Algérie : ces secteurs poussent les exportations hors hydrocarbures vers un nouveau record

L’Algérie pourrait dépasser les 7 milliards de dollars d’exportations hors hydrocarbures, un niveau inédit porté par l’agroalimentaire, les produits miniers, les matériaux de construction et la chimie.
Cette progression, soutenue par l’accompagnement des entreprises et la simplification des procédures, s’inscrit dans une stratégie de diversification pour réduire la dépendance aux revenus pétroliers et gaziers.
Le secteur minier, avec le phosphate et le fer, ainsi que l’agriculture, notamment les dattes et l’huile d’olive, sont ciblés pour renforcer la présence algérienne sur les marchés internationaux.
Le défi reste de consolider cette croissance sur la durée et de permettre à davantage d’entreprises nationales de s’imposer durablement à l’export.
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L’Algérie poursuit ses efforts pour augmenter ses exportations hors hydrocarbures. Selon les premières estimations communiquées par les autorités, les recettes issues de ces ventes pourraient dépasser la barre des 7 milliards de dollars, un niveau présenté comme inédit pour le pays. Cette progression s’inscrit dans une stratégie visant à réduire la dépendance aux revenus du pétrole et du gaz en développant de nouveaux secteurs capables de se positionner sur les marchés internationaux.
Les résultats enregistrés ces dernières années montrent une évolution positive. Alors que les exportations hors hydrocarbures restaient longtemps limitées à quelques milliards de dollars, plusieurs filières comme l’agroalimentaire, les produits miniers, les matériaux de construction ou encore les produits chimiques ont renforcé leur présence à l’étranger. Le gouvernement mise notamment sur l’accompagnement des entreprises exportatrices et la diversification des produits proposés.
Les exportations hors hydrocarbures franchissent un nouveau cap
La progression des exportations algériennes hors hydrocarbures constitue un changement important dans la structure du commerce extérieur. Les autorités avaient fixé un objectif de 7 milliards de dollars pour ces exportations, après avoir enregistré une hausse régulière depuis 2020.
En 2021, les exportations hors hydrocarbures avaient atteint environ 5 milliards de dollars, un record à l’époque. Cette dynamique s’est poursuivie avec l’ouverture de nouveaux marchés et l’augmentation des ventes de produits industriels et agricoles. Parmi les secteurs qui contribuent à cette évolution figurent notamment les engrais, les produits sidérurgiques, le ciment, les dattes, les produits agroalimentaires transformés et certains produits chimiques.
Le vice-président de l’Agence nationale de promotion du commerce extérieur (Algex) a souligné l’importance de cette évolution en déclarant sur Echorouk : « L’objectif est d’atteindre 7 milliards de dollars d’exportations hors hydrocarbures grâce aux efforts des opérateurs économiques et à l’accompagnement de l’État ».
Cette progression reste toutefois à mettre en perspective avec le poids toujours majeur des hydrocarbures dans les exportations algériennes. Le pétrole et le gaz représentent encore l’essentiel des recettes extérieures du pays, mais la hausse des exportations hors hydrocarbures montre une volonté d’élargir les sources de revenus.
De nouveaux secteurs cherchent à gagner des parts sur les marchés internationaux
Pour maintenir cette tendance, l’Algérie cherche à renforcer la compétitivité de ses entreprises et à faciliter leur accès aux marchés étrangers. Les autorités ont multiplié les mesures pour simplifier les procédures d’exportation, accompagner les producteurs et encourager la participation aux salons internationaux.
L’industrie minière occupe également une place importante dans cette stratégie. Le développement de projets liés au phosphate, au fer et à d’autres ressources naturelles doit permettre d’augmenter les capacités d’exportation dans les prochaines années.
Le secteur agricole représente aussi un potentiel important. Certains produits algériens, comme les dattes, l’huile d’olive ou plusieurs produits transformés, connaissent déjà une demande sur des marchés étrangers.
Le ministre du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations a rappelé cette ambition en indiquant : « La diversification des exportations demeure une priorité afin de construire une économie moins dépendante des hydrocarbures ».
Le franchissement du seuil des 7 milliards de dollars, s’il se confirme définitivement d'ici la fin de l'année, marquerait donc une étape symbolique pour l’économie algérienne. Le défi reste désormais de maintenir cette croissance sur la durée et de permettre à davantage d’entreprises nationales de s’imposer sur les marchés internationaux.