Économie

Taux de change du dinar algérien : la Banque d’Algérie veut réduire l’écart avec le marché parallèle

Par Mohamed Rahmani•4 min de lecture
Brifa
Taux de change du dinar algérien : la Banque d’Algérie veut réduire l’écart avec le marché parallèle
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Le nouveau gouverneur de la Banque d'Algérie, Mohand Bourai, doit relever le défi de réduire l'écart entre le taux de change officiel du dinar et celui du marché parallèle.

La banque centrale dispose d'instruments monétaires comme le taux directeur et les réserves obligatoires pour agir sur la liquidité, l'inflation et les réserves de change.

Une approche progressive sur plusieurs fronts s'impose pour rapprocher les cours sans épuiser les réserves ni déstabiliser les équilibres financiers du pays.

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Le taux de change du dinar algérien figure parmi les dossiers les plus sensibles qui attendent le nouveau gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohand Bourai. L’un des principaux défis de l’institution sera de réduire l’écart entre le cours officiel de la monnaie nationale et les niveaux observés sur le marché parallèle des devises.

Cette question reste complexe. La valeur du dinar ne peut pas être relevée par une simple décision administrative. Elle dépend de nombreux facteurs économiques, parmi lesquels l’inflation, les réserves de change, la balance des paiements, les entrées de devises ainsi que le niveau des importations et des exportations.

La Banque d’Algérie dispose néanmoins de plusieurs instruments pour intervenir sur les équilibres monétaires et agir indirectement sur le marché des changes.

Taux de change du dinar algérien : réduire l’écart avec le marché parallèle

Le défi autour du taux de change du dinar algérien consiste notamment à rapprocher progressivement la valeur officielle de la monnaie de celle que reflète la demande réelle en devises.

Sur le marché parallèle, les cours de l’euro et des autres monnaies étrangères sont principalement déterminés par l’offre et la demande. Une forte demande de devises, face à une offre limitée, contribue ainsi à maintenir un écart important avec les cotations officielles.

Pour la Banque d’Algérie, l’objectif est donc délicat : agir sur cet écart sans adopter des mesures susceptibles d’épuiser les réserves de change ou de provoquer de nouveaux déséquilibres économiques. La préservation des réserves reste en effet essentielle pour permettre au pays de faire face à ses engagements extérieurs et aux éventuels chocs économiques.

Plusieurs outils à la disposition de la Banque d’Algérie

La Banque centrale possède plusieurs leviers de politique monétaire pouvant avoir une influence sur l’économie et, indirectement, sur le taux de change du dinar algérien. Parmi ces instruments figurent notamment le taux directeur, les opérations de marché, les facilités de dépôt et de prêt ou encore les réserves obligatoires des établissements bancaires.

La Banque d’Algérie peut également intervenir à travers les mécanismes de refinancement et de crédit. Ces outils permettent de contrôler la quantité de liquidités qui circule dans le système bancaire et d’influencer les conditions de financement de l’économie. Ils jouent également un rôle dans la lutte contre l’inflation, autre facteur déterminant pour préserver la valeur de la monnaie nationale.

Inflation, liquidité et devises au cœur du dossier

La stabilité des prix constitue justement l’une des missions centrales de la Banque d’Algérie. Lorsque la quantité d’argent en circulation et la demande augmentent fortement, elles peuvent alimenter les pressions inflationnistes. La Banque centrale peut alors utiliser ses instruments monétaires pour agir sur la liquidité et tenter de contenir ces tensions.

Pour Mohand Bourai, le dossier du taux de change du dinar algérien nécessitera donc d’agir simultanément sur plusieurs fronts : inflation, liquidité bancaire, réserves de change et fonctionnement du marché des devises.

La réduction de l’écart entre le taux de change officiel et le marché parallèle apparaît ainsi comme l’un des défis majeurs de la nouvelle direction de la Banque d’Algérie. Une évolution qui devra toutefois se faire progressivement afin de préserver les équilibres financiers et monétaires du pays.

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