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Voyage sans visa : un nouvel accord bilatéral simplifie les déplacements pour cette catégorie

Par Rima Aissanou•6 min de lecture
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Voyage sans visa : un nouvel accord bilatéral simplifie les déplacements pour cette catégorie
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L'Algérie et le Cameroun ont ratifié un accord bilatéral exemptant les détenteurs de passeports diplomatiques et de mission de l'obligation de visa pour circuler entre les deux pays.

L'exemption, limitée à 90 jours sur une période glissante de 180 jours, s'applique uniquement aux postes frontaliers habilités au transport international et ne concerne pas le grand public.

Les diplomates accrédités et leurs familles munis de titres de voyage valides bénéficient d'une liberté de mouvement pour toute la durée de leur affectation, chaque État conservant toutefois le droit de refuser l'entrée ou de suspendre l'accord sous 72 heures.

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Circuler entre Alger et Yaoundé sans passer par la case consulat : c’est désormais possible pour une catégorie précise de voyageurs. Le Journal officiel vient de publier le décret présidentiel n° 26-279, daté du 23 août 2026, qui entérine la ratification par l’Algérie d’un accord bilatéral avec le Cameroun. Ce texte met fin à l’obligation de visa pour les détenteurs de passeports diplomatiques et de mission des deux États.

Signé dans la capitale algérienne le 21 décembre 2024, l’accord porte les signatures d’Ahmed Attaf, ministre d’État et chef de la diplomatie algérienne, et de son homologue camerounais Mbella Mbella, en charge des Relations extérieures.

Objectif affiché : resserrer les liens d’amitié entre les deux capitales et alléger les démarches administratives de leurs représentants officiels.

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L’exemption de visa Algérie-Cameroun cible les passeports officiels

Le dispositif ne concerne pas le grand public. Seuls les ressortissants munis d’un passeport diplomatique ou d’un passeport de mission en cours de validité pourront entrer, séjourner, transiter ou quitter le territoire de l’autre pays sans formalité consulaire préalable.

Cette logique de réciprocité entre États n’est pas nouvelle pour la diplomatie algérienne. En juin dernier, un texte similaire avait été conclu avec l’Ouzbékistan pour les détenteurs de passeports diplomatiques, à l’occasion de la visite du chef de la diplomatie ouzbèke à Alger.

Une condition pratique s’ajoute néanmoins : les passages doivent obligatoirement s’effectuer par les postes frontaliers habilités au transport international de voyageurs. Aucune entrée par un autre point n’est couverte par le texte.

Une limite de 90 jours sur une fenêtre glissante de six mois

La liberté de mouvement ainsi accordée reste encadrée dans le temps. Le séjour sans visa ne peut excéder 90 jours cumulés à l’intérieur d’une période de 180 jours, le décompte débutant au jour de la première entrée sur le territoire.

Au-delà de ce plafond, le titulaire du passeport doit rentrer dans le rang et solliciter un visa selon la réglementation en vigueur du pays hôte. Ce format de comptabilisation, devenu un standard international, avait déjà été retenu par Ankara lorsque la Turquie a ouvert ses frontières sans visa à plusieurs catégories d’Algériens durant l’été 2026.

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Les diplomates en poste et leurs proches également couverts

Le bénéfice de la mesure s’étend aux agents accrédités auprès d’une représentation diplomatique permanente, d’un poste consulaire ou d’une organisation internationale installée dans l’un des deux pays. Leur famille en profite aussi, à condition de disposer elle-même d’un titre de voyage diplomatique ou de mission valide.

Pour ces personnels, l’exemption couvre toute la durée de leur affectation, sans plafond de 90 jours. Entrée, transit, résidence et départ s’effectuent librement, aussi longtemps que la mission se poursuit.

Les bénéficiaires demeurent toutefois tenus de respecter la législation locale, en particulier les règles nationales encadrant la circulation et le séjour des étrangers. Chaque partie s’engage par ailleurs à signaler à l’autre, par voie diplomatique, toute modification de ces textes.

Alger et Yaoundé conservent la maîtrise de leurs frontières

Aucune des deux capitales ne renonce à sa souveraineté. Le refus d’accès reste possible face à une personne jugée indésirable, tout comme la réduction de la durée de son séjour. Une clause de sauvegarde classique dans ce type de convention bilatérale.

Mieux : l’application du texte peut être gelée, en tout ou partie, pour des motifs liés à l’intérêt national, à la sécurité, à l’ordre public ou encore à la santé publique. La suspension prend effet 72 heures après réception de la notification écrite, mais elle ne pénalise pas les voyageurs déjà présents sur place. Ce souci de garder la main se retrouvait aussi dans l’accord signé entre l’Algérie et la Belgique sur les visas et la réadmission, au printemps 2026.

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