L’Iran annonce une «zone de restriction élargie»

L'Iran a annoncé une «zone de restriction élargie» hors du détroit d'Ormuz, menaçant de sanctions tout navire pénétrant dans le golfe Persique.
Les prix du pétrole ont grimpé, le Brent atteignant 97,93 dollars, son plus haut depuis le 24 juillet, et Goldman Sachs évoque un possible baril à 120 dollars.
Le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz a chuté à son plus bas depuis mai, avec seulement 10 navires de marchandises traversant quotidiennement.
L'aviation israélienne a mené des raids sur plusieurs villes du sud-Liban, faisant au moins 11 morts à Kfar Rumman, dont un secouriste.
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Le Quotidien d'Oran
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Le secrétaire du Conseil iranien de sécurité nationale, Mohsen Rezaei, a déclaré dimanche que Téhéran annoncera «une zone de restriction à l’extérieur du détroit d’Ormuz, à partir de la ligne du blocus naval américain». «Cette zone de restriction inclura des zones du golfe Persique, et tout navire qui y pénétrera sera passible de sanctions», a-t-il indiqué.
Par ailleurs, selon Reuters, il a également annoncé que «les cartes d’un nouveau corridor international situé dans les eaux iraniennes et omanaises, et dont l’Iran assurera la gestion, ont été convenues et devraient être signées dans les prochains jours», a-t-il précisé. «Nous ne nous engagerons à ouvrir le détroit d’Ormuz que lorsque les Américains cesseront leurs actes de sabotage, leurs menaces et leurs attaques contre l’Iran», a ajouté Rezaei. Conséquence de ces escalades répétées, les prix du pétrole «se maintiennent près de leurs plus hauts niveaux en six semaines», avec «un baril de Brent à 96,19 dollars lundi, après avoir atteint plus tôt dans la journée son plus haut niveau depuis le 24 juillet à 97,93 dollars», rapporte Reuters.
«Le Brent a progressé d’environ 8% la semaine dernière, tandis que le WTI a gagné près de 10% après la reprise des attaques entre les États-Unis et l’Iran», précise la même source. «Goldman Sachs a indiqué que les prix du pétrole pourraient grimper jusqu’à 120 dollars le baril si les attaques contre le transport maritime s’intensifient», note encore Reuters.
Le trafic dans le détroit d’Ormuz à son plus bas niveau
«Le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz chute à son plus bas niveau depuis mai après les frappes américaines et iraniennes contre des navires», a rapporté Reuters, citant des données de navigation publiées lundi. Ces données font état d’une «moyenne de 10 navires de marchandises» ayant «quotidiennement traversé le détroit d’Ormuz au cours des 10 derniers jours», soit le chiffre «le plus bas depuis mai». «La moyenne mobile sur 10 jours était de 10 dimanche, contre plus de 15 vendredi et près de 13 samedi, selon les données de la société d’analyse Kpler» ajoute l’agence, soulignant que «seuls 2 navires ont traversé le détroit samedi, contre 6 dimanche, empruntant pour la plupart la route iranienne».
Selon la même source, «un très grand pétrolier et trois vraquiers chargés de métaux, de céréales ou d’oléagineux ont pénétré, dimanche, dans le détroit», soulignant également qu’un autre pétrolier «transportant des produits raffinés, chargé dans un port saoudien, a tenté de sortir du détroit, mais a été refoulé».
Ces données de transit via cette importante voie maritime montrent que nous sommes très loin de la «moyenne de 30 navires (qui) traversent le détroit d’Ormuz chaque nuit avec l’aide de la marine américaine» annoncée par le président Donald Trump le 31 août 2026.
Israël poursuit ses massacres au sud-Liban
Les avions de combat de l’armée génocidaire d’Israël ont mené, dans la nuit de dimanche à lundi, une série de raids aériens sur plusieurs villes du sud-Liban, notamment sur Arab Salim, Kfar Rumman, Nabatieh al-Fawqa, Deir al-Zahrani et les hauteurs de Jabal al-Rafie-Sajd, ainsi que les alentours de la ville de Zawtar.
Dans la matinée, un bilan annoncé par la Protection civile, concernant la seule attaque de la ville de Kfar Rumman, fait état d’au moins 11 martyrs et de 7 blessés. Parmi les victimes, figurent deux secouristes, un martyr et un blessé, des Scouts du Message Islamique, visés à bord de leur véhicule civil.
Plus tard, vers 13h (GMT+1), l’armée israélienne a mené d’autres bombardements dans la ville de Houla, dans le district de Marjayoun, au sud-Liban, rapporte l’agence de presse officielle ANI (Agence nationale d’information). Le président libanais, Joseph Aoun a condamné, hier, les attaques israéliennes contre le Liban, les qualifiant de «crimes injustifiés» visant des «civils innocents, notamment des enfants et des femmes, la destruction et l’incendie de maisons ainsi que la destruction de biens immobiliers».
Aoun estime que les agressions répétées d’Israël «compromettent les efforts déployés pour enrayer l’escalade dans le sud du pays, ainsi que dans l’ensemble de la région», rapporte Al Jazeera English (AJE).
Un journaliste et un caméraman de la chaîne Al Manar, du Hezbollah, ont été blessés lors des attaques israéliennes de dimanche sur la ville de Nabatieh. L’attaque a eu lieu en plein direct de l’équipe de correspondants d’Al Manar. Des personnalités politiques du Sud-Liban se sont rassemblées dans le district de Tyr pour protester contre la vague de frappes meurtrières menée par Israël, a indiqué l’ANI, précisant que les manifestants ont organisé un sit-in devant un bâtiment gouvernemental, brandissant des drapeaux libanais et des photos de leurs villages dévastés, et ont déployé des banderoles dénonçant l’agression en cours.