2 millions d'euros de bijoux volés : un Algérien jugé à Paris pour le braquage d'une bijouterie

Un Algérien de 66 ans, surnommé « le braqueur au borsalino », sera jugé le 9 novembre 2026 devant la cour d'assises de Paris pour le vol de 2 millions d'euros de bijoux chez Piaget, place Vendôme.
Le 1er août 2023, Aïssa Bendjaber et deux complices armés ont dérobé 32 pièces de haute joaillerie rue de la Paix, avant de fuir à pied après la panne de leur scooter à plaque falsifiée.
Multirécidiviste ayant passé plus de vingt-deux ans derrière les barreaux pour des attaques de bijouteries, il avait déclaré vouloir tenter un « dernier coup » après sa libération en octobre 2021.
Le butin n'a jamais été retrouvé : selon l'enquête, les bijoux auraient été enterrés en région parisienne avant un transfert vers Anvers, et Bendjaber garde le silence sur leur localisation.
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Un Algérien de 66 ans, surnommé « le braqueur au borsalino », sera jugé en novembre prochain à Paris pour le vol de 2 millions d'euros de bijoux. Le butin, dérobé dans une célèbre joaillerie de la place Vendôme, n'a jamais été retrouvé.
Le 1er août 2023, Aïssa Bendjaber se présente à l'entrée de la bijouterie Piaget, rue de la Paix (Paris IIe), au bras d'une complice, Madalina T., 38 ans. Le vigile leur demande de retirer chapeau et lunettes de soleil. Bendjaber sort un pistolet muni d'un silencieux et le braque sur les cinq employés présents.
Madalina T. ouvre la porte à un troisième complice, Hamed T., 56 ans, également armé. Les deux hommes font main basse sur 32 pièces de haute joaillerie pour un préjudice estimé à plus de 2 millions d'euros. Un quatrième homme attend à l'extérieur sur un scooter BMW à plaque falsifiée. Mais au moment de la fuite, le deux-roues refuse de démarrer. Abandonnant le scooter, les braqueurs s'éclipsent à pied.
L'enquête, confiée à la brigade de répression du banditisme (BRB), permet d'identifier rapidement Bendjaber, rapporte Le Parisien dimanche 6 septembre 2026. Sept personnes sont interpellées à l'automne 2023. Mis en examen le 3 octobre, Bendjaber avoue lors de sa garde à vue, mais reste silencieux sur le sort du butin, resté introuvable.
Le parcours d'un multirécidiviste, de Saint-Denis aux quartiers chics
Aïssa Bendjaber, né en Seine-Saint-Denis d'un père maçon d'origine algérienne et d'une mère allemande, grandit dans une fratrie de huit enfants dans un dénuement extrême. Ses dix premières années se déroulent dans un pavillon sans eau courante ni électricité. Dans les années 1970, la famille emménage au Franc-Moisin, une cité HLM de Saint-Denis. Il abandonne l'école à 14 ans.
À 15 ans, il est placé en maison de redressement. En 1975, il effectue son premier séjour en prison pour cambriolage. Cinq ans plus tard, une attaque de banque lui vaut sept ans de réclusion. À sa sortie en 1985, il tente de se ranger : il travaille, gère un restaurant et devient père de trois enfants. Le grand banditisme le rattrape toutefois.
Surnommé « le braqueur au borsalino » en raison du chapeau qu'il arbore, Bendjaber est condamné à trois reprises pour des attaques de bijouteries. Il écope de huit ans de prison en 2011, puis à nouveau en 2019. Il se voit infliger douze ans de réclusion en septembre 2023 pour le braquage à 6 millions d'euros chez Chopard, commis en 2016 place Vendôme. Sorti de prison en octobre 2021, il avait déclaré vouloir tenter un « dernier coup ». Il a passé plus de vingt-deux ans derrière les barreaux.
Un procès en novembre pour des bijoux toujours disparus
Bendjaber, 66 ans, comparaîtra le 9 novembre 2026 devant la cour d'assises de Paris aux côtés de ses six complices présumés. Cette semaine, il a comparu devant la chambre de l'instruction de Paris pour une audience de prolongation de sa détention. Sa demande de libération a été rejetée.
Le sort du butin, composé de 32 bijoux, reste un mystère. Selon des éléments de l'enquête, Bendjaber aurait enterré les bijoux dans un parc en région parisienne avant qu'ils ne soient acheminés vers Anvers, sans jamais être retrouvés. Lors de ses auditions, il a gardé le silence sur leur localisation.