A huit mois de la présidentielle française : Marine Le Pen domine toujours les intentions de vote

Huit mois avant la présidentielle française, Marine Le Pen conserve une nette avance dans les sondages, avec au moins 34 % des intentions de vote au premier tour selon un sondage BVA.
Jean-Luc Mélenchon arrive en deuxième position avec 15 %, devant Édouard Philippe, qui atteindrait 19 % si Gabriel Attal se retirait de la course, dépassant ainsi le leader insoumis.
À gauche, Raphaël Glucksmann bénéficie de la meilleure dynamique, tandis que la Braderie de Lille a servi de terrain de campagne, Mélenchon y réunissant plus de 12 000 personnes.
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A huit mois de l’élection présidentielle en France, Marine Le Pen conserve une importante avance sur les autres candidats, y compris ceux de la droite et de la droite dure, représentée notamment par Bruno Retailleau. Selon un nouveau sondage réalisé par BVA et publié dimanche, la présidente du Rassemblement national obtiendrait au minimum 34% des voix au premier tour et remporterait largement le second tour.
De l’autre côté de l’échiquier politique, Jean-Luc Mélenchon occupe la deuxième place au premier tour avec 15% des intentions de vote, devant le chef du parti Horizons, l’ancien Premier ministre Edouard Philippe.
Édouard Philippe, une dynamique qui inquiète à gauche
Jusqu’ici, le responsable de La France insoumise serait qualifié pour le second tour selon les différents sondages réalisés, et se retrouverait face à face avec Marine Le Pen. Mais c’est sans compter sur la dynamique montante d’Edouard Philippe, qui ne chasse pas seulement sur les terres de la droite républicaine, mais cherche également à séduire les électeurs du centre, notamment ceux qui ont voté pour Emmanuel Macron en 2017 et en 2022. Par ailleurs, si Gabriel Attal venait à se retirer de la course à la présidentielle, Edouard Philippe pourrait, en revanche, voir son score du premier tour progresser fortement. Selon BVA, il atteindrait alors 19% des intentions de vote, distançant ainsi Jean-Luc Mélenchon. Cependant, Gabriel Attal refuse de se retirer et compte aller jusqu’au bout de sa candidature, quitte à perdre.
A gauche, c’est Raphaël Glucksmann qui semble bénéficier de la meilleure dynamique. Le chef de Place publique devance les autres candidats de gauche évoqués dans le cadre de la primaire.
La braderie de Lille, terrain de campagne privilégié des candidats
Ainsi, il devance Olivier Faure, qui accueillerait environ 4% des intentions de vote, ainsi que le communiste Fabien Roussel, sans oublier la candidate écologiste Marine Tondelier.
Par ailleurs, la Braderie de Lille, qui accueille chaque premier week-end de septembre plus d’un million de visiteurs, a été samedi et dimanche le théâtre de nombreux meetings politiques organisés par les candidats à l’élection présidentielle.
Jean-Luc Mélenchon a, par exemple, réuni plus de 12 000 personnes lors d’un rassemblement organisé sur place. Il s’en est notamment pris aux grands patrons, qu’il accuse de ne pas payer suffisamment d’impôts. Il a notamment déclaré devant la foule : «Je préfère le dire ici. Ma conclusion en sortant de la réunion du Medef, c’est que si nous dirigeons ce pays, ce n’est pas avec eux qu’on va discuter, c’est avec les branches industrielles, une par une, parce que c’est là que se trouvent les gens sérieux. Et on fera pareil avec les syndicats.» M. Mélenchon a également accusé les grands patrons de «coucher sur leurs magots et de ne se préoccuper de rien du tout».
L’écologiste Marine Tondelier, habituée de la Braderie de Lille, a, pour sa part, déclaré sur le ton de la plaisanterie qu’elle n’avait «rien à acheter ni à vendre».
Elle visait ainsi ses alliés de gauche qui aimeraient la voir se rallier à eux. Elle a dit : «Je crois qu’ils n’ont rien à vendre et que moi je n’ai rien à acheter, mais j’ai déjà mon programme, tout va bien. Je ne vais quand même pas prendre des idées bradées. On a 16 partenaires politiques. Alors, il y en a deux dont on parle beaucoup qui sont peut-être plus connus, mais on a 16 partenaires politiques et d’excellentes relations avec nos 16 partenaires politiques.»
Quant à Gabriel Attal, il a assuré qu’il ne laisserait aucun endroit où il pourrait aller pour faire campagne, estimant que la Braderie de Lille est le lieu par excellence où il faut venir pour parler aux Français et échanger avec eux, notamment en cette rentrée sociale houleuse.
Paris
De notre correspondant Yacine Farah
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