Tension extrême dans le détroit d’Ormuz

Les Gardiens de la révolution iraniens revendiquent des attaques contre trois pétroliers et des navires américains dans le détroit d'Ormuz, en représailles à des frappes américaines sur des pétroliers iraniens.
Israël intensifie ses bombardements au sud du Liban, détruisant un hôpital et tuant au moins quatre personnes, provoquant la condamnation des dirigeants libanais qui dénoncent la violation des accords de cessez-le-feu.
La Flottille de la Liberté lance une nouvelle mission avec le navire « Kate » appareillant de Bristol vers plusieurs ports européens pour briser le blocus de Gaza, avec une arrivée prévue en octobre 2026.
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Le Quotidien d'Oran
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«Nous avons ciblé trois pétroliers dans le détroit d’Ormuz et trois navires américains », a déclaré la Marine des Gardiens de la révolution islamique (CGRI). Les trois pétroliers ciblés « empruntaient une voie maritime non autorisée dans le détroit d’Ormuz », ajoute Téhéran, expliquant que ces attaques sont une réponse « aux frappes américaines contre trois pétroliers iraniens ».
Quelques heures avant les attaques iraniennes, le Commandement central américain (CENTCOM) avait annoncé avoir ciblé trois pétroliers iraniens, en représailles aux tirs de missiles balistiques iraniens contre deux navires de guerre de l’US Navy.
Le Commandement des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a confirmé avoir mené une « attaque visant un porte-avions et un destroyer américains avec des missiles », ajoutant que les deux navires de guerre « ont quitté la zone d’engagement après avoir subi des dommages ».
Par ailleurs, selon des chiffres de la plateforme TankerTrackers, rapportés par Al Jazeera, les exportations de pétrole du Moyen-Orient ont chuté de 39% en août par rapport à leur niveau de janvier et février. Cependant, ajoute la même source, « le déficit actuel n’est plus que de 7,2 millions de barils par jour, contre 12,4 millions de barils par jour auparavant ».
Liban: Recrudescence des attaques israéliennes
Au lendemain de la libération de quatre otages par l’armée israélienne, fièrement présentés comme un exploit par les autorités libanaises, l’aviation militaire sioniste a mené, dimanche, plusieurs vagues de bombardements sur le sud du pays, visant un hôpital, totalement détruit, et faisant au moins quatre martyrs et des blessés.
De violents bombardements aériens israéliens ont visé, hier, la ville de Mansouri, simultanément à d’intenses tirs d’artillerie sur la zone de Marj, entre les villes de Haniyeh et Mansouri, au sud de Tyr.
Réagissant à ces attaques, le président du Parlement libanais, Nabih Berri, affirme que : « Israël transforme le Sud-Liban en champ de bataille électoral ». « Israël prouve qu’il n’a respecté aucun accord de cessez-le-feu et qu’il bafoue tous les ententes et accords. Israël poursuit son entreprise visant à faire du Sud-Liban et de sa population un champ de bataille électoral lors des prochaines élections », a-t-il ajouté. De son côté, « le président libanais Joseph Aoun a condamné dimanche les nouvelles attaques israéliennes contre la ville de Nabatieh et les localités environnantes, qui ont fait plusieurs morts, causé d’importants dégâts au ministère des Finances et détruit l’hôpital de Ghandour », a rapporté Al Jazeera. Joseph Aoun a souligné que ces attaques constituent une « dangereuse escalade qui va au-delà des violations répétées de l’Accord de cessation des hostilités et de l’Accord-cadre, et qui vise désormais les institutions et infrastructures publiques libanaises, notamment un hôpital et des centres de santé », appelant les États-Unis et la communauté internationale à agir immédiatement pour mettre fin à ces violations et traduire les responsables en justice.
Dans une déclaration samedi soir, le Hezbollah avait dénoncé les attaques israéliennes continues et persistantes, « menées avec le plein partenariat, la couverture et la planification des États-Unis ». Pour le Hezbollah, « les affirmations des autorités selon lesquelles leurs négociations directes infructueuses et l’accord-cadre malheureux avec l’ennemi portent leurs fruits sont contredites par la poursuite de l’occupation, les destructions et les bombardements », soulignant que « la libération de certains prisonniers libanais, aussi importante soit-elle, ne saurait servir de prétexte pour fermer les yeux sur la poursuite de l’agression israélienne ».
Une nouvelle mission de la Flottille de la Liberté
Le Comité international pour briser le blocus de Ghaza (CIBBG), membre de la Coalition de la Flottille de la Liberté, a annoncé vendredi dans un communiqué le lancement d’une nouvelle mission pour briser le blocus israélien.
« La nouvelle mission prévoit des traversées de port en port à travers l’Europe, avec la participation de défenseurs des droits humains, de militants syndicaux, d’élus, de journalistes, de personnel médical et de sympathisants de la cause palestinienne ».
« Après les traversées du navire «Handala II» en Norvège, en Suède et au Danemark en juin et juillet 2026, le «Kate» a appareillé de Bristol, au Royaume-Uni, pour une traversée des ports d’Irlande, d’Allemagne et de France », indiquent les organisateurs, soulignant que les prochaines escales sont prévues en Espagne, au Portugal et en Italie avant de continuer vers Ghaza en octobre 2026.
Des « rassemblements et des actions médiatiques » seront organisés en collaboration avec les « communautés locales », « afin de faire pression sur les gouvernements pour qu’ils mettent fin à leur complicité dans les crimes commis contre les Palestiniens, stoppent les livraisons d’armes et d’énergie soutenant l’agression israélienne, mettent fin à la coopération diplomatique et militaire et qu’ils imposent des sanctions efficaces », ajoute le communiqué.
Les organisateurs appellent les gouvernements des pays concernés par les différentes étapes de la traversée à « garantir sans entrave de la Flottille de la Liberté vers Ghaza », et à s’opposer à « toute attaque, saisie ou détention illégale de ses navires ou de ses participants (par les autorités israéliennes, ndlr) ».