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Les frappes israéliennes redessinent le territoire du sud-Liban : Les hôpitaux dans le viseur israélien au Liban

Par Amel Blidi•5 min de lecture
Brifa
Les frappes israéliennes redessinent le territoire du sud-Liban : Les hôpitaux dans le viseur israélien au Liban
Résumé IA

L'armée israélienne a détruit l'hôpital Ghandour dans le sud du Liban malgré l'accord de cessez-le-feu, faisant au moins quatre morts et une vingtaine de blessés.

Le président libanais Joseph Aoun a dénoncé un « dangereux précédent », accusant Israël de cibler désormais des sites civils et des centres de santé au-delà des cibles militaires revendiquées.

Plusieurs localités de la région de Nabatieh ont été frappées, notamment Arab Salim, Nabatieh al-Fawqa et Kfar Reman, où des bâtiments résidentiels et le ministère des Finances régional ont été endommagés.

Depuis mars, les frappes israéliennes ont fait plus de 4 000 morts, 12 000 blessés et un million de déplacés, l'armée s'étant avancée à plus de dix kilomètres à l'intérieur du Liban.

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Les bombardements israéliens se poursuivent au Liban malgré l’accord de cessez-le-feu. Le sud du pays devient peu à peu un territoire progressivement vidé de ses habitants et soumis à une présence militaire appelée à durer. L’armée génocidaire s’est attaquée hier à la destruction de l’hôpital Ghandour.

Comme précédemment à Ghaza, l’armée d’occupation israélienne a prétendu avoir frappé cet établissement de santé parce qu’il serait “ utilisé à des fins militaires par le Hezbollah”. Les images diffusées après l’attaque montrent pourtant un bâtiment pratiquement réduit à l’état de gravats. La destruction de cet établissement constitue l’un des faits les plus lourds de la nouvelle vague de frappes israéliennes qui a fait au moins quatre morts et une vingtaine de blessés dans le sud du Liban. Elle intervient alors que le pays est engagé dans un processus de cessez-le-feu et de retrait progressif des forces d’occupation israéliennes. Le ministère libanais de la Santé a confirmé la destruction complète de l’hôpital. Selon les informations disponibles, aucun patient ni membre du personnel ne se trouvait dans l’établissement au moment de la frappe. Le président libanais Joseph Aoun a dénoncé un «dangereux précédent » et accusé Israël de suivre un « schéma persistant » visant des sites civils. Selon lui, les frappes ne se limitent plus aux cibles militaires revendiquées par Israël et atteignent désormais « des administrations purement civiles et des centres de santé ». Hier à l’aube, les frappes ont touché plusieurs localités de la région de Nabatieh, alors que la zone est pourtant couverte par une trêve et qu’un processus de négociation doit, en principe, conduire à un retrait progressif des forces israéliennes. Selon les communiqués qui se sont succédés; les localiutés frappés sont Nabatieh, Arab Salim, Nabatieh al-Fawqa, Kfar Reman. Deux femmes auraient notamment été tuées à Arab Salim, où une partie des habitants avait reçu auparavant un ordre d’évacuation.
À Nabatieh, une frappe israélienne a également endommagé plusieurs bâtiments et détruit un édifice historique appartenant au frère d’un député libanais. Le ministère des Finances de la région a lui aussi subi d’importants dégâts. Dans un communiqué publié sur Facebook, le ministère a indiqué avoir pris « les mesures nécessaires » pour protéger ses dossiers et ses documents et maintenir la continuité de son activité. À Kfar Reman, une frappe a détruit la maison de l’ancien maire de la localité, aujourd’hui décédé. Cinq personnes ont été prises en charge dans des hôpitaux de Nabatieh avant de pouvoir regagner leur domicile. À Nabatieh même, le jardin Sayyida Masouma, un parc municipal déjà touché la veille, a subi une nouvelle frappe.

Pression militaire

Ces destructions contribuent à modifier le visage des villes et villages du sud. Pour les habitants, la question n’est plus seulement de savoir où tombera la prochaine bombe mais surtout s’il sera encore possible de revenir. Car la répétition des frappes, associée aux ordres d’évacuation et à la destruction des logements et des infrastructures, peut rendre progressivement impossible le retour des populations. Le sud du Liban est depuis plusieurs mois soumis à une pression militaire continue. Les frappes israéliennes ont diminué en intensité par rapport aux périodes les plus violentes, notamment après le mémorandum d’entente conclu entre Washington et Téhéran en juin et le cadre de négociation établi ensuite entre Beyrouth et Tel-Aviv. Mais la baisse du nombre d’attaques n’a pas signifié la fin des opérations israéliennes. Depuis mars, selon les autorités libanaises, les attaques israéliennes ont fait plus de 4000 morts et plus de 12 000 blessés, tandis que plus d’un million de personnes ont été contraintes de quitter leur domicile. Mais Le problème est d’autant plus sérieux que les forces israéliennes restent déployées à l’intérieur du territoire libanais. Israël contrôle actuellement des portions du sud du Liban au-delà de la Ligne bleue, la frontière tracée par les Nations unies.
Lors de son offensive actuelle, l’armée génocidaire a avancé à plus de dix kilomètres à l’intérieur du territoire libanais, sa pénétration la plus profonde depuis son retrait du sud du Liban en 2000. Selon la chaîne publique israélienne Kan, citant des sources sécuritaires, l’armée sioniste envisagerait de rapprocher certaines de ses positions de la frontière israélienne, sur une profondeur comprise entre deux et quatre kilomètres à l’intérieur du Liban. 

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