Culture

Nécropole égyptienne de Saqqarah, les archéologues découvrent une porte vers l’au-delà

Par R. C.•4 min de lecture
Brifa
Nécropole égyptienne de Saqqarah, les archéologues découvrent une porte vers l’au-delà
Résumé IA

Des archéologues ont découvert une fausse porte vieille de 4 000 ans dans la tombe du haut dignitaire Sekhentyu-Ptah à Saqqarah, nécropole antique de Memphis.

Les hiéroglyphes révèlent que ce personnage de l'Ancien Empire occupait les fonctions de chambellan royal, superviseur des travaux et documents du roi, prêtre de Maât et chef des scribes.

La sépulture contenait aussi une table d'offrandes, un bassin de purification et plus de 100 ouchebtis en faïence, tandis que le site recèle un réseau de puits funéraires partiellement pillés.

E

Publié par

El Watan

Publié le

ou lire sur le site source →

Article Original

Contenu complet de la source

Elle ne s’ouvre sur aucune pièce, mais elle avait une importance capitale pour les anciens Égyptiens. Une fausse porte, vieille de 4000 ans, vient d’être retrouvée dans la tombe d’un haut dignitaire à Saqqarah.

Sur le site de Saqqarah, qui faisait dans l’Antiquité office de nécropole de Memphis, l’ancienne capitale égyptienne, des archéologues ont découvert une étrange tombe. Vieille d’environ 4 000 ans, la sépulture était celle d’un haut responsable de l’Ancien Empire, qui s’est étendu approximativement de 2 700 à 2 200 avant notre ère. Au sein même de la structure, les chercheurs ont été étonnés de découvrir une porte qui ne menait nulle part. Dans un communiqué publié sur son site, samedi 29 août, le ministère du Tourisme et des Antiquités égyptien explique que cette fausse porte remplissait à l’époque un rôle symbolique. Les anciens Égyptiens pensaient que le défunt pouvait l’emprunter pour «entrer et sortir librement» de sa tombe.

Un homme qui fut à la fois chambellan et prêtre

La tombe dans laquelle cette porte se trouvait, tout comme une table d’offrandes et un bassin utilisé pour les rites de purification, appartenait à un dénommé Sekhentyu-Ptah, comme le révèlent des hiéroglyphes. Ces inscriptions indiquent que l’homme qui y repose en paix occupait «plusieurs hautes fonctions, notamment celles de chambellan royal, de superviseur des travaux du roi et des documents royaux, de prêtre de la déesse Maât et de superviseur des scribes», précisent les archéologues qui les ont découvertes.
Les fouilles menées sur ce site, classé au patrimoine mondial de l’Unesco, ont également révélé un réseau de puits funéraires, qui ont été explorés par l’équipe dépêchée sur place. Bien que certains de ces puits aient été pillés dans l’Antiquité, ils contenaient encore des restes humains et des objets funéraires, notamment plus de 100 statuettes ouchebtis en faïence. Ces figurines étaient souvent placées aux côtés du défunt pour lui servir de domestiques dans l’au-delà.

«L’endroit idéal pour reposer pour l’éternité»

Située à une trentaine de kilomètres du Caire, la nécropole de Saqqarah accueillait aussi bien les souverains que les membres des élites. Elle a continué à être utilisée pour des inhumations pendant des siècles, jusqu’à l’époque romaine. «Saqqarah était l’endroit idéal où reposer pour l’éternité. Le lieu était empreint d’une énergie divine et sacrée censée faciliter le passage vers l’au-delà», déclarait précédemment Campbell Price, conservateur des collections égyptiennes et soudanaises au musée de Manchester (Angleterre), au magazine Smithsonian.
Les tombes qu’elle abrite sont surtout une mine d’informations pour les chercheurs qui, grâce à elles, en apprennent plus sur les croyances, les rites et l’organisation du pouvoir dans l’Ancien Empire égyptien.

Posez votre question à la rédaction

Votre question…

Prénom ou pseudo *

Adresse e-mail * Votre e-mail ne sera pas publié.

Votre question * 0/1000

Envoyer Annuler

Voir sur le site source