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Rail, mines, port : Accélérer la réalisation des grands corridors stratégiques

Par M. F. Gaïdi•6 min de lecture
Brifa
Rail, mines, port : Accélérer la réalisation des grands corridors stratégiques
Résumé IA

Le Conseil des ministres a examiné l'avancement de quatre grands corridors ferroviaires et portuaires structurants pour l'économie algérienne, sous la supervision du ministre des Travaux publics Abdelkader Djellaoui.

ProjetCaractéristiques principalesÉchéance / Objectif
Ligne minière Bled El Hadba – Oued Kebrit – Port d'Annaba422 km (Est), relie mine de phosphate à l'exportTronçon Annaba-Bouchegouf : fin sept. 2026 ; export phosphate : mars 2027
Extension port d'Annaba (quai minéralier)1 600 m de quai, 16 m tirant d'eau, 82 ha plateformes, capacité 10 Mt/anRéception quai : fin 2026
Ligne El Meniaa – In Salah – Tamanrasset1 086 km (410 + 676 km), mixte voyageurs 220 km/h / fret 100 km/hMise en service Alger-Tamanrasset : fin 2028
Liaison Ouargla – Hassi MessaoudRenforcement maillage pôles énergétiques Sud, s'articule avec tracé Hassi Messaoud-Ouargla-El Meniaa (495 km)Phase préparatoire / études en cours
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Réuni hier, le Conseil des ministres a placé au cœur de ses travaux le suivi de plusieurs projets stratégiques d’infrastructures appelés à transformer la carte économique et logistique du pays. Présenté par le ministre des Travaux publics et des Infrastructures de base, Abdelkader Djellaoui, l’état d’avancement a notamment concerné la ligne ferroviaire minière Bled El Hadba-Oued Kebrit-port de Annaba, le quai minéralier de l’extension du port de Annaba, la ligne El Meniaa-In Salah-Tamanrasset et la nouvelle liaison Ouargla-Hassi Messaoud.

Cette présentation intervient dans le prolongement des orientations fermes données par le président Tebboune pour accélérer les grands projets structurants et respecter leurs échéances. Réunions de coordination, inspections des chantiers, suivi des entreprises et levée des contraintes techniques et administratives constituent désormais les principaux leviers de la mission confiée au ministère des Travaux publics, sous la conduite de Abdelkader Djellaoui. Objectif : faire avancer simultanément les infrastructures ferroviaires et portuaires qui doivent fonctionner comme les différents maillons d’une même chaîne économique. A l’Est, il s’agit de relier la mine de phosphate de Bled El Hadba aux unités de transformation puis au port de Annaba. Dans le Sud, les entreprises réalisatrices doivent prolonger progressivement le réseau ferré vers les grands pôles énergétiques et urbains jusqu’à Tamanrasset. Longue de 422 km, la ligne minière Est doit relier Bled El Hadba, dans la wilaya de Tébessa, au port de Annaba via Oued Kebrit et plusieurs territoires de l’Est. Elle constitue l’un des maillons essentiels du projet des de phosphate intégré et doit assurer l’acheminement des minerais et des produits transformés jusqu’à la façade maritime. Sous le pilotage du ministère de M. Djellaoui, les travaux sont menés sur plusieurs fronts.
Le tronçon Bouchegouf (Guelma)-Dréa (Souk Ahras), long de 121 km, comprend 72 km entre Bouchegouf et Aïn Sennour et 49 km entre Aïn Sennour et Dréa. Le segment Dréa-Oued Kebrit (Tébessa) s’étend, pour sa part, sur 30 km. Le calendrier impose une forte cadence. Le tronçon Annaba-Bouchegouf doit être achevé avant la fin septembre 2026, alors que l’objectif présidentiel est d’entamer l’exportation du phosphate de Bled El Hadba d’ici mars 2027.

Annaba : 1 600 mètres de quai pour atteindre 10 millions de tonnes

A l’autre extrémité du corridor, l’extension du port de Annaba constitue le deuxième maillon déterminant. Le projet prévoit un quai minéralier de 1600 mètres, avec une profondeur pouvant atteindre 16 mètres, ainsi que des plateformes terrestres couvrant 82 hectares. L’objectif est de porter la capacité de traitement des minerais de 2 à 10 millions de tonnes par an et de permettre l’accueil de navires de grande capacité. Le chantier comprend également un brise-lames de 1400 mètres, ainsi que d’importants travaux de dragage, de remblaiement et de consolidation des sols. Le niveau d’avancement témoigne de l’importance du chantier.
Plus de 680 pieux sur 1332 avaient déjà été réalisés lors du dernier point d’étape, tandis que le remblaiement du fond marin atteignait plus de 1,2 million de mètres cubes. Le suivi de cette infrastructure fait partie des dossiers régulièrement examinés par M. Djellaoui. Le ministre veille notamment au respect des délais, à la coordination entre les différents intervenants et à la progression des travaux devant permettre la mise en service de cette infrastructure dans les délais impartis. La réception du quai est visée avant la fin de 2026. Cette échéance doit être mise en parallèle avec celle de la ligne minière et avec le lancement des exportations de phosphate prévu en mars 2027. Le moindre retard sur l’un des maillons pourrait en effet affecter l’ensemble du dispositif.
Dans le Grand Sud, le projet change de dimension. La future ligne El Meniaa-In Salah-Tamanrasset représente un linéaire cumulé de 1086 km, réparti entre 410 km pour El Meniaa-In Salah et 676 km pour In Salah-Tamanrasset. Cette infrastructure doit constituer un axe majeur du futur corridor ferroviaire reliant Alger à Tamanrasset. Elle aura une vocation mixte, avec une vitesse pouvant atteindre 220 km/h pour les voyageurs et 100 km/h pour les marchandises. Le projet se trouve encore dans une phase préparatoire, nécessitant la finalisation des études, la libération des emprises et la coordination avec les réseaux énergétiques. La dimension géographique du chantier et les contraintes propres au Sahara en font l’un des projets ferroviaires les plus complexes engagés par l’Algérie. L’objectif présidentiel demeure fixé à fin 2028 pour la mise en service de la liaison Alger-Tamanrasset.
La mission de M. Djellaoui consiste désormais à faire franchir au projet les différentes étapes préparatoires dans les délais, afin de permettre le passage aux travaux et de maintenir l’ambition calendaire arrêtée par le président de la République. La nouvelle ligne Ouargla-Hassi Messaoud complète cette architecture ferroviaire. Sa prise en compte au niveau du Conseil confirme la volonté de renforcer le maillage autour des principaux pôles énergétiques du Sud. Cette liaison doit améliorer la connexion entre Ouargla et Hassi Messaoud et s’inscrire dans un corridor plus vaste reliant Hassi Messaoud, Ouargla, El Meniaa, In Salah et Tamanrasset. Elle s’articule notamment avec le tracé Hassi Messaoud-Ouargla-El Meniaa, long de 495 km, appelé à renforcer la continuité du réseau ferroviaire saharien.

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