paralysés par les conséquences des incendies», estime le wali de Annaba. Le ministère de l’Agriculture devra, dans ce cadre, désigner les entreprises appelées à fournir les équipements destinés à remplacer ceux qui ont été détruits ou endommagés.

L’objectif est de permettre aux exploitants concernés de reprendre leur activité le plus rapidement possible. La réhabilitation des étables et autres infrastructures agricoles constituera ainsi un volet important de l’intervention. Le remplacement des équipements et des systèmes d’irrigation devra permettre aux agriculteurs de retrouver leurs capacités de production sans attendre de longues procédures.

La reconstruction du patrimoine agricole ne pourra toutefois pas se limiter au remplacement des équipements. Une partie importante des pertes concerne le vivant dont les arbres fruitiers, le cheptel ovin et bovin, les volailles et l’apicole. Leur reconstitution devra donc respecter les cycles agricoles et les périodes biologiquement favorables. Les arbres fruitiers brûlés seront remplacés durant les périodes appropriées à leur implantation. Les ruches seront reconstituées selon les périodes propices, tandis que les animaux d’élevage perdus devront être progressivement remplacés afin de permettre aux exploitations de retrouver leur niveau d’activité.

Cette temporalité donne une dimension particulière au dispositif. Restaurer une exploitation agricole ne signifie pas simplement remettre un matériel à la disposition de son propriétaire. «Il faut également reconstituer les plantations, rétablir les élevages, restaurer les infrastructures et permettre à l’exploitant de retrouver progressivement son rythme de production. L’aide annoncée s’adresse, par ailleurs, aux fellahs actifs, qu’ils soient inscrits ou non auprès de la Chambre d’agriculture, tel que dicté par le président de la République», précise le chef de l’exécutif local.

Annaba
De notre bureau M.-F. Gaïdi

LA REMISE EN ÉTAT S’ACCÉLÈRE ÂPRES LES INCENDIES

Dans les zones sinistrées de la wilaya de Annaba, l’heure est désormais à la réhabilitation et au retour à la normale. Les autorités locales ont intensifié les interventions pour rétablir les services essentiels et répondre aux besoins des populations touchées. Selon un communiqué du ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, les opérations portent notamment sur «la remise en état des réseaux et infrastructures endommagés, la sécurisation de l’approvisionnement en eau, électricité et gaz, ainsi que le nettoyage et l’aménagement des espaces affectés». Le rétablissement progressif des différents services essentiels est mené sous la supervision du wali de Annaba, avec la mobilisation des secteurs et services concernés. Sur le front du transport, une mesure d’urgence a été prise pour garantir la continuité des déplacements des citoyens. «Dix bus supplémentaires ont été affectés à la wilaya de Annaba, afin de compenser les perturbations provoquées par les dégâts subis par une partie du téléphérique et d’assurer des solutions alternatives aux usagers», affirme la même source. Le ministère de l’Intérieur souligne que «les opérations se poursuivent à une cadence accélérée, avec la mobilisation des moyens humains et matériels nécessaires».
M.-F. G.

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